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9 septembre 2019

Agenda des dépistages gratuits VIH et IST à Genève - Septembre 2019

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Agenda Septembre 2019
Dépistages gratuits VIH et IST


Aspasie : Association d'aide et de soutien pour travailleurs/ses du sexe aux Pâquis
Adresse : Rue des Pâquis 11, 1201 Genève.
Types de dépistages :
- VIH/Syphilis en test rapide
- Chlamydia/Gonorrhée en frottis vagin ou urètre/anus/gorge au laboratoire
Horaires sur RDV (Tel : 022 732 68 28) :
- Jeudi 12/09


Bus Boulevards : espace d'accueil pour travailleuses du sexe au Boulevard Helvétique
Adresse : Boulevard Helvétique.
Sur RDV (Tel : 078 735 89 83)
Types de dépistage :
- VIH/VHB/Syphilis en test rapide
- Chlamydia/Gonorrhée en frottis vagin/anus/gorge au laboratoire
Horaires Sur RDV (Tel : 078 735 89 83) :
- Mardi 10/09 de 21h à 00h


Camsco : consultations médicales et infirmières pour personnes en situation précaire
Adresse : Rue Hugo-de-Senger 4, 1205 Genève.
Types de dépistages :
- VIH/Syphilis en test rapide
- Autres IST selon évaluation médicale avec remise d'un Bon pour tests de laboratoire aux HUG
Horaires sans RDV (Tel : 022 372 53 11) :
- Tous les vendredis de 8h30 à 12h


Le CARÉ : espace d'accueil pour personnes marginalisées
Adresse : Rue du Grand-Bureau 13, 1227 Les Acacias.
Types de dépistage :
- VIH en test rapide
Horaires sans RDV :
- Mercredi 25/09 de 9h30 à 11h30

6 septembre 2019

Victor Pécoul, médecin au Groupe sida Genève: "Le fonctionnement communautaire est un véritable plus pour le patient"

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Victor, tu es médecin au sein du Groupe sida Genève depuis 3 ans. Quelle est la différence entre le travail que tu pouvais faire dans un hôpital et celui que tu fais dans une association communautaire comme la nôtre ?

La différence principale avec un service hospitalier c'est, qu'à défaut de proposer une médecine de pointe, une petite association comme le Groupe sida Genève est plus proche des besoins du-de la patient-e où la prise en charge est individualisée. Cette démarche ne me paraît pas opposée à ce qui peut être proposé dans une grande structure comme un hôpital mais plutôt complémentaire. Ici, le-la patient-e ne vient pas juste chercher une prise en charge médicale, il a accès à un accompagnement psycho-social ou à une permanence juridique, ou peut encore participer à des groupes communautaire. En gros, la prise en charge est plus adaptée pour certaines populations touchées par la vulnérabilité.

Dans ma pratique de médecin, ce fonctionnement communautaire, est un véritable plus : le-la patiente est dans un cadre qui favorise la confiance et le dialogue. Les personnes osent abordées des thématiques comme la sexualité ou les consommations de drogues dont parfois elles ne se permettent pas de parler dans d'autre contextes. Cela me permet de les raccrocher au soin et de mieux les accompagner vers les services de santé adéquats

En plus de tes consultations médicales, tu travailles activement à rendre la PrEP le plus accessible à Genève. Tu peux nous en parler ?

Depuis mes débuts au Groupe sida Genève il y a maintenant trois ans et tout au long de mon activité au sein de l'unité VIH/SIDA des HUG, je me suis très investi à mieux faire connaître la PrEP, un moyen de prévention efficace contre le VIH. La prescription et la délivrance de PrEP reste difficile aujourd'hui à Genève. Le Groupe sida Genève offre un accompagnement communautaire qui va de la prescription l'accès au médicament. Cet accompagnement peut être par exemple crucial pour un jeune étudiant vivant encore chez ses parents et qui ne peut pas se faire livrer le médicament à la maison ou qui n'a pas de carte de crédit pour le commander sur internet.

Nous essayons également d'abaisser le coût des dépistages des IST nécessaires à un bon suivi PrEP. Grâce à ce travail de terrain et à l'écoute des personnes concernées, le Groupe sida Genève s'est posé en leader en matière de plaidoyer pour la PrEP dans le canton et en Suisse.

