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21 mai 2019

Retour sur l'expo photo communautaire "Seul notre courage est contagieux"

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Le 14 mai dernier, le Groupe sida Genève accueillait dans ses locaux, le temps d'une soirée, l'exposition photographique "Seul notre courage est contagieux", créée par notre partenaire Coalition PLUS. Rappellons que Coalition PLUS est une union internationale d'associations francophones de lutte contre le VIH/sida, dont nous sommes le membre suisse.

L'expo photo retrace l'action de terrain de quatre associations africaines (l'ALCS au Maroc, Arcad-sida au Mali, l'ANSS au Burundi et PILS en Ile Maurice). Les photographes Régis Samba Kouzi et Morgan Fache ont suivi les intervenants, volontaires, pairs-éducateurs issus des communautés vulnérables face au VIH lors de leurs activités de prévention, de plaidoyer, de soutien. Au fil des images, le slogan "Rien pour nous sans nous" prend chair: il est impossible de concevoir la lutte contre le VIH sans les personnes premièrement concernées. Sur les portraits, on voit de nombreux sourires, des regards déterminés souvent, des visages cachés parfois. C'est que la prise de risque est réelle pour certaines des personnes photographiées, elles qui vivent dans des contextes où droits fondamentaux ne sont pas forcément garantis pour les personnes séropositives, vivant avec le VIH, LGBT, usagères de drogues ou encore travailleuses du sexe.

"Le mot d'ordre, c'était d'éviter le misérabilisme", résume Alexandra Phaeton, la conceptrice de l'exposition, lors de la table ronde qui a été organisée pour l'occasion. "Nous voulions montrer que nos luttes étaient belles", continue-t-elle.

S'étaient jointes à elle pour parler de leur engagement les intervenant-e-s du projet communautaire du Groupe sida Genève, "Regards croisés", qui oeuvre à sensibiliser les jeunes étudiants du post-obligatoire sur les questions de représentations, de stigmatisation et de discrimination. La fierté est un mot qui a souvent été prononcé au cours de la discussion: une fierté que l'on cultive à force de s'engager, de discuter, de revendiquer.

"J'ai reconnu un de mes amis sur une des photos, nous fréquentions le même groupe avant que j'arrive en Suisse", témoigne I., ému. Il explique comment son expérience du VIH dans son pays d'origine a eu une influence sur sa manière de s'engager au Groupe sida Genève. Preuve s'il en fallait que la lutte contre le VIH doit forcément se penser de manière globale, et que les ponts que nous construisons sont un bénéfice mutuel.

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9 mai 2019

Le rapport d'activités 2018 du Groupe sida Genève

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Le Groupe sida Genève a le plaisir de publier son rapport d'activités 2018. Celui-ci revient en détail sur les actions de prévention, de soutien et de mobilisation que vous avons effectué au cours de l'année écoulée.

Nous aurons l'occasion de présenter ce rapport lors de notre Assemblée générale ordinaire qui se tiendra le 14 mai dès 18h30. N'hésitez pas à écrire à l'adresse info@groupesida.ch pour toute information à ce sujet ou pour demander que l'on vous envoie une version papier du rapport d'activités.

Bonne lecture!

Cliquez ici pour lire notre rapport d'activités 2018

8 mai 2019

Etude sur le niveau de connaissances et comportement en matière de prévention du VIH au sein d'une population de migrants

Article de Wetzel, Jeannot et Durieux-Paillard paru dans la Revue médicale suisse

Introduction

En 2006, dans le cadre d'un projet pilote initié par l'Office fédéral de la santé publique, une activité « VCT migrants » (VCTM) s'est mise en place au sein de la consultation du Programme Santé Migrants (PSM) (Service de médecine de premier recours, HUG). Destinée aux populations migrantes les plus vulnérables (demandeurs d'asile, réfugiés, migrants sans papiers), cette consultation est pérennisée depuis 2009 grâce à un partenariat entre les HUG et le Groupe sida
Genève: association de prévention et de soutien aux personnes séropositives financée par le canton de Genève. L'objectif de cette étude est de documenter les connaissances et comportements en matière de VIH/sida de cette population et d'évaluer la pertinence des consultations VCT.

