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Fil Rouge

23 août 2016

Togo : séropositives et stigmatisées

Source: BBC Afrique

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Des Togolaises porteuses du VIH-sida ont dénoncé dimanche, lors d'une marche pacifique, à Lomé, à l'occasion de la Journée internationale de la femme africaine, leur stigmatisation et l'hostilité dont elles sont victimes.

Au cours de cette journée, ces femmes ont également invité la population à un changement de mentalité sur leur situation.

Blandine Abé, une séropositive togolaise, a été chassée par sa famille. Elle affirme être confrontée à plusieurs difficultés.

"Moi, j'ai été chassée de la maison. Mais je continue de croire que Dieu n'a pas encore dit son dernier mot sur ma vie... Ma vie, je la mène hors de la maison, je me lave dehors, on m'a privée d'électricité et je ne suis plus autorisée à accéder aux toilettes de la maison", a déclaré Blandine Abé à la BBC.

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VIH: les traitements "de rattrapage" restent hors de prix

Source: Seronet

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Les médicaments "de troisième ligne" coûtent 18 fois plus cher que ceux utilisés en première intention. La concurrence des producteurs de génériques a permis de réduire le prix des antirétroviraux de 90 % en quinze ans. Mais les accords commerciaux et la pression sur l'Inde risquent de compromettre ces avancées, a dénoncé Médecins sans frontières (MSF) lors de la Conférence de Durban. Explications.

Lors de la conférence de Durban qui s'est déroulée en juillet dernier, Médecins sans frontières a présenté la 18e édition de son rapport sur les prix des traitements anti-VIH. Comme les fois précédentes, ce rapport documente la baisse des prix des anciens traitements, tandis que les nouveaux traitements demeurent hors de prix. Dans un communiqué, MSF a expliqué ce qui était en jeu. "Le prix le plus bas pour une combinaison en dose fixe de première intention [comprenant ténofovir emtricitabine /éfavirenz] est de 100 dollars (environ 90 euros) par personne et par an. Ceci représente une diminution de 26 % depuis 2014. Un traitement de deuxième intention [zidovudine/lamivudine + atazanavir/ritonavir] coûte quant à lui, au minimum, 286 dollars (258 euros) par personne et par an -11% de moins par rapport à il y a deux ans.

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Afrique de l'ouest : la prévention chez les gays est une priorité

Source: Seronet

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Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) représentent une population clé de l'infection par le VIH, notamment dans les pays d'Afrique, où l'homosexualité suscite un fort rejet social

L'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) conduit une étude de cohorte en Afrique (ANRS CohMSM) sur ce groupe et ses besoins en prévention. Des résultats de l'étude conduite par Christian Laurent (Institut de recherche pour le développement, unité TransVIHMI) ont été présentés à la conférence de Durban.

Confrontés à un risque élevé de contamination par le VIH, les hommes d'Afrique de l'Ouest ayant des relations sexuelles avec des hommes pourraient bénéficier d'une prévention renforcée incluant la prophylaxie pré-exposition (PrEP). C'est ce que suggèrent les premières données de l'étude ANRS CohMSM, menée par Christian Laurent et ses collègues chercheurs. Dans un communiqué de l'ANRS (21 juillet), Christian Laurent a rappelé que "la prévalence de l'infection par le VIH est trois fois plus élevée chez les HSH africains que dans la population générale". L'objectif est donc vis-à-vis de ce groupe de limiter les contaminations. Pour cela, il est nécessaire de mettre en place de nouvelles stratégies de prévention. Aujourd'hui, les données concernant les HSH africains restent limitées. Un manque important que pallie l'étude de cohorte ANRS CohMSM. Les premiers résultats de cette cohorte ont été présentés en session orale à Durban.

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22 août 2016

Sida: dans la peau d'un "survivant"

Source: BFM TV

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Joël se décrit comme un "survivant". Porteur du VIH depuis 1988, ce quinquagénaire a vu le virus muter, ses défenses immunitaires s'affaiblir et les traitements évoluer au fil des années. A l'occasion du Sidaction, ce séropositif témoigne d'un parcours périlleux et d'un quotidien contraignant.

28 ans que le virus est en lui, mais Joël positive. Ce quinquagénaire a découvert sa séropositivité au VIH en 1992, quatre années après sa supposée contamination. A l'époque, le préservatif, c'était gênant. "En demandant au pharmacien, on avait peur du regard d'à côté", confie-t-il. Alors la protection n'était pas systématique et les risques décuplés avec une vie débridée.

