contenu | table des matières | déclaration d'accessibilité

Fil Rouge

19 juin 2018

Communiqué de presse: le Groupe sida Genève salue l'autorisation des autotests VIH par Swissmedic

LOGO - GSG Coalition Plus.jpg

Les autotests permettant un dépistage rapide du VIH seront autorisés sur le marché suisse dès demain 19 juin 2018. Le Groupe sida Genève salue cette décision attendue depuis bien longtemps. Les personnes vivant en Suisse, comme leurs voisins français, italiens et autrichiens, auront dorénavant aussi accès aux autotests VIH.

Avec cette décision de Swissmedic, tous les autotests VIH certifiés CE pourront être commercialisés. Le Groupe sida Genève se félicite surtout que ces tests pourront être remis par les acteurs communautaires hors du cadre médicalisé.

Si le résultat d'un autotest devait être réactif, la personne doit impérativement s'adresser à un médecin. Un bilan complémentaire est nécessaire afin de confirmer l'infection par le VIH. Les personnes intéressées ou les usager(e) peuvent s'adresser à la ligne Infos Sida 0840 715 715 de façon confidentielle et anonyme, 7 jours sur 7, de 9h à 16h non-stop pour toutes les questions qu'ils pourraient avoir concernant les autotests VIH et leur utilisation.

L'autotest est une alternative discrète, efficace et très bien adaptée aux besoins des personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas s'adresser à un centre VCT, à un centre de santé sexuelle pour hommes ou gay (checkpoint), ou à un médecin ou un gynécologue pour effectuer un test ainsi qu'à ceux et celles qui se dépistent fréquemment, réduisant ainsi le nombre de visites nécessaires aux structures offrant le dépistage médicalisé. Les autotests fournissent en 15 à 20 minutes seulement un résultat.

La Suisse, comme bien d'autres pays, est à la traîne en ce qui concerne le dépistage, le plus grand écart avec les objectifs 90-90-90 se révélant être au niveau du taux de personnes qui n'ont pas encore reçu de diagnostic. On estime à presque 20% la part de la population vivant avec le VIH qui ne connaît pas encore son statut en Suisse.

L'objectif de l'ONUSIDA 90-90-90 veut que d'ici 2020, 90% des personnes séropositives connaissent leur statut sérologique ; 90% des personnes qui connaissent leur séropositivité reçoivent un traitement antirétroviral et que 90% des personnes sous traitement antirétroviral aient une charge virale indétectable. Atteindre ces objectifs permettrait alors d'envisager la fin de l'épidémie du sida à l'horizon 2030.

L'autotest est disponible depuis plusieurs années dans un certain nombre de pays dont l'Afrique du Sud, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Malawi et l'Autriche depuis le mois dernier. Le Groupe sida Genève demande l'autorisation des autotests depuis 2009 déjà. Connaître son statut le plus tôt possible permet une prise en charge rapide et donc de maintenir sa santé. De plus, une personne sous traitement efficace a une charge virale indétectable, ce qui rend la transmission du VIH impossible.


Contact médias : David Perrot. Directeur. +41 76 380 66 08, courriel : david.perrot@groupesida.ch

Fondé en 1987, le Groupe sida Genève est une association privée de lutte contre le sida, membre de l'Aide Suisse contre le Sida et de la Coalition Internationale sida PLUS. Financé par la République et canton de Genève ainsi que des fonds privés, notre mandat comprend la prévention de nouvelles infections, le soutien aux personnes touchées, la lutte contre les discriminations et la diffusion d'informations sur le VIH/sida, les hépatites virales et les autres infections sexuellement transmissibles (IST).

13 juin 2018

Du nouveau dans la saga du certificat de protection sur le Truvada.

Timeline prep-851x315-02-150dpi.jpgUne décision du Tribunal de Grande Instance de Paris invalide le certificat complémentaire de protection (CCP)[1] fondé sur le brevet européen[2] que le pharmaceutique Gilead détenait sur le Truvada et qui était venu à échéance le 25 juillet 2017. Le Truvada, jusqu'à récemment le traitement antirétroviral contre le VIH de 1ère ligne standard est actuellement le seul traitement autorisé pour la prophylaxie préexposition contre le VIH (PrEP) dans l'Union européenne.

On peut se demander quelle importance pourrait avoir une décision de la justice française au sujet d'un brevet qui n'est de toute manière plus applicable ?