Résultats

La maîtrise des moyens de protection est insuffisante chez une grande partie des répondants, mettant en avant l'importance de consacrer du temps au counselling lors de l'entretien VCT et d'expliquer de manière pratique la façon de mettre des préservatifs, les moyens de se les procurer mais aussi de discuter sur les raisons pour lesquelles il n'est pas aisé de les utiliser systématiquement, comme par exemple manque de confort, difficulté de maintenir une érection, consommation
d'alcool ou violence/contraintes sexuelles, etc. Pour ce dernier point, concernant les motifs pour lesquels les personnes n'ont pas utilisé de préservatif, les réponses diffèrent fortement en fonction du genre. La fidélité est le premier motif rapporté, tant par les hommes que par les femmes. Cependant, les femmes la mentionnent bien plus fréquemment que les hommes (75 et 49 % respectivement).

Le VCT constitue un excellent outil de prévention primaire et secondaire auprès de cette population cible, mais afin que cet outil de prévention puisse être pleinement efficace, il importe d'adapter son concept à la population cible. Une consultation VCT migrant friendly requiert un temps d'entretien suffisant, un coût adapté à la précarité des clients, le recours à des professionnels de santé polyglottes ayant de bonnes compétences transculturelles et le recours à des interprètes spécifiquement formés pour traduire sans gêne une thématique complexe et possédant une aisance relationnelle favorisant la discussion sur les questions de sexualité avec les patients.

Pour lire cette étude dans son intégralité, cliquez ici pour télécharger l'article en version PDF

6 mai 2019

Agenda mensuel des dépistages gratuits organisés par le Groupe sida Genève (mai 2019)

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Agenda Mai 2019
Dépistages gratuits VIH et IST

Aspasie : Association d'aide et de soutien pour travailleuses du sexe aux Pâquis.
Adresse : Rue des Pâquis 11, 1201 Genève.
Types de dépistages :
- VIH/Syphilis en test rapide
- Chlamydia/Gonorrhée en frottis vagin/anus/gorge au laboratoire
Horaires sur RDV (Tel : 022 732 68 28) :
- Jeudi 02/05 et 16/05.


Programme Santé Migrants (PSM) : consultations médicales et infirmières pour les
requérants d'asile.
Adresse : Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4, 1211 Genève 14.
Types de dépistages :
- VIH/Syphilis en test rapide
- Autres IST possibles pour les patients du PSM selon avis médical, par test de
laboratoire
- Avec interprètes si nécessaire
Horaires sur RDV (Tel : 022 372 33 33) :
- Plages horaires ouvertes sur RDV les lundis, mercredis et vendredis.


Camsco : consultations médicales et infirmières pour personnes en situation précaire.
Adresse : Rue Hugo-de-Senger 4, 1205 Genève.
Types de dépistages :
- VIH/Syphilis en test rapide
- Autres IST selon évaluation médicale avec remise d'un Bon pour tests de laboratoire
aux HUG
Horaires sans RDV (Tel : 022 372 53 11) :
- Tous les vendredis de 8h30 à 12h.


La Roseraie : centre d'accueil pour personnes migrantes.
Adresse : Rue de la Maladière 2, 1205 Genève.
Type de dépistage :
- VIH en test rapide
Horaires sans RDV :
- Jeudi 23/05 de 13h45 à 17h

24 avril 2019

Jacques Toubon : l'importance de lutter contre les refus de soins

24 avril 3.pngSource: Seronet

Récemment, les services du Défenseur des droits ont lancé une campagne contre les refus de soins. Qui concernent-ils et quels sont les moyens efficaces pour lutter contre cet obstacle majeur dans l'accès aux soins des personnes les plus vulnérables ? Jacques Toubon, le Défenseur des droits, présente ses initiatives, commente les rares données existantes et lance de nouvelles pistes.

En matière de refus de soins, quelle est aujourd'hui l'ampleur du phénomène et son évolution ces dernières années ?

Jacques Toubon : L'accès aux soins des personnes en situation de précarité n'est malheureusement pas acquis. En effet, malgré les actions conduites en faveur de l'amélioration de l'accès aux soins, les comportements et pratiques de certains professionnels et établissements de santé constituent un obstacle à l'accès effectif aux soins. Les situations de refus de soins discriminatoires, c'est-à-dire des refus de soins fondés sur le type de protection sociale (CMUC/ACS ou AME) (1) ou sur un critère prohibé de discrimination, perdurent malheureusement.

Toutefois, nous constatons que les refus de soins directs avec des professionnels qui refusent ouvertement de recevoir des patients-es (« Non, je ne reçois pas les bénéficiaires de la CMU-C dans mon cabinet ») sont de moins en moins nombreux. En revanche, les refus de soins indirects (« Je peux vous recevoir mais il y aura un dépassement d'honoraire ») tendent à augmenter. Ces refus sont plus insidieux et donc difficiles à caractériser. Les professionnels connaissent désormais les sanctions qui peuvent être prononcées à leur encontre en cas de refus de soins, c'est pourquoi, certains mettent en place des stratégies de contournement pour éviter des patients-es.