Le Groupe sida Genève ouvre une permanence PrEP. Concrètement, comment ça se passe ?

A partir du 9 septembre, le Groupe sida Genève ouvre une permanence communautaire hebdomadaire (les lundis de 16h à 20h) ouverte à tous. Il y a donc un médecin (moi), avec possibilité de faire les dépistages des IST. Il y a également un assistant social qui peut conseiller pour la commande du médicament et offrir une aide financière à l'achat pour les personnes les plus précarisées. De plus, c'est l'occasion de transmettre les messages de prévention habituellement délivrés par les équipes du Groupe sida Genève en matière de comportement sexuel ou d'usage de drogue, entre autre. Il y a finalement des volontaires habituées à prendre la PrEP (PrEPeurs-euses) qui peuvent parler de leurs expériences lors de séances d'information mensuelles ou accompagner individuellement les personnes dont la prise de PrEP se révèle compliquée.

Néanmoins, tout ceci n'est pas figé : nous invitons les PrEPeurs-euses à investir cette permanence et la modeler selon leurs besoins : c'est à elles et eux que cet espace appartient !

23 août 2019

[PRISE DE POSITION] Lutte contre le VIH/Sida, le paludisme et la tuberculose : la Suisse reconfirme son engagement

Le Groupe sida Genève et ses partenaires internationaux de la Coalition PLUS saluent la décision du Conseil fédéral du 21 août dernier de compenser la réduction de la contribution de la Suisse au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme décidée en 2017 et même d'augmenter cette contribution pour la période 2020-2022.

Le montant promis est de 64 millions pour la période. La Suisse se place 12ème parmi ses partenaires occidentaux en termes de contribution au FMSTP par habitant et par année.

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La Suisse s'était engagé à hauteur de 60 millions de francs pour la période 2017-2019 lors de la 5e Conférence de reconstitution qui s'est tenu à Montréal, Canada les 16 et 17 septembre 2017 . Cette promesse a ensuite été réduite à 57 millions dans le budget 2018 dans le cadre d'une réduction générale de l'aide au développement internationale au motif du frein à l'endettement.

L'excédent budgétaire de la confédération avait atteint 3 milliards pour 2018 et devrait atteindre 3.3 milliards de francs pour 2019. En 2017, l'excédent avait atteint 2.8 milliards de francs. Dans les faits, depuis 2007, les comptes de la confédération affichent des excédents totalisant plus de 27 milliards de francs, seule l'année 2014 avait connu un déficit insignifiant. L'endettement de la Suisse est passé en dessous de 15% de son PIB cette année.

Par cette décision la Suisse confirme un engagement fort à contribuer à sauver 16 millions de vies, éviter 234 millions d'infections et aboutir à l'élimination des trois épidémies d'ici 2030. Cette augmentation contribuera de surcroît à l'atteinte des objectifs de l'Agenda 2030 dont l'Objectif de Développement Durable (ODD N° 3).

La volonté clairement affiché par la Suisse de renforcer son engagement pour le Fonds mondial aura un effet de signal positif dans la communauté internationale et encouragera d'autres pays bailleurs à suivre l'exemple de la Suisse.

Notre prise de position

Nous vous prions de trouver ci-dessous la prise de position du Groupe sida Genève adressée aux Conseillés fédéraux M. Ignazo Cassis, en charge du département fédéral des affaires étrangères, et M. Guy Parmelin, en charge du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche. Elle peut également être téléchargée au format pdf ici