Lire la suite…

4 juin 2018

Une personne séropositive sous traitement ne transmet pas le VIH - 10 ans après le Swiss statement

Hirschel image.pngDix ans après l'annonce suisse, ou Swiss statement, désormais mondialement connue et reprise par la campagne globale U=U, stipulant qu'une personne séropositive ne souffrant d'aucune autre maladie sexuellement transmissible et suivant un traitement antirétroviral efficace ne transmet pas le VIH par voie sexuelle, le Groupe sida Genève souhaite revenir sur les enjeux de l'époque avec cette interview du professeur Bernard Hirschel , un des membres de la Commission fédérale pour les problèmes liés au sida CFPS (aujourd'hui Commission fédérale sur la santé sexuelle CFSS) qui a accordé une interview en décembre 2007 au journal "Le Temps".

Une vérité qui dérange (1/3)

L'histoire d'Antoine, un homme vivant avec le VIH, poursuivi par la justice suisse alors que sa charge virale était indétectable mais avant la publication du Swiss statement, vous est présentée également ici, en trois parties.

Nous sommes en Suisse, le lundi 3 septembre 2007, à 10h le matin. Je range mes affaires et je quitte mon poste de travail. J'avais prévenu mon responsable hiérarchique et c'était gênant car il y avait beaucoup de travail à ce moment-là. J'avais indiqué que j'étais contraint de m'absenter pour des raisons personnelles, sans pouvoir en dire davantage. En fait j'étais convoqué au tribunal d'instance suite à une plainte m'accusant de « délit manqué de lésions corporelles graves » et de « délit manqué de propagation d'une maladie de l'homme ».


Lire la suite…

17 mai 2018

«Pouvoir être soi à tout âge»: campagne IDAHOT 2018 de la Ville de Genève

DdZTGliXcAI4fZT.jpg large.jpg

Source: association 360

Geneviève, Jacques, Marie-Claire, Claudette, Lynn et Jean-Pierre sont les visages de la nouvelle campagne contre l'homophobie et la transphobie 2018 de la Ville de Genève «Pouvoir être soi à tout âge» dont 360 est partenaire.

Pour la campagne 2018, le service Agenda 21 - Ville durable de la Ville de Genève a ainsi souhaité donner la parole aux personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans* et intersexes (LGBTI) de plus de 55 ans et ainsi sensibiliser le grand public et les professionnel-le-s qui travaillent auprès des aîné-e-s sur les enjeux spécifiques en lien avec cette population.

Du 9 au 30 mai, six portraits d'aîné-e-s LGBTI sont visibles dans les rues, les parcs et places de Genève. Âgées de 58 à 80 ans, ces personnes représentent, dans la singularité de leur parcours, la diversité des aîné-e-s LGBTI, la complexité de leurs besoins spécifiques, la multiplicité de leurs craintes vis-à-vis de la vieillesse, mais aussi leur engagement, leur dynamisme et leur amour de la vie.

Recueillis par l'association Cédille, leurs témoignages sont également à découvrir, tandis que des extraits sont reproduits sur des flyers au format carte postale distribués lors des différentes interventions prévues durant cette période. Comme chaque année, plusieurs activités participatives et de sensibilisation seront en effet proposées en complément de la campagne d'affichage, en partenariat avec les associations et d'autres institutions, et notamment les associations 360, Dialogai, 360° Fever et le projet Totem.

Nous vous invitons à découvrir toutes les actions sur le site : www.17mai-geneve.ch

4 mai 2018

La mort d'une personne atteinte du sida crée la polémique sur les listes noires

Groupe sida Genève - logo horizontal.jpg

Assurance maladie - La non prise en charge des frais de ceux qui ne paient pas leurs primes maladie est décriée sur les plans éthique et économique. Seules les prestations "relevant de la médecine d'urgence" sont couvertes pour les personnes figurant sur liste noire. Mais la notion d'urgence n'est pas clairement définie.

Mort du sida car il n'avait pas payé ses primes maladie. Ce drame révélé dimanche par la «SonntagsZeitung» crée la polémique autour des «listes noires» d'assurés mauvais payeurs dont les soins ne sont pas remboursés. Comme 33'500 Suisses, le quinquagénaire y figurait. Sa caisse a refusé de payer sa trithérapie. Ce n'est qu'une fois que son état s'est fortement dégradé qu'il a été pris en charge à l'hôpital de Coire (GR). Trop tard. Il est décédé l'an dernier. Son assurance, ÖKK, s'est réfugiée derrière la loi. Entré en vigueur en 2012, l'art. 64a alinéa 7 de la loi sur l'assurance-maladie (LAMal) permet aux cantons de tenir des registres d'assurés qui ne paient pas leurs primes malgré les poursuites. L'assureur suspend alors la prise en charge, sauf en cas «d'urgence». Le système est aujourd'hui décrié à la fois pour des raisons éthiques et d'efficacité.