Les principaux auteurs de refus de soins discriminatoires sont les professionnels de santé qui exercent en secteur 2 (2). Ce sont les refus de soins dans les cabinets libéraux qui sont le plus souvent observés, pas le biais d'opération de tests de situation. Si des refus de soins au sein d'établissements de santé peuvent également être recensés, ces derniers n'ont cependant pas encore fait l'objet de travaux de recherches afin de les objectiver.

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15 avril 2019

Femmes : où en est la réponse en addictologie ?

24 avril 1.pngSource: Seronet

La question de l'amélioration du soin et de l'accompagnement des femmes usagères de drogues connaît une attention croissante de la part des pouvoirs publics comme des praticiens, mais les données concernant les réponses apportées sont encore parcellaires. Afin de renforcer les connaissances sur ces sujets, l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) (1) a lancé au début de l'année 2018, l'enquête Ad-femina s'adressant aux centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa), aux centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (Caarud), aux équipes de liaison et de soins en addictologie (Elsa) et aux différents services hospitaliers. L'ensemble de ces professionnels-les étaient invités-ées à décrire les actions développées en direction des publics féminins l'année précédente.

Au total, 338 structures en addictologie, soit 26 % du total, ont répondu et un quart (80) ont été en mesure de décrire des activités menées en 2017, indique l'enquête Ad-femina. Les principaux résultats ont été publiés le 8 mars, à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, dans un numéro de la revue Tendances. « Même si les premiers dispositifs d'addictologie s'adressant aux femmes sont apparus dans les années 1970, leur présence est jusqu'ici restée marginale dans l'offre de soins », rappelle, en préambule, un communiqué de presse de l'OFDT consacré à cette enquête (2). Aujourd'hui, les enjeux d'amélioration du soin et d'accompagnement des femmes usagères de drogues font l'objet d'une attention grandissante des pouvoirs publics comme des professionnels-les de santé ; reste que les données concernant ce qui est mis en œuvre aujourd'hui sont partielles et méconnues. C'est ce manque que l'enquête Ad-femina de l'OFDT entend pallier. Elle a consisté à questionnaire auto-administré en ligne, adressé aux structures qui, en France, accueillent les personnes consommatrices de drogues. « Au total donc, 338 structures en addictologie (soit 26 % du total) ont répondu et un quart (80) ont été en mesure de décrire des activités menées en 2017 », rapporte le communiqué de l'OFDT.

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10 avril 2019

VIH : les failles du dépistage en France

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Source: Seronet

Tout juste publiées avant le Sidaction (5 au 7 avril 2019), les données épidémiologiques 2019 ne sont pourtant pas de première jeunesse. Le nombre et le profil de celles et ceux qui se contaminent, sonnent comme des (éternels) recommencements. Alors que les données se faisaient attendre, l'impact sur l'épidémie des stratégies de lutte contre le VIH tarde, lui aussi, à se montrer.

S'il y a bien un espace où beaucoup recherchent l'instabilité, c'est dans les chiffres du VIH. Mais le complément d'informations de Santé publique France, livré le 28 mars dernier, confirme que ce n'est pas pour cette année, 2019 qui donne les chiffres de 2017. Depuis 2010, les constats sont un peu désespérément les mêmes : un nombre de nouvelles découvertes de séropositivité toujours élevé, autour de 6 000 cas annuels (6 400 en 2017), une forte proportion chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (41 %) et les personnes nées à l'étranger, peu importe leur orientation sexuelle. L'activité du dépistage est certes un peu en hausse (5,6 millions de tests, +12 % entre 2010 et 2017) mais le nombre d'autotests VIH vendus (73 000), ou le nombre de Trods (55 770) n'augmente plus en 2017. « Ces modalités de dépistage restent très marginales par rapport aux sérologies réalisées en laboratoires de biologie médicale », ajoute Santé publique France, et sont donc trop faibles pour inverser une quelconque tendance. Les chiffres stables (cités ci-dessus) montrent que la (très légère) montée en charge des tests VIH n'a probablement pas touché les groupes les plus vulnérables (les hommes gays et les hommes nés à l'étranger), là où l'épidémie se concentre en France. Chez les hétérosexuels, 75 % des nouveaux cas concernent celles et ceux nés à l'étranger. Chez les hommes ayant des rapports avec d'autres hommes (HSH), la part des découvertes qui touchent des HSH nés à l'étranger représente 26 % des cas. Seul élément nouveau, leur nombre a augmenté de 67 % entre 2010 et 2017. Preuve éclatante que c'est dans ces groupes, qui se croisent parfois, qu'il faut réussir à intervenir. Et intervenir tôt.

