18 mai 2012
Source: 24 heures / (ap/Newsnet)
Le conseiller d'Etat vaudois adresse une sévère critique aux réseaux de soin, mis en votation le 17 juin prochain.
Le futur président du conseil d'Etat vaudois et ex-candidat au Conseil fédéral Pierre-Yves Maillard tire à boulets rouges contre la révision de la loi sur l'assurance maladie, soumise à votation le 17 juin prochain. Pour le ministre socialiste de la santé, le projet est "mauvais" et pénalise les malades chroniques.
"La loi ne donne aucune garantie que les patients souffrant de maladies chroniques, c'est-à-dire ceux qui coûtent cher, iront dans les réseaux", déclare Pierre-Yves Maillard dans un entretien publié mercredi par Le Temps. A ses yeux, tout porte au contraire à croire que ces assurés ne rejoindront pas les futurs réseaux.
Ils seront pénalisés pour cela et devront participer encore davantage à leurs frais de guérison, relève l'ancien président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé publique.
Pour le socialiste, les réseaux existants ne s'adressent pas aux diabétiques, aux sidéens, aux patients atteints de sclérose en plaque ou aux malades souffrant d'insuffisance cardiaque chronique.
17 mai 2012

Basée à Renens (Vaud), l'association Arc-en-Ciel vient en aide aux personnes vivant avec le VIH/sida en proposant un soutien social et psychologique, ainsi que des services gratuits, tels que repas, transports, vêtements et activités récréatives.
Pour s'occuper des prises en charge des bénéficiaires adultes et de l'animation socio-culturelle, Arc-en-ciel recherche
un ou une travailleur-travailleuse social-e à 60%
L'association propose de rejoindre une petite équipe (4 permanents et une trentaine de bénévoles), de partager une ambiance de travail conviviale et de participer à la vie communautaire.
16 mai 2012
Un comité d'experts indépendants a recommandé mardi à l'agence américaine des médicaments (FDA) d'autoriser pour la première fois la vente libre d'un test de dépistage du sida sans aucune supervision médicale.
Les 17 experts ont estimé à l'unanimité que les bienfaits de ce test, OraQuick In-Home HIV, surpassaient le risque de voir apparaître des faux positifs ou des faux négatifs. Ils ont aussi été unanimes pour juger ce test sûr et efficace.
La FDA (Food and Drug Administration) n'est pas tenue de suivre les recommandations de ces experts mais elle les suit le plus souvent.
Un essai clinique mené par le fabricant, le laboratoire américain OraSure Technologies, a montré que le test permettait de détecter avec succès une contamination par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) dans 93% des cas, soit légèrement au-dessous du seuil de 95% recommandé par la FDA.
Selon les experts de la FDA, ce test devrait ainsi manquer quelque 3.800 cas de sujets séropositifs par an. En revanche le test a été exact à 99% pour indiquer qu'une personne n'était pas contaminée.
Selon les membres du comité, le test devrait jouer un rôle important pour ralentir la propagation du VIH.
Mais selon des documents publiés sur le site internet de la FDA avant la réunion du comité, des experts de l'agence avaient exprimé des inquiétudes quant à la fiabilité du test, un tampon buccal qui au contact de la salive produit des résultats en 20 minutes.
Selon les autorités sanitaires américaines, 20%, soit environ 240.000 personnes sur les 1,2 million qui sont contaminées par le VIH aux Etats-Unis, ignorent qu'elles sont séropositives.
Et un test régulier est le moyen le plus efficace de freiner le nombre des nouvelles infections, qui est d'environ 50.000 par an depuis 20 ans.
La semaine dernière, un autre comité d'experts indépendants avait recommandé à la FDA la mise sur le marché du Truvada, premier traitement préventif contre une infection par le virus du sida chez des groupes de personnes séronégatives à risque.
15 mai 2012

Source: Par Andrea Ornelas, swissinfo.ch
Alors que l'on célèbre justement le 40e anniversaire de la taxe controversée sur les transactions financières proposée par le Prix Nobel James Tobin, Paris annonce un projet analogue. L'idée pourrait constituer un «suicide politique» pour la France, mais un gain pour la Suisse.