******************

Messieurs les Conseillers fédéraux,

Au nom du Groupe sida Genève, nous vous remercions de l'opportunité offerte de prendre position dans le cadre de la procédure de consultation sur la coopération internationale 2021-2024, et de contribuer ainsi au débat nécessaire sur l'engagement de la Suisse en faveur de la coopération internationale. Nous saluons l'effort de synthèse et de transparence offrant une vision d'ensemble sur les priorités et les instruments prévus par la Confédération afin d'atteindre ses objectifs constitutionnels. Nous remarquons la volonté de rendre la coopération internationale plus efficace mais aussi de la lier plus étroitement avec les intérêts économiques de la Suisse. Toutefois, nous tenons à partager nos sérieuses préoccupations en ce qui concerne l'engagement de la Suisse par rapport aux objectifs affirmés, notamment en ce qui concerne la faiblesse de sa contribution financière, sa faible motivation pour le renforcement de la coopération multilatérale, ainsi que l'occultation de l'enjeu majeur qu'est la santé dans la stratégie future de la Confédération. Par cette prise de position, nous souhaitons également vous rendre sensible aux besoins de la lutte contre les épidémies du sida, de la tuberculose et du paludisme et vous appeler à une promesse de don en faveur du Fonds mondial lors de VIème reconstitution du Fonds qui soit à la hauteur des capacités économiques de notre pays.

Un engagement international plus fort

Berceau de l'aide humanitaire, la Suisse est un acteur important de la coopération internationale (CI), et « est reconnue comme [étant] engagé[e], impartial[e], novat[rice], responsable et solidaire, avec une forte tradition démocratique, humanitaire et de bons offices »[1]. Elle se doit donc d'être à la hauteur des exigences de cette très belle réputation. Le contexte de globalisation des problématiques et des solutions exige de surcroît une ouverture et une action aussi bien morale que matérielle de notre pays qui s'étend par-delà les frontières de la Confédération. Signataire de l'Agenda 2030, la Suisse s'était engagée à contribuer positivement et significativement aux Objectifs de Développement Durable (ODD) dans le cadre de sa politique étrangère et de politique économique extérieure. Son engagement reste donc crucial pour atteindre ces objectifs collectivement et à l'échelle globale. Le Groupe sida Genève souhaite particulièrement que les populations les moins privilégiées deviennent la préoccupation prioritaire de la stratégie de la coopération internationale de la Suisse. L'aide au développement restant un axe majeur, l'objectif premier doit rester la diminution de la pauvreté et des inégalités.

Une aide publique au développement renforcée

La Suisse consacre une part bien trop petite de son revenu national brut (RNB) à l'aide publique au développement (APD). Cette part représentait 0.46% du RNB en 2017 et 0.44% en 2018 et ce uniquement en incluant les coûts d'assistance aux requérants d'asile en Suisse. Malheureusement, ce taux n'est guère prévu d'être substantiellement augmenté pour la période 2021-2024. En effet, le rapport explicatif sur la coopération internationale propose des montants ne représentant qu'un taux d'APD d'environ 0,45% du RNB. Le taux réel, excluant les coûts d'assistance aux requérants d'asile, atteindra tout juste 0.40%[2]. La part de l'APD est non seulement sensiblement inférieure au taux de 0.5%[3]du RNB voulu par le parlement - taux qui devrait être maintenu « pour autant que la situation le permette »[4] - mais surtout bien en-deçà de l'objectif de 0.7% fixé par l'ONU que notre pays s'est engagé à atteindre.[5] Comment peut-on expliquer ces écarts alors que la Confédération affiche des excédents budgétaires chaque année depuis 2007[6] et que le Conseil fédéral vient d'annoncer que l'excédent prévisible pour 2019 devrait encore une fois atteindre 2.8 milliards de francs[7]?

La santé, un enjeu global absent ?

Le Groupe Sida Genève plaide pour une coopération internationale axée sur la solidarité, la réduction des inégalités et sur le soutien aux populations les plus vulnérables. Réduire les inégalités demandera nécessairement le renforcement des systèmes de santé et l'élargissement de l'accès aux prestations et aux soins de santé à tous les habitants de la planète. Il est important que la santé, en tant que facteur essentiel de développement, devienne une priorité. Malheureusement, il n'est pas clair dans la stratégie de coopération internationale suisse 2021-2024 que la Confédération reconnaisse l'importance de cette thématique. Elle n'est abordée que brièvement dans l'objectif 3 de la stratégie de CI 2021-2024 qui appelle à « renforcer l'accès équitable à des services de base de qualité », et n'est mentionnée qu'une fois que dans les programmes globaux comme étant un des cinq défis nécessitant une action collective. Pourtant, l'un des buts premiers de la CI est « d'améliorer les conditions de vie de leurs populations [des pays en développement] »[8] Enfin, l'ODD n°3 concerne la bonne santé et le bien-être de tous à tout âge et vise notamment à « [d]'ici [...] 2030, mettre fin à l'épidémie de sida, à la tuberculose, au paludisme et aux maladies tropicales négligées et combattre l'hépatite, les maladies transmises par l'eau et autres maladies transmissibles ».[9]