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4 avril 2019

[FR/DE] Communiqué de presse: Gilead et son brevet bloque de nouveau l'accès aux soins en Suisse

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FR/DE (Für Deutsch, siehe weiter unten)

Communiqué de presse
Genève, le 2 avril 2019
GILEAD ET SON BREVET BLOQUE DE NOUVEAU L'ACCÈS AUX SOINS EN SUISSE !

GILEAD est le détenteur du brevet sur le Truvada, nom de marque de sa combinaison le ténofovir (TDF) et l'emtricitabine (FTC), seule combinaison pouvant servir à la prophylaxie pré-exposition contre le VIH (PrEP).

La PrEP est une combinaison de molécules antirétrovirales qui protège les personnes non porteuses du VIH contre la transmission du virus. Ce traitement préventif du VIH est aujourd'hui un dispositif clé dans la lutte contre le VIH.


En Suisse la PrEP n'est pas accessible car le seul médicament pouvant être utilisé, le Truvada de GILEAD, coûte CHF 900 par mois et n'est, de ce fait, pas remboursé par l'assurance obligatoire des soins (LAMal) lorsqu'il est prescrit pour cet usage. Ce coût est parfaitement inabordable pour la plupart des personnes le nécessitant.

Le coût de fabrication du Truvada ou de ses génériques se situe en dessous de CHF 10.- par mois de traitement. Le prix de vente des génériques à l'étranger, entre CHF 22.- et CHF 80.- par mois, est jusqu'à 20 fois moins cher que le Prix du Truvada en Suisse. À l'heure actuelle, ces génériques moins coûteux ne peuvent être commercialisés en Suisse.

Swissmedic a enfin autorisé un générique TDF/FTC (de Mepha) aussi bien pour la PrEP que pour le traitement du VIH mais, comme attendu, GILEAD attaque Mepha au Tribunal fédéral des brevets !

Si le Tribunal donne raison à GILEAD, le générique sera de nouveau interdit de commercialisation en Suisse et la PrEP restera inabordable pour la majorité de la population suisse.

Le Tribunal fédéral avait déjà rendu le 11 juin 2018, un arrêt protégeant le monopole octroyé à GILEAD pour son antirétroviral Truvada (Arrêt de Tribunal fédéral 4A_576/2017 du 11 juin 2018), et ce bien que les tribunaux des pays avoisinants eussent invalidé le brevet.

En dépit de cet arrêt et refusant déjà depuis des années de commercialiser son Truvada pour la PrEP, GILEAD a continué de laisser ce monopole inutilisé en maintenant son opposition à toutes les tentatives de la part des génériqueurs de rendre accessible la PrEP de manière abordable.

Cette situation scandaleuse illustre de manière flagrante comment les monopoles dont jouit l'industrie pharmaceutique contrecarrent l'intérêt public et individuel d'avoir un accès à un système de santé de qualité à un prix raisonnable pour la collectivité. De plus, les médicaments brevetés représentant 16% du total des coûts de l'assurance maladie, ce monopole est un des principaux moteurs de son augmentation.

Ces prix exorbitants sont déjà la cause de décisions de rationnement par l'OFSP. Si cela continue, le rationnement de l'accès aux traitements deviendra la règle en Suisse.

Une réforme fondamentale du système des brevets est devenue impérative si l'on veut éviter qu'une part toujours plus importante de la population ne soit exclue des soins et des mesures de prévention.

Contact médias : Sascha Moore Boffi. +41 079 218 8372, sascha.moore@groupesida.ch

Checkpoint Genève, Checkpoint Vaud, Dialogai, Empreinte, Aide Suisse contre le sida, Groupe sida Genève


Pressemitteilung
Genf, den 2. April 2019
GILEAD UND DESSEN PATENT VERSPERREN ERNEUT DEN ZUGANG ZUR GESUNDHEITSVERSORGUNG IN DER
SCHWEIZ!


Das einzige geeignete Medikament für eine HIV-Prä-Expositionsprophylaxe (PrEP) ist eine Kombination von Tenofovir (TDF) und Emtricitabine (FTC), die unter dem Markennamen Truvada vom Patentinhaber GILEAD kommerzialisiert wird.

