29 juillet 2010

Oumar, membre de l'équipe du Groupe sida Genève, était présent à Vienne pour la Conférence mondiale sur le sida. Il nous dépeint ci-dessous la semaine telle qu'il l'a vécu et ressenti.
La capitale autrichienne (Autriche: 0,2% des adultes sont séropositifs, soit 9000 personnes) a certainement retrouvé son calme. Imaginez en espace d'une semaine: cette paisible capitale s'est retrouvée avec plus de 22'000 guets venus du monde entier. Le plus impressionnant était la forte représentation des pays du Sud, particulièrement d'Afrique Subsaharienne. Certains diront qu'ils ont 22 millions bonnes raisons d'y être représentés. D'ailleurs, c'est une des raisons qui a motivé ma réflexion du jour sur le thème de l'accession aux traitements antirétroviraux et son organisation dans les pays en développement. J'ai cru comprendre que la participation des Personnes Vivant Avec le VIH sida et d'autres personnes des délégations du Sud était financée en partie par la cotisation des pays développés. Une sorte de la taxe Tobin ou «Robin» appliquée avant l'heure aux délégations du Nord.
Un des maîtres mots de la conférence a été: test and treat. Si je me base sur les retours que j'ai eu sur le sort des hommes ayant du sexe avec d'autres hommes (HSH) et des travailleurs du sexe en Afrique Subsaharienne, les autorités politiques des ces pays sont en train de rater le coche concernant l'accès universel aux traitements. Les comportements étatiques qui rendent illégaux l'homosexualité et le travail du sexe font que ces derniers sont discriminés dans l'accès au traitement et sont en permanence harcelés par le pouvoir judiciaire. Sur le plan épidémiologie, il a été démontré que c'est dans ces minorités qu'on trouve le plus grand taux de prévalence. Madame Justin Nnakaite Bukenya de l'Ouganda disait que dans son pays, le taux de prévalence est de 6% pour le tout public et de 25% chez les travailleurs du sexe. Je pourrai encore donner l'exemple du Sénégal ou le taux de prévalence est de moins de 1% tout public et de 22% chez les HSH. En matière de santé publique et d'objectifs pour le nouveau millénaire (décrétés par ONU), c'est une vraie catastrophe.
Toujours dans le cadre de la Conférence mondiale sur le sida à Vienne, Deborah Glejser, porte-parole du Groupe sida Genève, a répondu aux questions du quotidien français La Croix. L'article a abordé principalement les questions de libre-circulation des personnes séropositives.
Yves Calmette travaille dans l'association Acon (AIDS Council of New South Wales) basée à Sydney. La deuxième agglomération australienne a la particularité d'avoir une des communautés LGBT les plus importantes au monde, mais également une communauté gay où le taux de prévalence est stable depuis plus de 11 ans. Yves nous présente le travail au sein de son association et donne également quelques clés explicatives de ce succès.
Partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4
28 juillet 2010
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A la suite de la Conférence de Vienne, le journal Le Courrier s'est intéressé à ce que Le Groupe sida Genève avait ramené dans ses valises. Le kit juridique, la taxe Robin, la pénalisation et la situation dans les pays de l'Est sont abordés dans cet article.
A l'occasion de la Conférence mondiale sur le sida à Vienne, Michèle Meyer, militante active de l'association Lhive, a décidé de proposer de manière provocatrice un service de location de personnes séropositives. Fil Rouge l'a interviewé pour mieux comprendre les raisons de cette action et les réactions des gens.
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Partie 3
Plus d'informations sur la page facebook de cette action...