Vers l'élimination du VIH, tuberculose & paludisme

Le renforcement des systèmes de santé passera forcément aussi par l'élimination des trois épidémies du VIH, de la tuberculose et du paludisme. A ce propos, la Suisse avait réaffirmé son « engagement de mettre fin à l'épidémie de sida d'ici à 2030 et de faire de cette réalisation notre legs aux générations présentes et futures, d'accélérer et d'intensifier la lutte contre le VIH et de mettre fin au sida pour atteindre cet objectif. »[10] Cette bonne intention n'a pas empêché la contribution suisse au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (FMSTP) d'être réduite de 3 millions CHF pour la période 2017-2019.[11] De telles réductions d'investissements de la part des bailleurs du Fonds auraient des conséquences désastreuses pour les objectifs d'élimination de ces maladies infectieuses. En effet, faute de financement supplémentaire, une recrudescence dans un futur - très - proche de nouvelles infections et de nouveaux cas est plus que probable[12]. La Suisse ne peut pas continuer de réduire ses participations tout en présupposant que la communauté internationale compensera à long terme cette baisse. Elle ne peut pas, par manque de motivation, se déresponsabiliser de ce fardeau.

L'appel du FMSTP

Bien que les progrès et résultats réalisés par le Fonds mondial soient incontestables, la riposte au VIH/sida, tuberculose et paludisme est aujourd'hui au point mort. Un regain d'énergie est nécessaire pour atteindre l'ODD n°3. Le maintien seul des niveaux d'investissement ne suffit plus. C'est pourquoi, le directeur du Fonds appelle à « accélér[er] le mouvement ». La VIème Conférence de reconstitution approche et a pour but de récolter un minimum de 14 milliards de dollars US pour le cycle 2020-2022. Il sera alors possible de sauver 16 millions de vies, d'éviter 234 millions d'infections et de continuer à progresser vers l'élimination des trois maladies d'ici l'horizon 2030. Certains de nos voisins européens[13]- la Grande- Bretagne, le Luxembourg, l'Irlande et le Portugal - ont d'ores et déjà promis des dons supérieurs aux précédents et à la hauteur de l'état d'urgence sanitaire. La Suisse répondra-t-elle à l'appel du Fonds mondial ?

Organisation multilatérale de développement et défi global

Il est dans l'intérêt de la Confédération de suivre ses partenaires occidentaux. S'engager plus activement dans la coopération multilatérale permettrait de répondre de la manière la plus efficace à des problématiques d'ordre global comme la santé. Plus spécifiquement, un engagement multilatéral avec le Fonds mondial resterait aussi cohérent avec la volonté de la Confédération de se focaliser sur les quatre régions d'interventions. En effet, les principaux pays-cibles du Fonds mondial - en Afrique Subsaharienne, Asie de l'Est et Europe de l'Est - coïncident avec les pays prioritaires de coopération bilatérale au développement - stratégie suisse privilégiée. Parallèlement, les pays bénéficiaires investissent également dans leurs propres programmes de prévention et d'accès aux soins en accord avec le principe de complémentarité - un des principes fondateurs du Fonds. L'organisation demande d'ailleurs pour le prochain cycle un investissement national de 46 milliards de dollars US. La coopération multilatérale incite donc à la proactivité de l'ensemble de la communauté internationale. Enfin, bien que les épidémies infectieuses soient inégalement localisées, elles ne connaissent pas de frontières. Or le risque actuel qu'elles resurgissent de plus belle est grand. Il est donc dans l'intérêt suisse - autant stratégique que sanitaire - d'agir, car le pays ne sera pas épargné.