Die PrEP ist eine orale Chemoprophylaxe, die HIV-negativen Menschen mit temporär hohem HIV-Risiko die Möglichkeit bietet, sich vor einer HIV-Infektion zu schützen. Die PrEP ist heute eines der Schlüsselelemente im Kampf gegen HIV.

Das einzige für eine PrEP Indikation geeignete Medikament, das in der Schweiz verkauft werden darf, ist Truvada von GILEAD, dessen Preis knapp unter CHF 900 pro Monat liegt und für diese Indikation nicht kassenpflichtig ist. Somit bleibt die PrEP für die meisten Schweizer unerschwinglich und der Zugang zu PrEP in der Schweiz wird schlicht verunmöglicht.

Die Herstellungskosten für das Medikament Truvada oder dessen Generika liegen unter CHF 10.- pro Behandlungsmonat. Die im Ausland verkauften Generika, deren Preise zwischen CHF 22.- und CHF 80.- pro Behandlungsmonat liegen, sind bis zu zwanzig Mal günstiger als das in der Schweiz verkaufte Medikament Truvada. Aktuell dürfen aber diese Generika in der Schweiz nicht verkauft werden.

Endlich hat Swissmedic ein TDF/FTC Generika (von Mepha) sowohl für die PrEP als auch für die Behandlung der HIV-Infektion zugelassen. Und wie erwartet hat GILEAD vor dem Bundespatentgericht Klage gegen Mepha erhoben!

Bekommt GILEAD vom Bundespatentgericht Recht, wird die Kommerzialisierung günstigerer Generika in der Schweiz wieder einmal verboten und die PrEP bleibt weiterhin für die meisten Benützer unerschwinglich.

Am 11. Juni 2018 wurde das Monopol von GILEAD schon einmal durch das Bundesgericht geschützt und das, obwohl die höchsten Gerichte aller umliegenden Länder das Patent für nichtig erklärt hatten (Urteil des Bundesgerichts 4A_576/2017 vom 11. Juni 2018).

Trotz dieses Entscheids und nachdem GILEAD sich jahrelang geweigert hat, das Medikament Truvada in der Schweiz für die PrEP zu verkaufen, lässt Gilead sein Monopol weiterhin unbenützt. Gilead verbietet zudem den Generikaherstellern ihre preisgünstigeren Generika in der Schweiz zu vertreiben.

Dieser skandalöse Zustand zeigt auf eindrückliche Weise, wie die Monopole der Pharmaindustrie gegen jegliches öffentliche und individuelle Interesse am Zugang zu einer sowohl qualitativ hochstehenden als auch erschwinglichen Gesundheitsversorgung für alle verstösst. 16% der Gesamtsumme der Krankenversicherungsprämien entfallen auf unter Patent stehende Medikamente und sind somit ein wesentlicher Treiber des Anstiegs der Krankenversicherungskosten.

Diese masslos überhöhten Preise zwingen das BAG schon jetzt, den Zugang teilweise zu rationieren. Wenn wir jetzt nichts dagegen unternehmen, wird diese Rationierung zum Normalfall.

Eine grundlegende Reform des Patentsystems ist dringend nötig, wenn verhindert werden soll, dass ein immer größerer Teil der Bevölkerung von der Gesundheitsversorgung und von Präventionsmassnahmen ausgeschlossen wird.

Medienanfragen: Sascha Moore Boffi. +41 079 218 8372, sascha.moore@groupesida.ch

Checkpoint Genf, Checkpoint Waadt, Dialogai, Empreinte, Aids-Hilfe Schweiz, Groupe sida Genève

28 mars 2019

L'abus de brevets nuit gravement à la santé : GILEAD et son brevet bloque de nouveau l'accès aux soins en Suisse!

FR/DE (Für Deutsch, siehe weiter unten)

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GILEAD et son brevet bloquent denouveau l'accès aux soins en Suisse!

Si le Tribunal donne raison à Gilead, le générique sera de nouveau interdit de commercialisation en Suisse. La PrEP restera inabordable.

Swissmedic a enfin autorisé un générique TDF/FTC (de Mepha) aussi bien pour la PrEP (prophylaxie pré-exposition contre le VIH) que pour le traitement du VIH mais GILEAD attaque Mepha au Tribunal fédéral des brevets.

