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11 mars 2019

CROI 2019: un traitement injectable anti-VIH à action prolongée maintient la suppression virale

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Source: nam aidsmap

Selon les résultats de deux essais de phase III présentés à la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI 2019), une association de deux médicaments anti-VIH injectables à action prolongée, prise une fois par mois, présentait un très faible taux d'échec thérapeutique et un profil d'innocuité favorable.

Une association par injection de cabotégravir, un inhibiteur expérimental de l'intégrase, et de rilpivirine, un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) actuellement disponible sous forme de pilule (Edurant), a maintenu la suppression virale chez les personnes qui passaient d'un traitement oral standard (dans le cadre de l'essai ATLAS), et chez les personnes jusqu'alors non traitées après une courte période d'induction de trois médicaments (dans l'essai FLAIR).

Dans les deux études, les données pharmacocinétiques ont montré que les concentrations sanguines de cabotégravir et de rilpivirine sont restées supérieures aux seuils d'efficacité tout au long de l'étude et étaient comparables aux concentrations atteintes avec les préparations orales correspondantes.

Les participants à l'étude se sont dits très satisfaits des injections mensuelles par rapport aux pilules quotidiennes, et ont presque tous indiqué qu'ils préféreraient utiliser la méthode injectable.

8 mars 2019

8 mars: les femmes et le VIH en Suisse, un témoignage

A l'occasion du 8 mars, de la Journée internationale de la lutte pour le droit des femmes, nous avons souhaité à notre manière parler des combats des femmes séropositives en Suisse, à travers le témoignage de Barbara Pralong Seck, directrice adjointe du Groupe sida Genève.

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Tu es présente dès la création du Groupe sida Genève, il y a 32 ans maintenant. On dit souvent que tu en es la mémoire vivante. Quelle a été la place des femmes (les concernées et/ou les militantes) dès les débuts de l'épidémie à Genève ?

En 1987, les premières personnes à se présenter au Groupe sida Genève sont les hommes homosexuels, durement frappés dès le début de la pandémie. Vers les années 1990, les femmes enfin sont venues dans notre association. La plupart d'entre elles, veuves de leurs compagnons déjà décédés, avaient des enfants, et elles cherchaient de l'aide car elles étaient très isolées, fragilisées, rejetées par leurs familles et de leurs proches. Le sida faisait à l'époque extrêmement peur et l'environnement direct des personnes touchées par le VIH/sida n'était pas encore très informé des modes de transmission.

Plusieurs des enfants de ces femmes étaient aussi séropositifs. A l'époque, il n'y avait pas de traitement efficace, seulement l'AZT comme réponse médicale. Les femmes se sont alors fortement mobilisées entre elles et ont fondé dans notre association le premier groupe de paroles destiné uniquement aux femmes. Elles cherchaient aussi activement des familles d'accueil pour leurs enfants dans l'idée certaine qu'ils allaient être orphelins à court terme. La Doctoresse Claire-Anne Wyler Lazarevic, pédiatre à l'Hôpital des enfants, toujours en activité de nos jours, suivait médicalement et humainement tous les enfants nés avec le VIH. Elle a été d'une aide précieuse, militante, compétente et humaine et a mobilisé le réseau médico-social afin de soutenir ces femmes et leurs enfants.

Le groupe de paroles pour les femmes séropositives existe toujours en 2019. Les femmes ont toujours défendu leurs enfants, leurs familles, et après le réponse thérapeutique donnée par le traitement efficace en 1996, elles ont continué à se mobiliser pour les droit des femmes, revendiqué leurs droits à une vie professionnelle, affective, sexuelle, sociale .... Les femmes sont des guerrières lorsqu'il s'agit de défendre leurs enfants et leurs droits. Ce sont les premières à avoir osé témoigné à visage découvert en donnant des interviews aux médias, à participer à des tables rondes ... Plusieurs d'entre elles aujourd'hui sont décédées et leurs enfants sont restés en lien avec l'association et maintenant ils nous présentent leurs enfants qui sont tous nés séronégatifs. En venant à l'association, nous pouvons ensemble évoquer des souvenirs de leurs parents, surtout de leurs mamans et parfois nous pouvons aussi souligner les ressemblances physiques ou de caractère entre les générations ....

Comment a évolué ton travail au cours des années auprès des femmes?

