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Fil Rouge

17 avril 2018

Pauvre en Suisse : la double peine

Source : Les Echos

La Confédération helvétique, l'un des pays les plus riches du monde, a pourtant plus de 20 % de sa population qui ne peut pas faire face à un imprévu. Enquête sur un tabou en passe d'être levé.

drapeau suisse.pngJuliette et Pierre passaient de bonnes vacances quand le drame a frappé : Pierre est décédé, entraînant la famille dans le cercle vicieux de la précarisation. Sans réserves financières, devant assurer le coût de l'enterrement, ses enfants s'étant vu refuser une bourse pour leurs études, Juliette n'a pas été en mesure de payer son loyer. La menace d'expulsion est rapidement tombée dans sa boîte aux lettres. Et Juliette a dû frapper à la porte de l'association caritative Caritas.

Laurence habite Neuchâtel. Pendant longtemps, la vie pour elle « n'était qu'insouciance financière, Mercedes et Louis Vuitton ». Perte d'emploi, chômage, fin de droits... Aujourd'hui, cette femme digne doit vivre avec 2.000 francs par mois, dans un pays où le coût de la vie compte parmi les plus élevés au monde, et où le salaire minimum légal tourne autour de 4.000 francs bruts par mois (3.400 euros) pour 42 heures hebdomadaires.

En Suisse, le salaire médian brut était en 2014 de 6.427 francs (5.487 euros) : 5.907,00 francs pour les femmes, 6.751 pour les hommes. Selon le site Numbeo.com, l'indice de coût de la vie est de 131,39 en Suisse, contre 83,86 en France. Un petit tour du côté d'un supermarché donne aussi le tournis. A la Coop, l'une des principales chaînes suisses, un kilo d'entrecôte de boeuf coûte 74,50 francs, une baguette 2,80 francs, un litre de lait 2,30 francs, six oeufs bio 4,95 francs. En pharmacie, un tube de 60 g de gel Voltaren se vend 13,50 francs. Les médicaments dans ce pays qui abrite plusieurs géants de la pharma coûtent le double voire le triple qu'en France.

Les poursuites s'accumulent, Laurence est en faillite personnelle. A soixante et un ans, elle attend de pouvoir enfin toucher sa retraite « pour que ça aille mieux et que je puisse enfin quitter ce statut d'exilée de la vie sociale ».

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Conchita Wurst révèle sa séropositivité pour mettre un terme au chantage d'un ex petit-ami

conchita wurst.pngSource : Huffington Post

Conchita Wurst, la diva à barbe autrichienne qui avait remporté en 2014 le concours de l'Eurovision, a révélé dans le nuit de dimanche à lundi 16 avril être séropositive au HIV, disant vouloir mettre fin à un chantage et lutter contre la "stigmatisation" des personnes porteuses du VIH.

"Le jour est venu de me libérer pour le reste de ma vie d'une épée de Damoclès: je suis positif au VIH", explique la chanteuse travestie barbue âgée de 29 ans sur sa page Instagram.

"Cela n'a pas d'intérêt pour l'opinion publique mais un ex-ami me menace de révéler publiquement cette information personnelle, or je ne donne à personne le droit de chercher à me faire peur et à influencer ma vie ainsi", ajoute-t-elle.

Conchita Wurst, devenue depuis son sacre à l'Eurovision une icône et une ambassadrice de la cause homosexuelle dans le monde, a ajouté "espérer donner du courage et faire un nouveau geste contre la stigmatisation des gens" porteurs du HIV.

Tom Neuwirth - son nom à la ville - a précisé que sa famille connaissait "depuis le premier jour" sa séropositivité, et en avoir aussi informé le reste de son entourage.

"Je suis en bonne santé et je suis plus fort, plus motivé et plus libéré que jamais", a assuré la diva, qui a précisé que le VIH dans son organisme était "depuis de nombreuses années et sans interruption sous le seuil de détection".

10 avril 2018

VIH : l'épidémie continue de progresser partout en Europe

Source: Pourquoi Docteur

Vignette de uploded_istock-665490586-1523198035.jpgPlus d'un million d'Européens vivent aujourd'hui avec le virus du sida. L'épidémie progresse toujours.