Des experts du ministère suisse des Finances, de l'Association suisse des banquiers, de l'Institut de hautes études internationales et du développement de Genève et de la Déclaration de Berne analysent pour swissinfo.ch les vertus et les défauts de cette taxe contre la spéculation.
Adversaire irréductible de cette taxe il y a une dizaine d'années encore, le président français Nicolas Sarkozy se présente aujourd'hui comme son défenseur, avec une ardeur digne des organisations non gouvernementales (ONG). Il a en outre obtenu l'appui de la chancelière allemande Angela Merkel, qui préférerait cependant la voir appliquée dans toute l'Union européenne (UE).
En 1972, son créateur, l'économiste américain James Tobin, dénonçait «l'urgente nécessité d'introduire un grain de sable dans les mécanismes de la spéculation financière».
En 2012, différents experts suisses s'accordent sur le fait que le succès de cette taxe est lié à la règle extrême du «tout ou rien». Ce qui revient à dire que si son application n'est pas globale, elle peut créer davantage de dommages que de bénéfices.
14 mai 2012
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Le Groupe sida Genève s'engage aux côtés de Coalition PLUS pour la semaine d'action mondiale en faveur de la Taxe Robin des Bois, du 15 au 22 mai 2012.
Du 15 au 22 mai 2012, a lieu la semaine d'action mondiale en faveur de la Taxe Robin des Bois.
La Taxe Robin des Bois est une taxe minuscule sur la spéculation financière, très simple à mettre en oeuvre, qui lèverait des milliards de dollars pour la santé et la lutte contre le VIH/sida dans le monde.
Coalition PLUS rappelle qu'en prélevant une taxe de 0,05 % sur les transactions bancaires spéculatives, des centaines de milliards de dollars seraient générés chaque année. Rien qu'en taxant les seules banques qui spéculent sur le cours de l'euro, on récolterait 15 milliards de dollars par an - de quoi financer 100 % des programmes sanitaires du Sud qui attendent d'urgence une aide extérieure.
Regardez la vidéo explicative, signez la pétition en ligne pour la Taxe Robin des Bois et rejoignez le mouvement sur Facebook:
En savoir plus...
Un comité d'experts a recommandé jeudi à l'Agence américaine des médicaments (FDA) la mise sur le marché du Truvada, premier traitement préventif contre le sida, malgré les craintes de certaines associations qu'il n'entraîne des comportements sexuels plus risqués.
La FDA n'est pas tenue de suivre les recommandations de ce comité, mais elle les entérine le plus souvent. Sa décision interviendra d'ici le 15 juin, a précisé un porte-parole.
Par une large majorité, les 22 experts se sont prononcés en faveur de la commercialisation du Truvada produit par le laboratoire américain Gilead Sciences.
Le vote comprenait trois sous-questions. Par 19 voix contre 3, les experts ont ainsi recommandé d'autoriser le traitement préventif pour les hommes homosexuels séronégatifs. Par 19 voix contre 2 et une abstention, pour la vente du Truvada aux couples hétérosexuels dont l'un des partenaires est séropositif. Enfin, par 12 voix contre 8 et 2 abstentions, ils se sont prononcés pour la commercialisation aux «autres individus risquant d'être infectés en raison de leurs activités sexuelles».
13 mai 2012

FLICK'R/mangpages
Source: L'Express, Anouk Rijpma, publié le 24/04/2012 à 19:33
Le cap de la prescription d'héroïne médicalisée pour soigner les toxicomanes est loin d'être franchi en France. Pourtant, un nouveau rapport de l'Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies, paru la semaine dernière, vient confirmer l'efficacité de ce type de thérapie.
Pionnière en la matière, la confédération helvétique autorise les premiers traitements par injection d'héroïne sous supervision médicale, en 1994. A noter que ces programmes étaient d'ores et déjà existants aux Etats-Unis depuis le début du XXème siècle. A une différence près: ils étaient dénués de tout encadrement médical.
La prolifération du virus du sida, sur fond de hausse croissante d'héroïne à l'échelle nationale, explique le changement de paradigme opéré par les autorités suisses dans les années 1990. Alors une nouvelle politique globale s'installe. Elle vise à prévenir voire à limiter les dommages causés par la prise de drogues dures.