Mon travail s'est complètement modifié entre les années 1990 et 2019 et cela en raison de l'histoire du sida elle-même. Au début, j'ai beaucoup travaillé dans l'accompagnement à la mort des personnes touchées par le VIH/sida. Nous étions dans les soins palliatifs essentiellement, nous aidions aussi les membres à préparer leurs morts avec les testaments biologiques, les droits de successions, le placement de leurs enfants ....

Ensuite lorsque les traitements thérapeutiques sont arrivés, nous les avons soutenus dans l'acceptation de cette réalité, vivre le quotidien avec beaucoup de médicaments, d'effets secondaires, la peur de se retrouver à la case départ car le recul médical nécessaire sur les traitements n'était pas suffisant pour avoir des certitudes de vie .... Et ensuite, il y a eu le SwissTreatment, en 2008, lorsque le Dr Hirschel Bernard a affirmé qu'une personne sous traitements efficaces depuis plus de 6 mois qui avait une virémie indétectable ne transmettait plus le virus sexuellement ... Là, il a fallu, des mois et des mois de discussions, de soutiens, d'explications pour que les personnes séropositives réussissent à y croire et à oser, oser revivre, oser aimer, oser vivre une vie sexuelle, oser faire des enfants sans culpabiliser, oser se projeter, oser reprendre une activité, oser en parler à ses proches ...

Je dirai que j'ai eu la chance au Groupe sida Genève, d'approcher l'urgence de vie, d'apprendre grâce aux personnes séropositives à vivre l'essentiel et je n'ai pas dû l'apprendre au prix de ma vie, ce sont eux qui m'ont appris cela au prix de la leur. Je suis donc profondément reconnaissante de ce cadeau immense qu'elles m'ont offertes dans l'apprentissage de l'essentiel et de l'humilité, savoir et accepter qu'on ne peut pas porter la vie de l'autre, les souffrances de l'autre, ...on peut juste être présent dans l'écoute, la bienveillance, le non-jugement, l'accompagnement et quand il y a injustice ou discrimination, nous portons leurs voix hauts et forts et nous essayons de la faire en gardant leur dignité et leurs paroles...

Au Groupe sida Genève, j'ai eu la chance d'avoir plusieurs vies professionnelles, plusieurs vies ici comme si j'avais déjà vécu .... Il y a eu tant d'intensité de vie, d'amour, de combats, .... Je suis une femme extrêmement reconnaissante et chanceuse d'avoir pu bénéficier de l'expérience de vie des personnes qui ont vécu et survécu au VIH/sida.

A ton avis, quels sont les challenges que rencontrent aujourd'hui les femmes séropositives en Suisse et quelle réponse peut y apporter le Groupe sida Genève?

Les difficultés rencontrées par les femmes séropositives en Suisse aujourd'hui sont les mêmes que pour toutes les femmes en général en Suisse, le droit aux égalités salariales, le droit des diversités sexuelles, le droit à l'intégrité corporelle, le droit de décider pour son corps, le droit de choisir son traitement, le droit de mourir dignement .... Et ils y a encore beaucoup d'autres droits pour lesquelles les femmes se battent en Suisse et dans le monde du reste ...

La différence pour une femme séropositive, c'est que ces difficultés se trouvent accentuées. D'une certaine manière on peut dire que le VIH joue le rôle d'un révélateur de ces inégalités. Pour ce qui est des relations interpersonnelles, il reste une très forte stigmatisation du VIH. Le VIH fait encore de nos jours excessivement peur et cela est souvent une barrière à de nouvelles relations affectives et sexuelles car elles ont peur d'en parler, peur d'être rejetées ...

Dans le cadre du travail en 2019, que cela soit les hommes ou les femmes, malheureusement beaucoup se sentent contraints à taire leur séropositivité dans le monde du travail car cela amène souvent des discriminations et des rejets....

Le Groupe sida Genève soutient ces femmes dans leurs soucis quotidiens, familiaux, juridiques et affectifs par des projets multiples que nous proposons.

Qu'est-ce que la lutte contre le VIH/sida peut apporter au mouvement de lutte pour le droit des femmes en général ?