En 2016, plus 57 000 nouveau cas de VIH ont été dépistés en Europe, selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Pas moins de 1 115 000 patients européens souffrent actuellement du virus, Russie non comprise. La moyenne atteint 7,7 cas pour 100 000 habitants.

L'épidémie continue de progresser, notamment en Europe orientale où ont été dépistés 80% des nouveaux cas de VIH.

La transmission du virus augmente chez les personnes hétérosexuelles dans la partie orientale, tandis que la transmission du virus augmente chez les hommes ayant des rapports homosexuels en Europe de l'Ouest. L'injection de drogues a provoqué un tiers des nouvelles infections dans les pays d'Europe orientale.

"En moyenne, il faut trois ans entre le moment où une personne est infectée et celui où le diagnostic est posé, ce qui est beaucoup trop long", plaide le docteur Andrea Ammon, directrice du centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).En Europe de l'Est, 1 personne infectée sur 3 ne connaît pas son statut VIH, contre 1 sur 7 dans le reste de l'Europe.

Sur les 150 000 personnes atteintes du sida en France, 25 000 ignorent qu'elles sont séropositives. En 2016, le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité VIH est estimé à environ 6 000, selon l'INVS. La catégorie des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes est toujours la plus touchée.

Selon un sondage Ifop-Bilendi* publié mercredi 21 mars à l'occasion du Sidaction, 26 % des Français âgés de 15 à 24 ans pensent à tort qu'il existe des médicaments pour guérir du sida (13% de plus qu'en 2009), 21% qu'un vaccin peut empêcher la transmission du virus et 32% qu'ils ont moins de risques que les autres d'être contaminés.

Ecoutez « Quand la création raconte le sida », une série documentaire radio sur la création artistique autour du VIH/sida

Source: Hornet

theo-hugo-dans-le-meme-bateau-1000x500.jpgDans la ligne de son livre Les années sida à l'écran (ErosOnyx), Didier Roth-Bettoni livre une série documentaire radio intitulée Quand la création raconte le sida.

Ces quatre émissions exceptionnelles d'une heure chacune sont diffusées sur France Culture du 9 au 12 avril. Elles seront disponibles ensuite en podcast.

Didier Roth-Bettoni, également auteur de L'homosexualité au cinéma (La Musardine), a interviewé Robin Campillo, Elisabeth Lebovici, Christophe Martet et beaucoup d'autres. Ces entretiens s'accompagnent d'extraits de films ou d'archives passionnantes: on peut ainsi entendre les voix de Hervé Guibert, Jean-Luc Lagarce, Nan Goldin, Guillaume Dustan ou Cyril Collard.

On retrouve ici une partie des thèmes abordés dans Les années sida à l'écran, à savoir la représentation de l'épidémie par les artistes, mais en élargissant aux autres disciplines, le théâtre, la photographie, la littérature, la danse -- les danseurs ont été particulièrement touchés, avance notamment Elisabeth Lebovici, autrice de Ce que le sida m'a fait (JRP Ringier), et à la manière dont le sida a aussi avant tout impacté les artistes eux-mêmes et leur corps.

Un travail qui a bien sûr un intérêt mémoriel: « Quand on aura disparu il y aura encore un pan de l'histoire, et de leur histoire [celles des morts] qui s'en ira. », glisse d'ailleurs l'un des intervenants dans le quatrième épisode. « Ce ne sont pas des mémoires figées », complète Didier Roth-Bettoni, joint par téléphone. « Pour tous mes interlocuteurs, ces mémoires ne sont pas fermées, et sont porteuses d'avenir. »

« Et il s'agit aussi de redonner la parole à ou d'évoquer des artistes dont on parle peu. Les romans de Christophe Bourdin [auteur du roman autobiographique Le fil], par exemple, ne sont plus édités ou lus », ajoute-t-il.

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9 avril 2018

Starman 2018

Source: Dr Gay

Durant tout le mois de mai, les hommes qui ont des relations avec des hommes pourront faire un dépistage de la syphilis, gonorrhée et chlamydia dans les centres participants ou lors des actions de dépistage mobiles. Le tout pour 30 frs !

starman18.jpg

3 avril 2018

A vos agendas!

