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Fil Rouge

23 octobre 2018

Vous pensez changer de caisse en 2019? Quelques conseils pratiques.

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Le moment vous permettant de bénéficier de primes moins chers, de baisser votre franchise ou de changer de modèle d'assurance dans l'assurance maladie de base, c'est maintenant.

Pour celles et ceux qui connaissent des frais de santé élevés, vous avez tout intérêt à prendre la franchise annuelle ordinaire de CHF 300. Le rabais sur la prime accordé pour les franchises élevées ne correspond qu'à une partie du montant annuel de la franchise. Par exemple, si vous choisissez la franchise la plus élevée de CHF 2'500, votre économie annuelle sur les primes ne sera que de CHF 1'400 environ. Dès que vos frais de santé pour une année dépasseront ce montant, votre économie disparaîtra.

La Fédération romande des consommateurs FRC vous permet de comparer les primes et les modèles d'assurance de base ainsi que de trouver réponse aux questions les plus fréquentes sur leur site.

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22 octobre 2018

Une enquête menée conjointement par Groupe sida Genève et les Checkpoints de Genève et Vaud estime que l'utilisation de la PrEP est en hausse en Suisse.

Miniature de l'image pour truvada-prep-efectivo-seguro-adolescentes-1000x600.jpgAujourd'hui en Suisse, la PrEP n'est ni approuvée ni remboursée par l'assurance des soins obligatoires. Mais nous savons que la PrEP est régulièrement utilisée par un nombre croissant de personnes HSH. Les Checkpoints et certains médecins établissent des prescriptions qui sont fréquemment utilisés pour se fournir en médicaments génériques du Truvada® en pharmacie à l'étranger ou en commandant sur internet.

La Commission fédérale pour la santé sexuelle (CFSS) avait estimé à moins de 1000 le nombre de personnes qui pourraient au maximum être concernées par la PrEP, principalement sur la base de considérations financières.[1]

Une étude menée en janvier 2017 par l'université de Zürich et le réseau social Grindr® avait indiqué que 82 des 1893 répondants utilisait la PrEP. 77% des répondants envisageaient de débuter une PrEP dans un futur proche et 49% envisageaient dans les prochains 6 mois.[2] Une enquête menée en 2017 par l'Institut universitaire de médecine sociale et préventive (IUMSP) de Lausanne auprès des médecins prescripteurs rapportait que 119 personnes avaient reçu une ordonnance pour la PrEP et que 83 avaient reconduit leur prescription. D'après cette dernière étude, l'achat de Truvada® en pharmacie en Suisse était la modalité la plus fréquente d'accès à la PrEP.[3]

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10 octobre 2018

Une personne séropositive sous traitement ne transmet pas le VIH - 10 ans après le Swiss statement - Une vérité qui dérange 2/3

Hirschel image.pngL'histoire d'Antoine, un homme vivant avec le VIH, poursuivi par la justice suisse alors que sa charge virale était indétectable mais avant la publication du Swiss statement, vous est présentée ici, en trois parties. Retrouvez la première partie ici.

Mon avocate avait fait intervenir un médecin spécialiste de l'épidémie, qui avait affirmé à la barre que, depuis le début de l'administration des trithérapies, de très nombreux cas de couples dits sérodiscordants (un partenaire séropositif et un partenaire séronégatif) avaient été suivis de par le monde, représentant des millions de rapports exposants, et qu'aucun accident n'avait été à déplorer quand le partenaire séropositif était sous traitement, suivi et avirémique. De telle manière que le risque n'était pas quantifiable puisque, avait-il dit : « Il y a un zéro au numérateur ». La juge insiste : « Peut-on affirmer que le risque n'existe pas ? ». Réponse du médecin : « On ne peut jamais prouver qu'un risque n'existe pas ». La question qui n'a pas été posée est : « Peut-on prouver que le risque existe ? ». La réponse aurait certainement été qu'on ne peut non plus le prouver, puisqu'aucun cas de matérialisation du risque n'avait été identifié dans un volume très important de données. Un autre élément a été soumis à l'attention des juges. Il s'agit d'un document interne à un hôpital, qui venait de paraître, indiquant la marche à suivre au cas où un employé serait blessé par une seringue usagée, c'est-à-dire prendre la décision de faire ou de ne pas faire administrer un traitement immédiatement (de type trithérapie) pour protéger cet employé d'une infection par le VIH. Selon ce document, si on connaissait le « patient source », celui pour lequel la seringue avait été utilisée, et que ce patient était ou bien séronégatif avec une absence d'exposition au risque dans les mois précédents, ou bien séropositif sous traitement, suivi et avirémique, alors le traitement ne devait pas être administré ; dans tous les autres cas, si le patient source était n'importe qui, alors le traitement devait être administré. Autrement dit, l'hôpital considérait qu'il n'y avait pratiquement pas de risque à être exposé au sang d'une personne séropositive sous traitement, suivie et avirémique, en tous les cas beaucoup moins que s'il s'agissait d'un individu tiré au hasard dans la population. Si on transpose cela aux rapports sexuels que la plaignante avait eu avec moi, pour autant que le risque existe, on peut dire qu'elle a pris beaucoup moins de risque avec moi qu'avec n'importe qui d'autre. D'ailleurs la doctoresse qui me suivait à l'époque l'avait aussi dit à la barre : si la plaignante était allée la consulter immédiatement après le premier rapport, elle ne lui aurait pas prescrit de traitement, suivant la même démarche que l'hôpital avec ses employés.