Appel à changer la loi

«Une personne qui a besoin d'un traitement doit pouvoir y accéder quelle que soit sa situation», critique Sascha Moore Boffi, juriste au sein du Groupe sida Genève. L'Aide suisse contre le sida a connaissance de huit à dix cas de personnes séropositives avec des arriérés de primes qui ont des problèmes pour se faire rembourser leur traitement. «Mais il y en a probablement plus», précise le directeur, Daniel Seiler. L'organisation va écrire aux 246 parlementaires fédéraux d'ici à la session d'été pour les sensibiliser. «Il faut supprimer la possibilité de créer ces listes ou au moins que soit clarifié ce qu'on entend par situation d'urgence», exhorte Daniel Seiler.

[...]

Lire la suite sur le site du 24heures

30 avril 2018

Communiqué de presse - décès d'une personne séropositive suite au refus de rembourser de son assurance maladie

Vignette de LOGO - GSG Coalition Plus.jpg

Genève, le 29 avril 2018. Une personne vivant avec le VIH qui s'était vu refuser le remboursement de sa trithérapie vitale par son assureur pour cause d'arriérés de primes est décédé en fin d'année dernière dans le canton des Grisons. (SonntagsZeitung, dimanche, 29 avril 2018 Aidspatient stirbt - Kasse zahlte Therapie nicht).

Le Groupe sida Genève est choqué par cette tragédie parfaitement évitable et tient à exprimer toute sa sympathie à la famille et aux proches.

Il est parfaitement inadmissible qu'en 2018 en Suisse, une personne malade ou nécessitant un traitement pour une condition chronique grave puisse encore se voir refuser un traitement pourtant disponible et remboursé par l'assurance maladie. Il est encore plus scandaleux qu'on doive en arriver à ce qu'elle en meure.

Le droit à la santé et le droit d'accéder aux soins vitaux qui en découle sont des droits humains fondamentaux que la Suisse se doit de garantir. Ce décès est une conséquence directe de la volonté du législateur fédéral de refuser les soins aux soit-disant mauvais payeurs. Cette volonté a été concrétisée dans l'article 64a, al. 7 de la LAMal et est plus communément connu sous le nom de « listes noires ». Ces listes permettent aux médecins, hôpitaux, pharmacies et caisses maladies de refuser les soins à un assuré dont le nom se trouve sur la liste.

Si un assuré ne peut payer ses primes ou ses participations aux coûts, l'assureur le met en poursuite et peut l'annoncer au canton pour inclusion sur la liste des assurés avec des arriérés. Les prestataires de soins peuvent consulter la liste et refuser la prise en charge à l'exception des soins d'urgence. La définition de ce qu'est un soin d'urgence est laissé à l'appréciation des assureurs.

Près de 33'000 personnes en Suisse se trouvent aujourd'hui sur les listes dans 9 cantons. Pour l'heure,aucun canton romand n'a introduit pareil dispositif. De nombreux traitements en Suisse sont hors de portée des ressources financières de la plupart des assurés. Le traitement antirétroviral coûte en moyenne CHF 1'600 par mois aujourd'hui.

Le Groupe sida Genève rappelle que la prise régulière d'un antirétroviral est une condition absolument nécessaire à la survie des personnes séropositives. Toute rupture de traitement peut provoquer un renforcement du virus dans l'organisme, une baisse des défenses immunitaires, et l'apparition de maladies opportunistes liées au sida. Par ailleurs, l'interruption du traitement entraîne la perte de l'indétectabilité du virus qui peut donc de nouveau être transmis. Par ailleurs, toute interruption de traitement peut également causer une multiplication des résistances du virus aux antirétroviraux.

Nous sommes consternés et appelons à Monsieur le Conseiller fédéral Alain Berset ainsi qu'aux législateurs fédéraux à mettre fin à cette pratique indécente et honteuse et enfin permettre aux personnes souffrantes de maladies ou de conditions chroniques graves d'accéder à leur traitement quelle que soit leur situation économique.

Pour de plus amples informations :
Sascha Moore Boffi, Chargé de Plaidoyer
sascha.moore@groupesida.ch; +79 218 83 72

Pour en savoir plus à ce sujet, cliquez ici

Télécharger le fichier PDF: GSG-CdP-Listes_noirs_29.04.2018.pdf

17 avril 2018

Pauvre en Suisse : la double peine

Source : Les Echos

La Confédération helvétique, l'un des pays les plus riches du monde, a pourtant plus de 20 % de sa population qui ne peut pas faire face à un imprévu. Enquête sur un tabou en passe d'être levé.

drapeau suisse.pngJuliette et Pierre passaient de bonnes vacances quand le drame a frappé : Pierre est décédé, entraînant la famille dans le cercle vicieux de la précarisation. Sans réserves financières, devant assurer le coût de l'enterrement, ses enfants s'étant vu refuser une bourse pour leurs études, Juliette n'a pas été en mesure de payer son loyer. La menace d'expulsion est rapidement tombée dans sa boîte aux lettres. Et Juliette a dû frapper à la porte de l'association caritative Caritas.