Développement & retour sur investissement

Bien que le sentiment éthique, le devoir moral et l'urgence sanitaire devraient suffire à porter la Confédération vers une plus grande contribution pour le Fonds mondial - et pour l'APD en général - il n'en reste pas moins qu'il s'agit également d'un investissement intéressant pour le développement économique national suisse. En effet, un des points clés de la stratégie du Fonds mondial est d'obtenir des gains économiques importants et un retour sur investissement important entre 2021 et 2023. Ces retours représenteraient un rapport coût-bénéfice de 19 pour 1 si l'on tient compte de la valeur intrinsèque des gains anticipés pour la santé et de 2 pour 1 si l'on s'en tient aux effets directs des gains de productivité économique[14]. Le ratio actuel pour la Suisse est de 14 pour 1, soit 1 CHF investi engendre un retour sur investissement de 14 CHF. Ce résultat est calculé à travers : 1) le coût opérationnel du secrétariat entièrement basé à Genève ; 2) les achats garantis de produits pharmaceutiques -NOVARTIS[15]-, les diagnostiques -ROCHE-, les moustiquaires - VERSTERGAARD-, la pulvérisation intradomiciliaire -SYNGENTA ; 3) les contrats avec le Swiss TPH pour l'évaluation de la gestion des programmes et la performance des subventions. Un argument en accord avec la volonté suisse de prioriser ses propres intérêts, la croissance économique et le potentiel du secteur privé.

Il n'est pas trop tard

Il est encore temps d'exprimer les objectifs de CI en cohérence avec le sujet initial et de revoir la sémantique du message. En effet, conditionner l'aide au développement visant à l'amélioration des conditions de vie des plus vulnérables dans les pays en développement à la promotion d'intérêts économiques suisses de court terme est contradictoire. L'engagement suisse dans le monde doit pouvoir rester légitime et apprécié. Aussi, la puissance des mots utilisés - intentionnelles ou non - peut réellement entraver la bonne réputation et le soft power suisse sur le terrain.

Il est encore temps également pour la Suisse de revoir ses contributions financières à la hausse. Le budget n'étant pas voté, elle peut choisir de se démarquer de la tendance qui lui colle à la peau depuis près d'une décennie. Va-t-elle faire preuve, non pas uniquement de solidarité, mais aussi de complémentarité en contribuant à la hauteur de ses capacités à l'APD - et par la même occasion au Fonds mondial ? Ou maintiendra-t-elle sa participation actuelle alors que le Conseil fédéral lui-même indiquait en février dernier qu'aucune économie ne serait nécessaire en 2020[16] ?

La Suisse est face à un choix. Un choix qui porte le futur de toute une génération.

La Suisse doit faire mieux.

En vous remerciant par avance de l'attention que vous porterez à la présente, nous vous prions de trouver ici, Monsieur le Conseiller fédéral Ignazio Cassis et Monsieur le Conseiller fédéral Guy Parmelin, l'expression de nos respectueux hommages.

David Perrot

Directeur



[1] DFAE, Rapport explicatif sur la coopération internationale 2021-2024, 2 mai 2019, p.5

[2] DFAE, Rapport explicatif sur la coopération internationale 2021-2024, 2 mai 2019, p.32

[3] Le parlement a décidé en 2011 de porter l'APD à 0.5% du RNB en 2015.

[4] DFAE, Rapport explicatif sur la coopération internationale 2021-2024, 02.05.2019, p.32

[5] ONU, A/RES/69/315, 1 septembre 2015, Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l'horizon 2030, Objectif 17 : Renforcer les moyens de mettre en œuvre le Partenariat mondial pour le développement durable et le revitaliser ; Conseil fédéral, Position de la Suisse sur un cadre pour un développement durable après 2015, 25.06.2014.

[6]Annexe du communiqué de l'Administration fédérale des finances du 13.02.2019, la Confédération s'est-elle trompée dans ses calculs ?, disponible sur : https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/55630.pdf, consulté le 15 août 2019.
A l'exception de l'année 2014.

[7] Communiqué du Conseil fédéral du 14.08.2019, Première extrapolation 2019: excédent de 2,8 milliards prévu pour la Confédération, disponible sur : https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-76074.html, consulté le 14 août 2019

[8] Article 5 §1 de la « Loi CaD-AH »

[9] ONU, Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l'horizon 2030, Objectif 3.3.