Le traitement présente des avantages réels tels, qu'il est autorisé par référendum, voté aux deux tiers par la population helvétique en 1999. Seul le parti conservateur et souverainiste - l'Union Démocratique du Centre - juge l'initiative trop chère et peu incitative au renoncement de la prise de drogues.
11 mai 2012
Dialogai organise un atelier en petit groupe et propose d'aller à la découverte des ressources personnelles de chacun. Des techniques créatives accompagneront dans cette exploration pour mieux se connaître et s'affirmer davantage au quotidien.
élaboré et animé par
Olivia Benyoussef
psychologue et psychodramatiste
nombre limité à 8 participaints
inscriptions olivia@dialogai.org
022 906 40 40
Un lundi sur deux à partir du 21 mai 2012 de 19h00 à 22h00
Prix des 4 soirées: CHF 240 (une situation particulière sera prise en compte)
10 mai 2012
Source: Le Monde
Seize prostituées grecques et étrangères chez qui la séropositivité au VIH a été diagnostiquée après des contrôles sanitaires inopinés ont été placées en détention provisoire, vendredi 4 mai, pour "tentatives de lésions corporelles graves", dans une affaire qui défraie la chronique en Grèce, où ce chef d'inculpation relève des crimes.
Les femmes, treize Grecques, deux Bulgares et une Russe, âgées d'une vingtaine à une trentaine d'années, avaient été arrêtées à l'issue de contrôles dans les maisons closes et lieux de prostitution de la capitale grecque. Cette inspection avait été lancée après la découverte à la fin d'avril du cas d'une jeune prostituée russe séropositive de 22 ans, également écrouée la semaine dernière.
9 mai 2012
L'association Warning a mis en ligne il y a quelques semaines le premier site d'information sur le dépistage du VIH, et plus particulièrement les autotests et leur actualité. Quels sont les objectifs de ce site baptisé www.autotestvih.info ? Nicolas Charpentier, militant de Warning, qui en assure l'animation répond à Seronet.
Au regard de la complexité de la prévention, de la réduction des risques, de leurs enjeux... il peut paraître surprenant de créer un site d'information et de débat sur un sujet unique comme les autotests. Pourquoi avez-vous fait ce choix ?
Bien entendu, il ne s'agit pas de rompre avec l'enjeu que représente la prévention combinée. La question du dépistage, au plus proche de la réalité de chacun, ne peut se dissocier des connaissances que chacun a de l'épidémie et de l'infection à VIH, de la palette d'outils à disposition pour réduire les risques et là je pense au gel, aux préservatifs masculins comme féminins, aux gants, au traitement d'urgence, au TASP ou traitement VIH comme prévention quand il est pris par les personnes séropositives ou encore la recherche sur la Prep pour les séronégatifs. L'autotest VIH n'est jamais qu'une manière de proposer le dépistage du VIH. Sa caractéristique étant l'usage autonome des tests eux-mêmes et donc leur lecture ou interprétation. Alors pourquoi un site uniquement sur les autotests ? Parce qu'il ne s'agit pas ici de défendre la place du dépistage dans la prévention combinée, mais plutôt de questionner la place de l'autotest dans les stratégies de dépistages. Aujourd'hui, personne ne remettrait en question l'usage des autotests de grossesse (enfin si, mais il s'agit des mêmes qui remettent en question la contraception, l'avortement, etc.) et pourtant il est extrêmement difficile d'établir une discussion sur le fait de faire soi-même son test du VIH. A l'heure où le dépistage est le maillon essentiel de la stratégie de prévention, où que nous soyons sur le globe, il n'est plus acceptable de se voir opposer une fin de non recevoir sur la question de l'introduction des autotests dans la lutte contre le sida alors que les personnes concernées s'en soucient déjà et que le monde de la recherche planche sur la question. Il nous semblait nécessaire de rendre publique le débat, de l'ouvrir pour chacun et chacune, d'informer sur l'état des connaissances et de la recherche. Faisons aussi un parallèle assez simple, certains couples séro-différents n'ont pas attendus la recherche sur la Prep pour l'expérimenter, certaines personnes ayant un accès difficile et contraint au dépistage n'ont pas attendu la recherche sur les autotests pour en commander sur Internet.