Pour être succincte, je pense que les femmes lorsqu'elles se mettent ensemble pour porter une cause sont des battantes, des lionnes, des guerrières .... Elles sont percutantes, elles sont dignes, elles sont courageuses, elles sont créatives, elles sont inventives, elles sont extrêmement résistantes sur le long terme .... Les femmes séropositives se trouvent souvent à l'intersection de plusieurs types de vulnérabilités : genre, précarité, éventuel parcours migratoire, etc. Ce qu'elles peuvent apprendre au mouvement de lutte pour les droits des femmes en général c'est l'importance de l'inclusion de toutes et de la lutte contre la stigmatisation.

Je suis fière de travailler au Groupe sida Genève dans la lutte contre le sida, reconnaissante de tout ce que j'ai appris, émue de tout ce que j'ai reçu et en mouvement et vibrante de tout ce que nous pouvons encore inventer et construire ensemble avec tous les membres de l'association ....

Chaque instant est un cadeau...
Chaque vie est essentielle ....

6 mars 2019

"Responsabilisation" des assuré-e-s: une mesure contreproductive

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Un nouveau report des charges des frais de santé sur les assurés est en route au parlement avec la décision de la Chambre des cantons d'accepter l'adaptation aux coûts de la santé par assuré de la franchise ordinaire - c'est-à-dire la plus basse -, comme l'avait déjà fait le national en novembre de l'année dernière. La franchise augmentera de 50.- à chaque fois que les coûts bruts par assuré dépasseront 13 fois la franchise ordinaire. Une fois la loi en vigueur, la franchise ordinaire passera à 350.- par année.

Le parti socialiste a d'ores et déjà annoncé vouloir saisir le referendum contre l'augmentation des franchises : https://www.sp-ps.ch/fr/publications/communiques-de-presse/le-ps-combattra-par-referendum-laugmentation-des-franchises

18.036 KVG. LAMal. Adaptation des franchises à l'évolution des coûts

Par chance, la chambre haute n'est pas entrée en matière sur une autre mesure dans la même lignée voulue par ces mêmes partisans qui visait à forcer les assuré-es à rester pour trois ans dans une franchise élevée forçant celles et ceux qui découvrent une maladie grave ou chronique à affronter une dépense catastrophique de santé vidant ainsi l'assurance maladie sociale de son sens.

Le Groupe sida Genève avait interpellé les députés du Conseil des états en leur demandant de renoncer à ces mesures.

15.468 LAMal. Renforcer la responsabilité individuelle

La responsabilisation des assurés est avancé par les partisans de cette démarche comme étant nécessaire pour leur faire prendre conscience des coûts qu'ils engendrent à l'assurance maladie sociale et donc à la collectivité. L'utilité de cette démarche échappe à toute logique lorsqu'on sait que la Suisse est le pays d'Europe où les assurées consultent le moins souvent leurs médecins mais où ils ou elles payent la plus grande part des frais de santé de leur propre poche.

La pratique de reporter une part plus importante des coûts de la santé sur celles et ceux qui en en le moins les moyens de porter ces charges intervient alors que les primes ont atteints un niveau insupportable pour toujours plus d'assurés. La conséquence en sera une augmentation du nombre de personnes forcées de renoncer pour des raisons financières à consulter un médecin pour un problème de santé non élucidée ou à suivre un traitement vital pour leur santé.

Aucun de ces deux projets n'apportera de réduction significative des coûts de la santé puisqu'ils ne font que changer l'argent de poche comme le disait le Conseiller fédéral en charge Alain Berset lors des débats.

Lorsqu'il sera temps de payer pour cette politique de l'autruche, la note sera salée.

4 mars 2019

Médicaments: le grand hold-up?

medicaments grand hold-up.pngSource : RTS

L'émission Infrarouge de la RTS sur la thématique du prix des médicaments est désormais accessible en ligne:

Des marges phénoménales, des traitements facturés plus de 80 fois leur coût de fabrication, une opacité générale sur les prix. Les médicaments contre le cancer ont coûté plus d'un milliard de francs aux assurés suisses en 2018.

De plus en plus de voix s'élèvent pour demander des comptes aux géants de l'industrie pharmaceutique.

Derrière les anticancéreux, c'est le prix des médicaments en Suisse qui fait encore et toujours parler de lui. Alors les médicaments: le grand hold-up? Infrarouge a ouvert le débat mercredi 20 février.

Pour revoir l'emission, cliquez ici.