Le Groupe sida Genève a le plaisir de vous inviter à la table ronde

« Brevets et accès universel à la santé : sont-ils compatibles ? »

Mardi 8 mai 2018
dès 19h30 dans nos locaux

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L'appli Grindr accusée d'avoir partagé des données privées

Source: Le Temps

Grindr2018.jpgAccusée d'«avoir trahi la communauté LGBT», l'application de rencontres homosexuelles a notamment laissé des entreprises tierces accéder au statut VIH de ses utilisateurs. Grindr a présenté des excuses à ses utilisateurs

La célèbre application de rencontres homosexuelles Grindr a été critiquée lundi pour avoir laissé des entreprises tierces accéder à des données privées de ses utilisateurs. «En tant qu'entreprise au service de la communauté LGBTQ (lesbiennes, gay, bi, trans et «queer»), nous comprenons à quel point la révélation d'un statut VIH peut être un sujet sensible», a écrit Scott Chen, un des responsables de Grindr, dans un texte diffusé sur la plateforme Tumblr, reconnaissant que cela pouvait susciter des «inquiétudes».

«Notre but a toujours été de promouvoir la santé et la sécurité de nos utilisateurs», poursuit-il, confirmant que Grindr «travaille» avec des entreprises comme Apptimize ou Localytics, chargées de tester l'application et qui à ce titre, reçoivent des données de Grindr. Celles-ci sont «soumises à des clauses contractuelles strictes» de confidentialité, assure encore Scott Chen, soulignant que les usagers peuvent choisir ou non d'indiquer sur leur profil leur statut VIH et que c'est donc à eux d'être vigilants.

Des personnes identifiables

Tout en affirmant limiter les données partagées au strict nécessaire, Grindr reconnaît que «parfois, ces données peuvent inclure des infos relatives à la localisation et au statut VIH, car ce sont des informations qui sont dans [l'application]».

Selon le site d'information Axios lundi, citant le chef de la sécurité de Grindr Bryce Case, l'application a cessé de partager le statut VIH des usagers avec des entreprises tierces. Selon un chercheur du cabinet norvégien SINTEF, dont le travail a été rapporté lundi par le site d'information BuzzFeed, toutes ces données partagées par Grindr rendent les personnes identifiables.

«Grindr n'a jamais vendu et ne vendra jamais d'informations personnelles identifiables - en particulier les données relatives au statut VIH ou à la dernière date de test - à des tierces parties ou à des annonceurs», se défend aussi Scott Chen.

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Les autotests du sida bientôt autorisés en Suisse?

Source: Le Temps

letemps2018.jpgLa Commission fédérale pour la santé sexuelle a décidé de recommander leur distribution. Ces dépistages à domicile pourraient être autorisés dès cet été

Les dépistages du sida à domicile, jusqu'ici interdits en Suisse, pourraient être autorisés dès cet été. La Commission fédérale pour la santé sexuelle a décidé de recommander leur distribution. Le dossier relève désormais de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), a indiqué dimanche sa porte-parole Katrin Holenstein, revenant sur une information des journaux Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag.

L'OFSP rendra sa décision sous deux à trois semaines. Ce sera ensuite à l'autorité de contrôle et d'autorisation des médicaments, Swissmedic, d'émettre une autorisation. Le test pourrait ainsi être disponible sur le marché dès cet été, ajoute la porte-parole.

La commission s'était jusqu'à présent refusée à donner son feu vert, au motif que les conditions de qualité de ces tests (diagnostic VIH, conseils et traitement) n'étaient pas remplies pour une maladie aussi grave. Ces doutes paraissent désormais levés.

Réduire les transmissions

Selon le président de la Commission, Marcel Tanner, les tests sont devenus fiables et l'expérience dans les autres pays s'est montrée positive. Il n'y a donc pas de raisons d'attendre plus longtemps. Les autorisations devraient avoir des effets positifs: «Plus il est simple pour quelqu'un de faire le test, plus de personnes infectées y auront accès et plus le risque de transmission se réduira», a-t-il déclaré.