Laurence habite Neuchâtel. Pendant longtemps, la vie pour elle « n'était qu'insouciance financière, Mercedes et Louis Vuitton ». Perte d'emploi, chômage, fin de droits... Aujourd'hui, cette femme digne doit vivre avec 2.000 francs par mois, dans un pays où le coût de la vie compte parmi les plus élevés au monde, et où le salaire minimum légal tourne autour de 4.000 francs bruts par mois (3.400 euros) pour 42 heures hebdomadaires.

En Suisse, le salaire médian brut était en 2014 de 6.427 francs (5.487 euros) : 5.907,00 francs pour les femmes, 6.751 pour les hommes. Selon le site Numbeo.com, l'indice de coût de la vie est de 131,39 en Suisse, contre 83,86 en France. Un petit tour du côté d'un supermarché donne aussi le tournis. A la Coop, l'une des principales chaînes suisses, un kilo d'entrecôte de boeuf coûte 74,50 francs, une baguette 2,80 francs, un litre de lait 2,30 francs, six oeufs bio 4,95 francs. En pharmacie, un tube de 60 g de gel Voltaren se vend 13,50 francs. Les médicaments dans ce pays qui abrite plusieurs géants de la pharma coûtent le double voire le triple qu'en France.

Les poursuites s'accumulent, Laurence est en faillite personnelle. A soixante et un ans, elle attend de pouvoir enfin toucher sa retraite « pour que ça aille mieux et que je puisse enfin quitter ce statut d'exilée de la vie sociale ».

Lire la suite...

Conchita Wurst révèle sa séropositivité pour mettre un terme au chantage d'un ex petit-ami

conchita wurst.pngSource : Huffington Post

Conchita Wurst, la diva à barbe autrichienne qui avait remporté en 2014 le concours de l'Eurovision, a révélé dans le nuit de dimanche à lundi 16 avril être séropositive au HIV, disant vouloir mettre fin à un chantage et lutter contre la "stigmatisation" des personnes porteuses du VIH.

"Le jour est venu de me libérer pour le reste de ma vie d'une épée de Damoclès: je suis positif au VIH", explique la chanteuse travestie barbue âgée de 29 ans sur sa page Instagram.

"Cela n'a pas d'intérêt pour l'opinion publique mais un ex-ami me menace de révéler publiquement cette information personnelle, or je ne donne à personne le droit de chercher à me faire peur et à influencer ma vie ainsi", ajoute-t-elle.

Conchita Wurst, devenue depuis son sacre à l'Eurovision une icône et une ambassadrice de la cause homosexuelle dans le monde, a ajouté "espérer donner du courage et faire un nouveau geste contre la stigmatisation des gens" porteurs du HIV.

Tom Neuwirth - son nom à la ville - a précisé que sa famille connaissait "depuis le premier jour" sa séropositivité, et en avoir aussi informé le reste de son entourage.

"Je suis en bonne santé et je suis plus fort, plus motivé et plus libéré que jamais", a assuré la diva, qui a précisé que le VIH dans son organisme était "depuis de nombreuses années et sans interruption sous le seuil de détection".

10 avril 2018

VIH : l'épidémie continue de progresser partout en Europe

Source: Pourquoi Docteur

Vignette de uploded_istock-665490586-1523198035.jpgPlus d'un million d'Européens vivent aujourd'hui avec le virus du sida. L'épidémie progresse toujours.

En 2016, plus 57 000 nouveau cas de VIH ont été dépistés en Europe, selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Pas moins de 1 115 000 patients européens souffrent actuellement du virus, Russie non comprise. La moyenne atteint 7,7 cas pour 100 000 habitants.

L'épidémie continue de progresser, notamment en Europe orientale où ont été dépistés 80% des nouveaux cas de VIH.

La transmission du virus augmente chez les personnes hétérosexuelles dans la partie orientale, tandis que la transmission du virus augmente chez les hommes ayant des rapports homosexuels en Europe de l'Ouest. L'injection de drogues a provoqué un tiers des nouvelles infections dans les pays d'Europe orientale.