Après des bronchites, fièvres et éruptions cutanées à répétitions, Joël réalise que son système immunitaire est défaillant. Son médecin lui préconise un dépistage. Les résultats ne laissent guère de place au doute.

"J'ai pris un immeuble sur la tête", témoigne Joël.
Son taux de globules blancs est anormalement bas mais son pronostic vital n'est pour le moment pas engagé. "Mon corps arrivait encore à se battre avec les petites armes qui lui restait."

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La protection «quasi inexistante» chez les lesbiennes inquiète


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Les lesbiennes se protègent trop rarement lors de leurs rapports sexuels, ce qui inquiète des organismes communautaires, qui déplorent le manque d'éducation et de recherches sur le sujet.

«En parlant avec des femmes lesbiennes dans des ateliers, on se rend compte qu'elles ne savent même pas c'est quoi, une digue dentaire [l'objet utilisé pour se protéger]», rapporte Manon Deschênes, directrice générale du Réseau des Lesbiennes du Québec (RLQ). On présuppose que deux femmes entre elles, comme il n'y a pas de pénétration, n'ont pas de comportements à risque. Alors qu'il peut y avoir des risques.»

«Je vous dirais que la protection est quasi inexistante chez les lesbiennes, insiste quant à elle Marjolaine Landry, intervenante au Centre de solidarité lesbienne et diplômée en sexologie. C'est un grand tabou et un mythe dans la communauté. La transmission d'ITSS est souvent associée à l'homme; donc, entre deux femmes, elles se disent qu'elles ne devraient rien avoir. Il y en a même qui m'ont déjà dit qu'elles trouveraient étrange qu'une fille leur propose de se protéger.»

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19 août 2016

PrEP en Suisse : une implémentation difficile

Source: Seronet

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Début août, "La Tribune de Genève" a consacré un article à l'arrivée de la PrEP à Genève. Interviewée par le quotidien suisse, la professeure Alexandra Calmy, responsable de l'unité VIH/sida aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) a expliqué que le "débat ne porte plus sur son efficacité, qui est démontrée, mais sur son implémentation. La PrEP est entrée dans le domaine de la prévention plurielle. A mon sens, il ne s'agit pas d'opposer un moyen de prévention à un autre". 

Justement des questions se posent quant à son implémentation. Le Truvada n'est pas enregistré comme traitement préventif en Suisse et "encore moins remboursé comme tel", indique "La Tribune". La boîte de 30 comprimés coûte environ 899 francs suisses (environ 828 euros), soit près de 65 % de plus que le prix français. Du côté, des instances de santé, la Commission fédérale pour la santé sexuelle a émis en janvier 2016 des recommandations sur la PrEP. "La prescription d'une PrEP peut être tout à fait indiquée dans certains cas", avance-t-elle. "Le rapport coût-efficacité de ce traitement n'est favorable que chez une minorité des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes", explique-t-elle. Fort justement, le journal note que l'avis de la Commission "n'est pas dénué d'ambiguïté" puisqu'il explique que la PrEP peut être prescrite tout en indiquant assez lourdement qu'une telle prescription se fait "en dehors de l'utilisation prévue" et que les médecins prescripteurs peuvent "être tenus responsables des effets secondaires éventuels" ! Moins de mille personnes seraient éligibles à une PrEP en Suisse selon la Commission fédérale, qui jauge à 10 millions de francs le coût de leur traitement quotidien.

17 août 2016

"Salles de shoot" : Genève a stoppé les contaminations par le VIH


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Entretien- La salle de shoot de Genève a porté ses fruits. Après quinze ans d'existence, il n'y a plus de nouvelle contamination au VIH parmi les usagers de drogues injectables.

En France, elles verront le jour à l'automne, dans la douleur et la polémique. Le projet d'ouverture de salles de consommation à moindre risque est sur les rails depuis plus de trois ans. Trois longues années de débats scientifiques, sociétaux, politiques, à évoquer les contextes locaux et les expériences étrangères - il en existe près d'une centaine à travers le monde.

Désormais bien documenté, le dispositif s'adresse aux usagers de drogues les plus précarisés. Injecteurs, crackers, toximanes, y consomment leurs produits (amenés par leurs soins) sous la supervision de professionnels médico-sociaux, avec un matériel propre et des conseils pour limiter les risques. Objectif : réduire les infections par le VIH/Sida et les hépatites, ainsi que la mortalité par surdose. Mais aussi ramener ces populations vers le système de soins et limiter les nuisances pour les habitants (seringues sur la voie publique, squats dans les halls d'immeuble...). A Paris, le 10e arrondissement a été choisi pour l'ouverture de la salle, qui déclenche de vives réactions malgré une efficacité avérée (voir reportage).