Les tests ont été largement validés et sont techniquement bons, selon Marcel Tanner. Il est cependant important que cette méthode soit intégrée au système de soins en général, afin que les personnes concernées ne se retrouvent pas seules avec le résultat et sachent où obtenir de l'aide. Il faudra ainsi veiller à ce que l'emballage contienne des instructions claires et des informations en matière de service de conseil. L'Aide suisse contre le sida a déjà proposé ses services en ce sens.

Le dépistage à domicile permet de révéler une infection VIH en moins d'une demi-heure. Les partisans de cette méthode espèrent réduire le nombre de malades qui s'ignorent. Les opposants estiment que ce test devrait rester en mains de professionnels. La moindre erreur d'utilisation peut selon eux conduire à un résultat erroné.

Appel à la démédicalisation pour un monde sans sida

Source: demedicalisons.org

cropped-Logo-FINAL-1-270x270.pngÀ l'occasion de la Conférence Internationale Francophone VIH/Hépatites qui se tient à Bordeaux (AFRAVIH) du 4 au 7 avril 2018, nous, personnes séro-concernées, travailleurs communautaires, médecins, infirmier.ère.s, associatifs et activistes unis au sein de Coalition PLUS, lançons un appel à la levée immédiate des barrières à la démédicalisation du dépistage et de la prise en charge pour accélérer la riposte au VIH, dans une pleine complémentarité avec la prise en charge médicale classique. Sans un soutien fort des médecins, scientifiques et responsables institutionnels, la totale implication des communautaires dans la riposte peinera à être, enfin, largement opérationnalisée.

L'heure n'est plus à l'autosatisfaction sur nos progrès : chaque année près de deux millions de personnes contractent le VIH et près d'un million de personnes meurent de causes liées au sida (ONUSIDA, 2017). L'épidémie continue de faire rage, notamment parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, les travailleur.se.s du sexe et les usagers de drogues, pour lesquelles seul le travail acharné des communautaires a montré son efficacité à répondre à leurs besoins spécifiques, sans jugement. Aux côtés des médecins, en liaison avec le système de prise en charge médicale existant, les communautaires apportent une contribution complémentaire et indispensable.

Cet appel à la démédicalisation sollicite une conscience en action, des actes politiques et réglementaires ainsi que des moyens pour œuvrer concrètement aux 90-90-90. Cette stratégie a fait ses preuves dans le ciblage et l'atteinte des populations clés, la réduction de la crainte de la stigmatisation et l'amélioration des taux de rétention dans le soin.

Oui, la démédicalisation est le pari gagnant de notre lutte : délégation du dépistage rapide à des agents de santé communautaires des structures publiques et des associations communautaires, initiation du traitement ARV par les infirmier.e.s et distribution ARV par les agents de santé communautaires, mise à disposition des autotests et de la PrEP pour les populations les plus exposées au VIH, ou encore accès communautaire à la prescription de la charge virale et au traitement post exposition. Démédicaliser, c'est être au plus près des populations clés.

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29 mars 2018

15 affiches emblématiques de la lutte contre le sida

Toutes les 17 secondes en moyenne, une personne est infectée par le VIH dans le monde. À l'occasion du Sidaction 2018, le magazine Elle propose une sélection de 15 affiches qui ont marqué la lutte contre le VIH.

2009.jpgDécouvrez le diaporama ICI

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  • Le dernier commentaire a été posté le 18 mai 2016 par BANA ROSEE à propos de L'espérance de vie des patients souffrant du VIH augmenterait petit à petit
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Numéro 102 - France (hiver 2017).png

Depuis 17 années déjà Remaides est une revue pour les personnes touchées et leurs proches. Remaides apporte une information claire et précise sur les traitements du VIH et les hépatites comme sur toutes les difficultés (sociales, juridiques, professionnelles...) auxquelles chacun peut se trouver confronté dans sa vie quotidienne. A travers les témoignages de ses lecteurs Remaides est attaché à rendre visible la réalité intime de l'épidémie et à enrichir chacun de l'expérience des autres. Information et témoignages sont les outils que Remaides a toujours voulu mettre à la disposition de ses lecteurs au service de leur autonomie et de leur qualité de vie. Remaides est une revue francophone avec des comités de rédaction en France, Suisse et au Québec. Bonne lecture

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