"En moyenne, il faut trois ans entre le moment où une personne est infectée et celui où le diagnostic est posé, ce qui est beaucoup trop long", plaide le docteur Andrea Ammon, directrice du centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).En Europe de l'Est, 1 personne infectée sur 3 ne connaît pas son statut VIH, contre 1 sur 7 dans le reste de l'Europe.

Sur les 150 000 personnes atteintes du sida en France, 25 000 ignorent qu'elles sont séropositives. En 2016, le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité VIH est estimé à environ 6 000, selon l'INVS. La catégorie des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes est toujours la plus touchée.

Selon un sondage Ifop-Bilendi* publié mercredi 21 mars à l'occasion du Sidaction, 26 % des Français âgés de 15 à 24 ans pensent à tort qu'il existe des médicaments pour guérir du sida (13% de plus qu'en 2009), 21% qu'un vaccin peut empêcher la transmission du virus et 32% qu'ils ont moins de risques que les autres d'être contaminés.

Ecoutez « Quand la création raconte le sida », une série documentaire radio sur la création artistique autour du VIH/sida

Source: Hornet

theo-hugo-dans-le-meme-bateau-1000x500.jpgDans la ligne de son livre Les années sida à l'écran (ErosOnyx), Didier Roth-Bettoni livre une série documentaire radio intitulée Quand la création raconte le sida.

Ces quatre émissions exceptionnelles d'une heure chacune sont diffusées sur France Culture du 9 au 12 avril. Elles seront disponibles ensuite en podcast.

Didier Roth-Bettoni, également auteur de L'homosexualité au cinéma (La Musardine), a interviewé Robin Campillo, Elisabeth Lebovici, Christophe Martet et beaucoup d'autres. Ces entretiens s'accompagnent d'extraits de films ou d'archives passionnantes: on peut ainsi entendre les voix de Hervé Guibert, Jean-Luc Lagarce, Nan Goldin, Guillaume Dustan ou Cyril Collard.

On retrouve ici une partie des thèmes abordés dans Les années sida à l'écran, à savoir la représentation de l'épidémie par les artistes, mais en élargissant aux autres disciplines, le théâtre, la photographie, la littérature, la danse -- les danseurs ont été particulièrement touchés, avance notamment Elisabeth Lebovici, autrice de Ce que le sida m'a fait (JRP Ringier), et à la manière dont le sida a aussi avant tout impacté les artistes eux-mêmes et leur corps.

Un travail qui a bien sûr un intérêt mémoriel: « Quand on aura disparu il y aura encore un pan de l'histoire, et de leur histoire [celles des morts] qui s'en ira. », glisse d'ailleurs l'un des intervenants dans le quatrième épisode. « Ce ne sont pas des mémoires figées », complète Didier Roth-Bettoni, joint par téléphone. « Pour tous mes interlocuteurs, ces mémoires ne sont pas fermées, et sont porteuses d'avenir. »

« Et il s'agit aussi de redonner la parole à ou d'évoquer des artistes dont on parle peu. Les romans de Christophe Bourdin [auteur du roman autobiographique Le fil], par exemple, ne sont plus édités ou lus », ajoute-t-il.

Lire la suite…

Billets plus anciens

Derniers commentaires

  • Le dernier commentaire a été posté le 18 mai 2016 par BANA ROSEE à propos de L'espérance de vie des patients souffrant du VIH augmenterait petit à petit
  • Lire les autres...








A chacun son Remaides !

Numéro 102 - France (hiver 2017).png

Depuis 17 années déjà Remaides est une revue pour les personnes touchées et leurs proches. Remaides apporte une information claire et précise sur les traitements du VIH et les hépatites comme sur toutes les difficultés (sociales, juridiques, professionnelles...) auxquelles chacun peut se trouver confronté dans sa vie quotidienne. A travers les témoignages de ses lecteurs Remaides est attaché à rendre visible la réalité intime de l'épidémie et à enrichir chacun de l'expérience des autres. Information et témoignages sont les outils que Remaides a toujours voulu mettre à la disposition de ses lecteurs au service de leur autonomie et de leur qualité de vie. Remaides est une revue francophone avec des comités de rédaction en France, Suisse et au Québec. Bonne lecture

Vous souhaitez participer au Fil rouge ?

carburant2.jpg

Rien de plus facile !

1/ D'abord restez en lien avec le Fil rouge et abonnez-vous au flux RSS.
2/ Un billet vous a révolté ou au contraire vous soutenez une idée retrouvée sur ce blog : dites le à tous et postez un commentaire.
3/ Vous voulez partager un moment de votre vie, envoyez votre témoignage à filrouge@groupesida.ch.


© 2008-2018 Groupe sida Genève | v1.0 | Flux RSS | Impressum