En Suisse la PrEP n'est pas accessible car le seul médicament disponible, le Truvada de GILEAD, coûte CHF 900 par mois et n'est, de ce fait, pas remboursé par l'assurance obligatoire des soins (LAMal) lorsqu'il est prescrit pour cet usage. Ce coût est parfaitement inabordable pour la plupart des utilisateurs. À l'heure actuelle, des médicaments génériques moins coûteux ne sont pas disponibles en pharmacie en Suisse.

La PrEP est une combinaison de molécules antirétrovirales qui protège les personnes non porteuses du VIH contre la transmission du virus. Ce traitement préventif du VIH est aujourd'hui un dispositif clé dans la lutte contre le VIH.

21% = la part que représentent les médicaments dans le montant total des primes de l'assurance maladie.1

80% des médicaments couverts par l'assurance maladie obligatoire sont encore sous brevet et bénéficient donc encore d'un monopole.2

Le prix des médicaments pris en charge par l'assurance maladie obligatoire est défini en comparant avec les prix publiés dans 9 pays d'Europe voisins.3 Mais les prix avec lesquels la comparaison est faite ne sont pas les prix effectivement payés car ces pays voisins négocient par la suite des prix nettement plus bas (jusqu'à 50% de rabais).4

Par exemple : les traitements DAA contre l'hépatite C sont affichés en France entre € 24'000 (Sovaldi) et € 36'000 (Harvoni) pour 3 mois de traitement5 alors que, selon nos renseignements6, le prix effectivement payé par le système de santé français est plus proche de € 12'000 pour les 3 mois du traitement curatif.

Le prix d'un médicament n'est donc pas décidé par l'OFSP mais par la pharma qui publie des prix « bidons » en vue de fausser les comparaisons.7 De plus, les pharmas visent à fixer les prix en fonction de la plus-value - calculé par la pharma nota bene - que le médicament apporte à la population.

Le coût de développement moyen d'un médicament l'industrie a été chiffrés à 2.6 milliards de dollars par médicament qui arrive sur le marché. Ce calcul prend en compte la part des coûts de développement des médicaments qui échouent.8

VIH : Le Truvada coûte CHF 900 par patient par mois à l'assurance maladie obligatoire en Suisse, alors qu'il ne coûte que CHF 8 par patient par mois à fabriquer.9 Les génériques coûtent € 180 par patient par mois en France et € 50 en Allemagne. Gilead a vendu pour
plus de $ 35 milliards de Truvada depuis 2006.10

Hépatite C : Le Harvoni de Gilead qui guérit l'hépatite C coûte environ CH 43'000 par traitement par patient à l'assurance maladie obligatoire mais coûte moins de $ 200 par traitement à fabriquer. Son développement avait coûté un peu moins de $ 300 millions de francs à la société pharmaceutique Pharmaset. Après son rachat par Gilead, ce dernier n'a vraisemblablement pas dépensé plus de $ 125 millions en essais cliniques de phase 3. Les ventes par Gilead de produits contenant le Sovaldi totalisent près de $ 58 milliards.11

Cancer du sein : Un médicament comme l'Herceptin de Roche, un anticorps monoclonal contre certains cancers du sein, coûte un peu plus de CHF 36'000 par année par patient à l'assurance obligatoire des soins mais ne coûte que CHF 50 à fabriquer. Il a rapporté plus de $ 85 milliards à Roche alors que les coûts de développement, de fabrication et de distribution ne dépassent pas 15% ($ 12.7 milliards) de ce montant.12

Ces prix exorbitants sont déjà la cause de décisions de rationnement par l'OFSP. Si cela continue, le rationnement de l'accès aux traitements deviendra la règle en Suisse.

1. OFSP, Statistique de l'assurance maladie obligatoire 2016

2. Interpharma, Le marché du médicament en Suisse, 2018

3. Article 34abis, alinéa 1 de l'ordonnance sur les prestations de l'assurance des soins, OPAS : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France, Grande-Bretagne, Pays-Bas et Suède

4. Morgan Steven G., Vogler Sabine et Wagner Anita K., Payers' experiences with confidential pharmaceutical price discounts: A survey of public and statutory health systems in North America, Europe, and Australasia, Health Policy (Amsterdam, Netherlands) 121 (4), 04.2017, pp. 354?362.

5. Avis relatif aux prix de spécialités pharmaceutiques publiés en application de l'article L. 162-16-5 du code de la sécurité sociale.