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Sida: infections en hausse dans plusieurs régions


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Santé: Si le nombre de nouvelles infections d'enfants a diminué de quelque 70%, la baisse s'est tassée chez les adultes.

La lutte pour éradiquer l'épidémie du sida d'ici 2030 dans le monde est mise à mal. Les nouvelles infections d'adultes dans plusieurs régions ont augmenté ces cinq dernières années, dit un rapport présenté mardi à Genève.

«Nous tirons la sonnette d'alarme», a déclaré devant la presse le directeur général d'ONUSIDA Michel Sidibé en présentant le document, à quelques jours de la Conférence internationale sur le sida. En une quinzaine d'années, le nombre de nouvelles infections d'enfants a diminué de quelque 70% et ce recul se poursuit.

En revanche, la baisse s'est tassée chez les adultes. «Cette situation me fait peur», dit M. Sidibé qui demande une «action urgente». Selon les estimations, 1,9 million d'adultes ont été infectés par le sida chaque année sur les cinq dernières années au moins. Ce chiffre est loin des 3 millions d'il y a une quinzaine d'années, mais il stagne.

La prévention doit être augmentée de manière urgente auprès de cette catégorie de population, estime ONUSIDA. Dans l'est de l'Europe et en Asie centrale, la hausse annuelle de ces nouveaux cas entre 2010 et 2015 s'est établie à 57%. Après neuf ans de baisse régulière dans les Caraïbes, une augmentation de 9% a été observée. Elle atteint aussi 4% au Proche et Moyen-Orient. Et 2% en Amérique latine.

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16 août 2016

Agressions homophobes à Genève: Dialogai appelle à la prudence

dialogai-150x150.jpgDeux agressions homophobes violentes à la Perle du Lac ont été signalées récemment. L'association Dialogai invite les hommes à rester prudents lorsqu'ils se rendent sur les lieux de rencontres extérieurs.

Lire le communiqué de Dialogai


15 août 2016

Record aux Jeux Olympiques de Rio: 42 préservatifs par athlète

Source: the Guardian

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Dix-sept jours, 10'500 athlètes et 450'000 préservatifs fournis par le Comité International Olympique à l'occasion des Jeux d'été 2016 de Rio. Pour être plus précis, cela fait 42 préservatifs par athlète, ce qui fait beaucoup, même au vu des standards olympiques. La provision de 350'000 préservatifs masculin, 100'000 préservatifs féminins et 175'000 emballages de lubribiant pour le village olympique de Rio est trois fois plus grande que celle des JO de Londres 2012 (150'000 préservatifs), ce qui a inspiré les tabloids anglais qui parlent déjà des Jeux "les plus sulfureux" de tous les temps.

"C'est une allocation vraiment énorme de préservatifs", reconnaît Zac Purchase, médaillé olympique d'or et d'argent en aviron, qui a participé aux Jeux de Londres et Pékin. "Mais [la réputation] est si loin de la réalité [du village olympique]. Ce n'est pas le chaudron d'activité sexuelle que l'on imagine. Nous parlons d'athlètes déterminés à produire la meilleure performance sportive de leur vie."

Alors pourquoi autant de préservatifs? Il semblerait que ce record soit dû au fait que pour la première fois sont distribués des préservatifs féminins. Le virus Zika, qui s'est répandu au Brésil et a accaparé les discussions lors de l'organisation des Jeux, n'a pas été mentionné directement comme cause de cette distribution exceptionnelle, mais un guide de recommandations a été distribué aux athlètes britanniques et la délégation australienne est arrivée avec son propre stock de préservatifs antiviraux.

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  • Le dernier commentaire a été posté le 18 mai 2016 par BANA ROSEE à propos de L'espérance de vie des patients souffrant du VIH augmenterait petit à petit
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Depuis 17 années déjà Remaides est une revue pour les personnes touchées et leurs proches. Remaides apporte une information claire et précise sur les traitements du VIH et les hépatites comme sur toutes les difficultés (sociales, juridiques, professionnelles...) auxquelles chacun peut se trouver confronté dans sa vie quotidienne. A travers les témoignages de ses lecteurs Remaides est attaché à rendre visible la réalité intime de l'épidémie et à enrichir chacun de l'expérience des autres. Information et témoignages sont les outils que Remaides a toujours voulu mettre à la disposition de ses lecteurs au service de leur autonomie et de leur qualité de vie. Remaides est une revue francophone avec des comités de rédaction en France, Suisse et au Québec. Bonne lecture


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