[10] ONU, Assemblée générale, RES/70/266, 8 juin 2016, Déclaration politique sur le VIH/sida : Accélérer la riposte pour lutter contre le VIH et mettre fin à l'épidémie de sida d'ici à 2030.

[11] Communiqué de presse du Conseil Fédéral du 23 août 2017 annonçant une réduction de CHF 3 millions. La Suisse n'attribue que 0.56% de son aide publique au développement à travers le Fonds mondial, contre une moyenne de 2.22% pour les autres bailleurs de fonds publiques (en supposant une APD 2015 nette constante).

[12] Argumentaire d'investissement du Fonds Mondial pour la VIème reconstitution des ressources, disponible sur : https://www.theglobalfund.org/media/8280/publication_sixthreplenishmentinvestmentcase_report_fr.pdf, consulté le 15.08.2019.

[13] Européens au sens géographique du terme.

[14] Argumentaire d'investissement du Fonds Mondial pour la VIème reconstitution des ressources, op.cit.

[15] Liste non exhaustive. Toutes les industries citées sont les principales de chaque domaine mentionné.

[16] Communiqué de presse du Conseil fédéral du 13.02.2019, Compte 2018 : nouvel excédent, disponible sur : https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/55622.pdf, consulté le 15 août 2019.

19 août 2019

VIH et applications de rencontre: trois témoignages

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Source: iasociety.org

Les applications de dating comptabilisent plus de 220 millions d'utilisateurs au niveau mondial. En quelques années, elles sont devenues un des moyens privilégiés de rencontre, notamment pour les jeunes adultes. A quoi ressemble l'expérience quand on vit avec le VIH? L'international AIDS Society nous offre trois témoignages, pour en parler. Il y est question stigmatisation, de la manière dont ils déconstruisent les préjugés, mais également des choix sur la manière de parler de son statut.

Quelques extraits de témoignages:

"La stigmatisation, préjugés et discrimination à l'encontre des personens vivant avec le VIH sur les applications de rencontre sont insidieux. Tu t'en rends compte progressivement, à petites doses, quand les personnes ne répondent plus à tes messages, qu'elles n'envoient plus de photos après que tu leur ait parlé de ton statut sérologique."

"Je pense que révéler ton statut sérologique est une décision très personnelle. Il y a pas de bon moment ou de bonne manière de le faire; tu n'es pas obligé non plus de le révéler. En ce qui me concerne, j'ai choisi de le révéler parce que je n'ai pas envie que ce soit quelque chose que je garde secret. Mais parfois, je n'ai pas envie d'avoir la même conversation encore et encore à ce sujet, et dans ces moments je ne le révèle pas. Si tu veux parler de ton statut sérologique, fais-le quand tu sens à l'aise d'en parler. "

"Récemment, les choses ont changé. Les personnes sont plus ouvertes et acceptent mieux de parler du VIH sur els applications de rencontre. Elles recherchent plus volontiers des informations sur la PrEP. Les applications de rencontre sont une excellente opportunité de toucher les jeunes gens et améliorer leurs connaissances générales sur le VIH, via les bannières et les pop-up par exemple [...] C'est une opportunité de changer les attitudes à propos du VIH.

"Je suis devenu un ambassadeur de promotion de la prévention sur une application. C'est sur cette application que j'ai été approché par celui qui allait devenir mon époux. Ca a été un moment important dans nos vies, non seulement parce que ça a été celui de notre rencontre, mais parce que l'application lui a permis d'en savoir plus sur le VIH et l'a aidé à changer d'attitude à ce sujet."

Pour retrouver l'intégralité des témoignages (en anglais), cliquez ici.

18 juillet 2019

Un Américain sur cinq vivant avec le VIH souffre de troubles de l'anxiété

Source: nam aidsmap

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Un étude publiée dans la revue scientifique "AIDS" démontre qu'un Américain sur cinq souffre de troubles de l'anxiété généralisée (TAG), ce qui résulte en une difficulté à maintenir le continuum de soins. De plus, les individus les plus à même de souffrir de TAG étaient également ceux qui étaient les plus vulnérables sur le plan économique.