6. Renseignements fournis par AIDES, France.

7. Pascal Strupler, Directeur OFSP, Infrarouge TSR, 25. Février 2019

8. DiMasi JA, Grabowski HG, Hansen RA. Innovation in the pharmaceutical industry: new estimates of R&D costs. Journal of Health Economics 2016;47:20-33

9. Hill, A, Khoo, S, Fortunak, J, Simmons, B, Ford, N. Minimum costs for producing Hepatitis C direct?acting antivirals for use in large?scale treatment access programs in developing countries. Clin Infect Dis 2014; 58: 928- 36.

10. Gilead Earnings Reports 2007-2018

11. Hill, A, Khoo, S, Fortunak, J, Simmons, B, Ford, N. Minimum costs for producing Hepatitis C direct?acting antivirals for use in large?scale treatment access programs in developing countries. Clin Infect Dis 2014; 58: 928- 36.

12. TSR, Mise au point, 17.02.2019, 20h12, Les médicaments contre le cancer, mine d'or des pharmas


[DE]

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GILEAD und dessen Patent versperren erneut den Zugang zur Gesundheitsversorgung in der Schweiz!

Bekommt GILEAD vom Bundespatentgericht Recht, wird die Kommerzialisierung günstigerer Generika in der Schweiz wieder einmal verboten und die PrEP bleibt weiterhin für die meisten Benützer unerschwinglich.

Endlich hat Swissmedic ein TDF/FTC Generika (von Mepha) sowohl für die HIV-Prä-Expositionsprophylaxe (PrEP) als auch für die Behandlung der HIV-Infektion zugelassen. Und wie erwartet hat GILEAD vor Bundespatentgericht Klage gegen Mepha erhoben!

Das einzige für eine PrEP Indikation geeignete Medikament, das in der Schweiz verkauft werden darf, ist Truvada von GILEAD, dessen Preis knapp unter CHF 900 pro Monat liegt und für diese Indikation nicht kassenpflichtig ist. Somit bleibt die PrEP für die meisten Schweizer unerschwinglich und der Zugang zu PrEP in der Schweiz wird schlicht verunmöglicht. Aktuell verhindert GILEAD zivil- und strafrechtlich jeglichen Verkauf günstigerer Generika in Schweizer Apotheken.

Die PrEP ist eine orale Chemoprophylaxe, die HIV-negativen Männern und Frauen mit temporär hohem HIV-Risiko die Möglichkeit bietet, sich vor einer HIV-Infektion zu schützen. Die PrEP ist heute eines der Schlüsselelemente im Kampf gegen HIV.

21% = Anteil der Medikamente an der Gesamtsumme der Krankenversicherungsprämien.1

80% der kassenpflichtigen Medikamente stehen noch unter Patentschutz und geniessen daher eine Monopolstellung.2

Der Preis für kassenpflichtige Medikamente wird im Vergleich mit den Listenpreisen von 9 europäischen Nachbarländern bestimmt.3 Dabei handelt es sich aber bei diesen Preisen meistens nicht um die vom Gesundheitssystem effektiv bezahlten Preise. Diese können durch Rabatte oder Rückvergütungen effektiv bis zu 50% niedriger sein.4

Ein Beispiel: In Frankreich bewegen sich die angegebenen Preise für die dreimonatige DAA Behandlung gegen Hepatitis C zwischen € 24'000 (Sovaldi) und €36'000 (Harvoni) 5, während der vom französischen Gesundheitssystem effektiv bezahlte Preis für eine dreimonatiger Behandlung nach den uns vorliegenden Informationen6 etwa € 12'000 entspricht.

Demzufolge wird der Preis nicht vom BAG bestimmt, sondern von der Pharmaindustrie anhand wissentlich irreführender Scheinpreislisten.7 Ausserdem zielt die Pharmaindustrie darauf ab, die Preise möglichst nach gesellschaftlichem Nutzen - selbstverständlich aufgrund pharmaeigener Berechnungen - festzulegen.

Die Kosten für Forschung und Entwicklung eines Medikamentes bis es auf den Markt kommt, inklusive der Kosten für gescheiterte Medikamente, werden auf durchschnittlich $ 2.6 Milliarden geschätzt.8

HIV: Für Truvada zahlt die obligatorische Schweizer Krankenversicherung pro Patienten im Monat CHF 900, obwohl die Herstellungskosten für dieses Medikament nur mit etwa CHF 9 pro Patienten und pro Monat beziffert werden.9 Der Preis für zugelassene Generika dieses Medikamentes pro Patienten und pro Monat beträgt in Frankreich € 180 und in Deutschland € 70. Der Gesamtumsatz, den GILEAD seit 2006 mit dem weltweiten Verkauf von Truvada erzielte, übersteigt $ 35 Milliarden.10