26 février 2019

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18 février 2019

La difficulté de maîtriser les coûts de la santé : Un tour d'horizon qui ne doit pas décourager d'agir

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Source : Domaine Public

Un tour d'horizon qui ne doit pas décourager d'agir

En 2018, les coûts de la santé - ne devrait-on pas plutôt parler des coûts de la maladie ? - n'ont que très peu augmenté. Mais ne nous réjouissons pas trop vite. Les assurances n'ont pas encore reçu toutes les factures. Et les augures prévoient des hausses annuelles de près de 4%.

Cette évolution pèse lourdement sur les revenus faibles et moyens. En 2017, les primes de l'assurance-maladie consommaient en moyenne 14% du revenu des ménages. Elles représentent actuellement la principale cause de l'endettement des particuliers. Une situation qui n'étonne pas quand on sait que de nombreux cantons ont réduit leurs subsides pour l'allégement des primes.

Des solutions inopérantes

La plupart des solutions proposées ne permettront pas de stabiliser le niveau des primes. La création d'une caisse cantonale telle que les Genevois viennent de la rejeter ne peut qu'éveiller de faux espoirs : une caisse publique reste soumise à la même loi que ses concurrentes privées et ne dispose pas d'une marge de manœuvre propre.

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15 février 2019

Parler plus, pour prescrire moins

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Source : Le Temps

En Suisse, près de 1000 médecins se réunissent régulièrement, avec un pharmacien, pour analyser les médicaments qu'ils prescrivent. Et faire diminuer les coûts de la santé

La nuit est tombée depuis près de deux heures sur l'EMS des Lilas, à Domdidier (FR). Pas un bruit ne court dans l'établissement fribourgeois. Au rez-de-chaussée, Martine Ruggli s'active: cette pharmacienne installe des chaises pour la réunion qu'elle anime. En ce 4 février, elle attend neuf médecins. Ils forment ensemble un «cercle de qualité».

Lire aussi: Forte hausse du coût des médicaments en Suisse

La pratique, née au Japon dans les années 1970, consiste à réunir les membres d'une équipe afin d'analyser collectivement leurs résultats, chiffres à l'appui, et les améliorer. Pour ces généralistes de la Broye fribourgeoise, de la Sarine et du canton de Vaud, qui ont chacun leur cabinet, se réunir ainsi est une aubaine. Ils le font tous les trimestres, depuis dix-huit ans.

En cette soirée glaciale, les généralistes chevronnés Augustin Goumaz et Christian Michel s'installent, délestés de leur blouse et de leur stéthoscope. D'autres sont de plus jeunes praticiens. Leur participation compte dans leur formation continue obligatoire. Le but est de prendre du recul sur leurs pratiques de prescription. Pour ce faire, ils ne sont pas seuls: Martine Ruggli, également membre de la direction de PharmaSuisse, les accompagne avec sa bonne humeur, et un gâteau au chocolat.

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6 février 2019

COMMUNIQUÉ - Oui à l'assurance cantonale pour les soins dentaires de base le 10 février prochain

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Les progrès en matière de santé bucco-dentaire ne profitent à ce jour qu'à ceux et celles qui en ont les moyens, les personnes les plus défavorisées n'ont pas le même accès aux soins et cela se répercute sur leur santé buccale.

Aujourd'hui encore, la majorité des cas de problèmes dentaires se concentre au sein des populations aux revenus les plus modestes. La réduction spectaculaire des caries mise en avant par les professionnels du domaine ne bénéficie pas autant aux personnes aux revenus les plus bas, qui sont par ailleurs plus souvent touchées par la perte de dents. L'accès à une prothèse dentaire elle est aussi directement proportionnelle au revenu de la personne concernée.

La santé bucco-dentaire a un impact direct sur la santé générale de la personne. Lorsqu'elle est mauvaise, elle est associée à une augmentation du risque de problèmes systémiques et même à une mortalité plus élevée. De même, celle-ci peut affecter la prise de ou l'adhérence aux traitements vitaux et en réduire l'efficacité, augmentant par la même occasion les coûts à charge de l'assurance maladie.