Le taux de TAG chez les Américains séropositifs s'élève à 19% alors qu'il est à 2.7% dans la population générale. En regardant plus précisément les données, il apparaît également que les femmes étaient plus touchées que les hommes, que les personnes porteuse d'une invalidité plus que celles qui n'en portaient pas, que les difficultés financières et les situations de violence domestiques étaient plus prévalentes chez les personnes souffrant de TAG.

Ces résultats confirment la très forte dépendance des TAG avec les déterminants sociaux de la santé et suggèrent également le besoin important d'une prise en charge plus globale (médicale, psychologique, sociale) des patients.

Pour en savoir plus, cliquez ici (article en anglais)

1 juillet 2019

Horaires d'été du Groupe sida Genève

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Horaires d'été

Comme chaque année, le Groupe sida Genève adopte, en juillet et août, des horaires allégés.

Nous vous prions de trouver ci-dessous les horaires d'été des activités et prestations du Groupe sida Genève.

Consultations :

- La consultation médicale sera fermée du 4 juillet au 10 juillet, puis du 29 juillet au 19 août. La reprise aura lieu le 20 août.

- La permanence juridique sera fermée du 12 juillet au 22 juillet. La reprise aura lieu le 23 juillet

Groupes de parole :

- Le groupe de parole du mercredi soir n'aura pas lieu du 24 juillet au 4 septembre. La reprise aura lieu le 11 septembre

- Le groupe de parole pour hommes du vendredi soir n'aura pas lieu en juillet et août. La reprise aura lieu le 4 septembre

Repas communautaires :

- Le repas des femmes du samedi n'aura pas lieu en juillet et août. Reprise en septembre.

- Les repas communautaires du jeudi sont maintenus. Appelez la réception au 022 700 15 00 pour plus de détails

Activités physiques :

- Le coaching sportif continuera tout l'été aux horaires habituels, c'est-à-dire le mercredi à 11h15 et le vendredi à 12h

- Les séances de marche nordique continuent à avoir lieu le dernier vendredi de chaque mois

Information et formation :

- Les ateliers thématiques sont en pause pendant les mois de juillet et août. La date de reprise sera communiquée ultérieurement.

- La ligne info reste ouverte à vos questions 7 jours sur 7, de 9 à 16h au 0840 715 715

24 juin 2019

Payer plus pour être moins bien soigné? Non merci!

Depuis le 1er avril, l'importation de médicaments génériques pour son usage personnel n'est limité plus qu'à un mois. Pour les usagers de PrEP, dont c'est le moyen d'accès au TDF/FTC le moins onéreux, cela prétérite son accès. En effet, durant un suivi PrEP habituel, un dépistage du VIH et des IST est conseillé et nécessaire tous les 3 mois pour un renouvellement d'ordonnance. Avec cette décision, le médecin ne peut plus délivrer d'ordonnance pour 3 mois et des coûts supplémentaires de prescription en découlent.
Cette limitation oblige nécessairement de commander le traitement chaque mois. Cela engendre des dépenses supplémentaires liées aux frais de port et limite l'accès aux personnes aux moyens financiers limités. De plus, la multiplication des commandes, en plus de générer du travail supplémentaire pour les douanes, augmente le risque de retard de livraison et donc par conséquent les risques de rupture de traitement* et de contamination par le VIH. Par ailleurs, les personnes, utilisant la PrEP, expriment des difficultés à se procurer le traitement. Ils sont contraints, parfois, d'utilisé une PrEP prescrites pour un autre usager ou de prendre d'autres antirétroviraux non validés pour cette recommandation.
Au-delà de l'incompréhension de voir SwissMedic limiter l'accès à un moyen efficace de prévention du VIH, cette attitude augmente le risque de contamination pour les personnes ayant décidé d'utilisé cette méthode et, en premier lieu, les personnes les plus vulnérables et donc les plus à risque de contamination !!!
*Lors de prise en continue le traitement doit être pris quotidiennement.

17 juin 2019

Payer 900 francs par mois un médicament qui en coûte moins de 10 à la fabrication ?