Hepatitis C: Das von GILEAD vertriebene Medikament Sovaldi, das zur Heilung von Hepatitis C eingesetzt wird, kostet die obligatorische Krankenversicherung ungefähr CHF 43'000 pro Patienten, ist jedoch für weniger als $ 200 pro Behandlung herzustellen.9 Die Entwicklungskosten des pharmazeutischen Unternehmens Pharmasset blieben unter $ 300 Millionen und nach der Übernahme durch GILEAD wurden schätzungsweise nicht mehr als $ 125 Millionen für klinische Versuche ausgegeben. Der weltweite Absatz von Sovaldi-Produkten beläuft sich auf $ 58 Milliarden. 11

Brustkrebs: Ein Medikament gegen bestimmte Formen von Brustkrebs, wie Herceptin von Roche, kostet die obligatorische Krankenversicherung pro Patienten pro Jahr CHF 36'000, obwohl die Herstellungskosten bei CHF 50 liegen. Herceptin hat Roche weltweit über 85 Milliarden Dollar eingebracht, wobei die Entwicklungs-, Herstellungs- und Vertriebskosten von $ 12.7 Milliarden nur knapp 15% dieses Umsatzes ausmachen. 12

Diese masslos überhöhten Preise zwingen das BAG schon jetzt, den Zugang teilweise zu rationieren. Wenn wir jetzt nichts dagegen unternehmen, wird diese Rationierung zum Normalfall.

1. Bundesamt für Gesundheit, Statistik der obligatorischen Krankenversicherung 2016.

2. Interpharma, Pharma-Markt Schweiz 2018.

3. Art. 34abis, Abs. 1 Krankenleistungsverordnung KLV: Deutschland, Österreich, Belgien, Dänemark, Finnland, Frankreich, Gross-Britannien, Niederlande et Schweden.

4. Morgan Steven G., Vogler Sabine et Wagner Anita K., Payers' experiences with confidential pharmaceutical price discounts: A survey of public and statutory health systems in North America, Europe, and Australasia, Health Policy (Amsterdam, Netherlands) 121 (4), 04.2017, pp. 354?362.

5. Avis relatif aux prix de spécialités pharmaceutiques publiés en application de l'article L. 162-16-5 du code de la sécurité sociale.

6. Nach Auskunft von AIDES, Frankreich.

7. Pascal Strupler, Direktor das BAG, Infrarouge TSR, 25. Februar 2019

8. DiMasi JA, Grabowski HG, Hansen RA. Innovation in the pharmaceutical industry: new estimates of R&D costs. Journal of Health Economics 2016;47:20-33

9. Hill, A, Khoo, S, Fortunak, J, Simmons, B, Ford, N. Minimum costs for producing Hepatitis C direct?acting antivirals for use in large?scale treatment access programs in developing countries. Clin Infect Dis 2014; 58: 928- 36.

10. Gilead Earnings Reports 2007-2018

11. Hill, A, Khoo, S, Fortunak, J, Simmons, B, Ford, N. Minimum costs for producing Hepatitis C direct?acting antivirals for use in large?scale treatment access programs in developing countries. Clin Infect Dis 2014; 58: 928- 36.

12. TSR, Mise au point, 17.02.2019, 20h12, Les médicaments contre le cancer, mine d'or des pharma


21 mars 2019

Les primes maladie sont la 2e raison d'endettement

primes endettement.pngSource: 20 minutes

L'augmentation annuelle des primes maladie et la diminution des réductions font basculer de plus en plus de Suisses dans la spirale des dettes.

Le nombre de personnes qui s'endettent parce qu'elles n'arrivent pas à payer leurs primes d'assurance-maladie augmente chaque année de un à deux pourcents. Ces dettes se classent juste après celles fiscales.

Parmi les ménages endettés, 58% l'étaient à cause des primes maladie en 2015, contre 62% en 2017, selon des chiffres de Dettes Conseils Suisse, que Keystone-ATS s'est procuré.

L'augmentation annuelle des primes associée à la diminution des réductions de primes dans les cantons ont aggravé la situation des personnes avec des bas revenus, a expliqué à l'agence Sébastien Mercier, de Dettes Conseils Suisse. Il confirmait un article de la Sonntagszeitung.

Les plus touchés sont les «working poor», les personnes qui, malgré un emploi, vivent sous le seuil de pauvreté: 72% d'entre elles ont des dettes liées aux primes maladie. «Si les réductions de primes avaient l'effet souhaité, cela ne devrait pas arriver», a ajouté M. Mercier.

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