Nous constatons que les aides financières disponibles actuellement sont tout à fait inadéquates. Elles ne financent que rarement le niveau de soins accessibles aux personnes pour lesquelles le cout n'est pas un obstacle. Même si de nombreux médecins-dentistes et fondations s'engagent activement afin de permettre aux personnes dans le besoin d'accéder aux soins dentaires, cet effort ne suffit pas à combler le fossé.

Cela résulte en ce, qu'à Genève de nombreuses personnes, doivent faire appel à des dons privées pour pouvoir espérer être soignées.

C'est pourquoi une assurance cantonale obligatoire pour les soins dentaires de base apporterait une nette amélioration non seulement de la santé buccale des personnes en situation de précarité financière, mais aussi de leur santé générale, et ce à très court terme. De surcroit, grâce au dispositif de prévention intégré dans ce projet réduira, à terme, le coût de cette assurance.

Le Groupe sida Genève appelle donc à voter oui à l'assurance obligatoire des soins dentaires de base le 10 février.

https://www.oui-soins-dentaires.ch/

Rapport sur l'accueil des réfugié-es LGBTI+

rapport lgbt accueil.pngLa Coordination asile.ge publie un rapport sur la recherche-action sur l'accueil des réfugié-es LGBTI+ à Genève.

Ce rapport met notamment en lumière les nombreux obstacles à la protection légale de ces personnes, le double rôle du foyer comme lieu de vie mais aussi de danger, ainsi que sur les conséquences néfastes sur la santé globale de ces personnes.

Plus précisément sur la question de la santé il est noté que: "Afin de garantir leur protection, les réfugié·es LGBTI+ se cachent ou s'isolent de leur environnement immédiat, c'est-à-dire de leur communauté d'origine ou de la communauté migrante en général. Dans un contexte où les liens avec la société d'accueil sont relativement restreints, cette stratégie d'invisibilité a un coût social et psychologique fort, et a pour effet paradoxal, en les privant de soutien, de renforcer encore plus leur insécurité subjective et objective. Le fait de ne toujours pas pouvoir vivre ouvertement leur identité, la honte de soi qui peut y être associée, le sentiment global et omniprésent d'insécurité et de désintégration sociale et émotionnelle, affectent évidemment négativement la santé des réfugié·es LGBTI+, aussi bien physique que psychique."

Pour consulter le rapport en entier, cliquer ici.

5 février 2019

L'alcool: un enjeu sanitaire pour les populations migrantes?

alccol et migrants.pngSource: Reiso

La Fondation vaudoise contre l'alcoolisme annonce la parution de la recherche exploratoire « L'alcool : un enjeu sanitaire pour les populations migrantes ? » réalisée par Régis Blanc.

Cette étude propose un état des lieux de la problématique de l'alcool en se focalisant spécifiquement sur les populations migrantes en Suisse, et plus particulièrement dans le canton de Vaud. La singularité de ce rapport est qu'il a été réalisé par le biais d'interviews de nombreux membres du réseau. L'état des lieux met en exergue plusieurs points :

  • Les populations migrantes présentent une forte hétérogénéité.
  • Les données sur l'état de santé des populations migrantes en Suisse, et de surcroît concernant la consommation d'alcool, sont lacunaires.
  • Les données disponibles ont tendance à indiquer que l'alcool n'est pas une ?problématique significative pour les populations migrantes.
  • Or, en recoupant les informations et en explorant plus en profondeur cette thématique, le précédent constat mérite d'être nuancé notamment en raison du cumul de facteurs (influençant le rapport à l'alcool) qui caractérise une partie de la population migrante, sujette bien souvent à une forte vulnérabilité.
  • La cartographie des acteurs intervenant de près ou de loin sur cette thématique démontre un réseau cantonal dense.
  • Ce fort maillage cantonal laisse néanmoins suggérer que des besoins existent ?et que des migrants échappent à ce réseau.

L'étude présente plusieurs pistes pour répondre à ces besoins et nourrir la réflexion de la FVA et des lecteurs.


Contexte
. La Fondation vaudoise contre l'alcoolisme a pour tâche de développer la prévention primaire, secondaire et la prise en charge de l'alcoolisme. A cet effet, elle sensibilise les jeunes et la population aux problèmes liés à l'alcool par l'information et toute autre action de promotion de la santé. Cette recherche s'inscrit dans ce cadre.

Pour télécharger l'étude au format pdf, cliquer ici.

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Numéro 102 - France (hiver 2017).png

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