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Payer 900 CHF par mois un médicament qui en coûte moins de 10 à la fabrication ? C'est la situation dans laquelle se trouvent de nombreuses personnes en Suisse qui désirent prendre la PrEP, traitement (non remboursé par l'assurance maladie) dont l'efficacité préventive contre le VIH n'est plus à démontrer. Les génériques au Truvada coûtent entre 70 et 180 euros par mois dans les pays voisins, mais ne sont pour l'heure par autorisés en Suisse.

La solution ? Pour la plupart des usagers de la PrEP, importer de l'étranger le traitement. Jusqu'à présent, la limite d'importation pour utilisation personnelle était de trois mois. Depuis le 1eravril 2019, une décision de Swissmedic a fait passer de trois mois à un mois la quantité maximale de médicaments pouvant être importés pour usage personnel.

Cette limitation de durée d'importation n'est pas anodine : alors que pour commander trois mois de traitement, l'utilisateur devait fournir une ordonnance (impliquant donc un bon suivi médical et régulier), il est possible d'importer sans ordonnance un mois de traitement. Ajoutons à cela un délai de passage des colis à la douane d'une à deux semaines, augmentant dangereusement le risque la discontinuité dans la prise du traitement.

En résumé : d'un côté un médicament prophylactique sous brevet trop cher en Suisse, et de l'autre côté un cumul d'obstacles à l'importation des génériques !

Une situation intenable, que nous vous invitons à dénoncer avec nous auprès du Conseiller fédéral Alain Berset, en signant la pétition "Rendez-nous notre PrEP !".

12 juin 2019

Journée participative "Dire ou ne pas dire sa séropositivité"

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Dans la vie personnelle, intime, professionnelle, sociale, la question "Est-ce que je dis que je vis avec le VIH ou pas?" se pose souvent. "A qui, comment, quand?" s'ajoutent. Si ces questions se posent pour vous et que les réponses ne sont pas claires, que vous désirez avancer par rapport à ça ou être plus en accord avec vos choix, cette journée vous propose un espace commun pour que chacun-e, fort-e de ses propres expériences et de celles des autres, puisse avancer sur le chemin qui lui convient.

Le repas de midi sera offert.

Inscription jusqu'au lundi 17 juin le6genève@gmail.com - 022 700 15 00

7 juin 2019

Pétition "Rendez-nous notre PrEP!": aidez-nous à être visibles!

Depuis le début du mois, le Groupe sida Genève et Dialogai ont lancé la pétition "Rendez-nous notre PrEP!", visant à revenir sur la restriction édictée par Swissmedic sur les quatité maximal pour usage personne de l'importation des médicaments, passant de 3 mois à 1 mois. Cette décision impacte durement l'accès à la PrEP en Suisse. Nous vous invitons à lire et signer la pétition en suivant ce lien www.prepnow.ch .

Si vous souhaitez nous aider à rendre visible notre action pour qu'elle touche plus de monde, nous vous invitons à:

  • utiliser le hashtag #prepnow sur les réseaux sociaux
  • utiliser les images ci-dessous pour vos photos de profil et bannières sur les réseaux sociaux

C'est ensemble qu'on y arrivera!

Vignette de PrEPNOW avec pilule -  rectangle - bannière - 150dpi - Facebook.jpgPilule - profil - carré - 150dpi - Facebook.jpgPrEPNOW bleu - carré - profil - 150dpi - Facebook.jpgPrEPNOW violet - carré - profil - 150dpi - Facebook.jpg

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Numéro 102 - France (hiver 2017).png

Depuis 17 années déjà Remaides est une revue pour les personnes touchées et leurs proches. Remaides apporte une information claire et précise sur les traitements du VIH et les hépatites comme sur toutes les difficultés (sociales, juridiques, professionnelles...) auxquelles chacun peut se trouver confronté dans sa vie quotidienne. A travers les témoignages de ses lecteurs Remaides est attaché à rendre visible la réalité intime de l'épidémie et à enrichir chacun de l'expérience des autres. Information et témoignages sont les outils que Remaides a toujours voulu mettre à la disposition de ses lecteurs au service de leur autonomie et de leur qualité de vie. Remaides est une revue francophone avec des comités de rédaction en France, Suisse et au Québec. Bonne lecture

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