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9 octobre 2018

Médecin et séropositive, "je n'ai plus peur mais je me méfie"

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Source: Aides

Depuis 2012, AIDES organise le 6 octobre la Journée de la Disance. L'idée : parler de sa séropositivité pour en finir avec les préjugés. L'année dernière, 8 personnes avaient accepté de témoigner, à la suite de notre appel. Cette année, c'est spontanément que cette médecin a décidé de se livrer, pour la première fois.

Pour la première fois, je décide de franchir ce pas et témoigner.

Un témoignage en demi teinte car je ne le ferai pas à visage découvert et je ne donnerai pas mon nom.

Je suis séropositive depuis l'âge de 25 ans et j'en ai 48. Cela fait donc 23 ans que je vis avec ce virus.

Je suis médecin. J'exerce à Paris, dans mon cabinet médical.

En 23 ans, je n'ai pas eu le moindre problème de santé et je n'ai pas pris ne serait ce qu'un jour d'arrêt maladie.

Pas la moindre rupture dans ma vie professionnelle en dehors d'un congé maternité rétréci du fait de mon statut de libéral.

Ma fille a 20 ans. Elle n'a pas été contaminée, évidemment. Elle va bien.

Mais, mais elle a vécu toute son enfance sous le poids écrasant du secret qu'était ma séropositivité.

Pendant 15 ans, j'ai vécu avec la terreur du regard des autres.

Je suis guérie de cette terreur.

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3 octobre 2018

A vos agendas!

autotest banniere evenement fb.pngLe Groupe sida Genève a le plaisir de vous inviter à une démonstration d'autotests VIH au stand de la Direction Générale de la Santé (DGS) lors de l'évènement Planète Santé.

Le Groupe sida Genève présentera les trois autotests désormais disponibles en pharmacie en Suisse et en fera la démonstration sur place.

Vendredi 5 octobre 2018

10h - 14h à Palexpo sur le stand de la Direction Générale de la Santé (DGS)

A vos agendas!

autotest banniere evenement fb.pngLe Groupe sida Genève a le plaisir de vous inviter à une démonstration d'autotests VIH au stand de la Direction Générale de la Santé (DGS) lors de l'évènement Planète Santé.

Le Groupe sida Genève présentera les trois autotests désormais disponibles en pharmacie en Suisse et en fera la démonstration sur place.

Vendredi 5 octobre 2018

10h - 14h à Palexpo sur le stand de la Direction Générale de la Santé (DGS)

24 septembre 2018

43% des personnes vivant avec le virus mentent "souvent" à leur entourage sur leur maladie, selon une enquête

cacher a son entourage.pngSource: France Info

Quatre personnes infectées par le VIH sur dix cachent leurs rendez-vous médicaux et leurs traitements à leurs proches, selon une étude menée par le laboratoire pharmaceutique Gilead Sciences en partenariat avec l'institut Ipsos, publiée mercredi et que franceinfo révèle.

43% des personnes vivant avec le virus du VIH mentent "souvent" à leur entourage sur leur maladie. C'est ce qui ressort de l'étude* menée par le laboratoire pharmaceutique Gilead Sciences en partenariat avec l'institut Ipsos, publiée mercredi 19 septembre et que franceinfo révèle. Quatre personnes sur dix (41%) cachent même leurs rendez-vous médicaux et leurs traitements à leurs proches.

Un tabou auprès de l'entourage proche

Selon cette enquête, l'évocation de la maladie semble toujours être un tabou, notamment vis-à-vis de l'entourage proche. Un tiers des personnes interrogées (31%) estiment que personne ne peut comprendre ce qu'elles vivent. Un tiers d'entre elles (31%) n'ont parlé de leur contamination qu'à trois personnes de leur entourage au maximum.

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13 septembre 2018

Fin des épidémies ? Nouvelle sonnette d'alarme !

get back on track.pngSource: Seronet

Chaque édition de la Conférence internationale sur le sida donne l'occasion de faire le point sur les besoins financiers pour mettre fin au VIH/sida, à la tuberculose et au paludisme. À Amsterdam, la nouvelle édition du rapport "Get Back on Track !" du Global fund advocates network (GFAN) a été publiée. Ce rapport se fonde sur les estimations des partenaires techniques du Fonds mondial (1). Il estime les besoins annuels d'ici 2020 à 46 milliards de dollars.

Le document porte un titre évocateur : "Revenir sur la bonne voie pour mettre fin aux épidémies". Il entend être un signal d'alarme : si rien n'est fait et les besoins financiers actuels non satisfaits, les "épidémies de VIH, de tuberculose et de paludisme persisteront et risquent de ressurgir", là où elles auront pu être contraintes. En fait, c'est simple à comprendre : on peut mettre fin aux trois épidémies -- techniquement, c'est possible --, mais on ne peut le faire qu'à la condition d'une "augmentation significative des financements internationaux (...) immédiate".

Des résultats importants... mais fragiles

Quelques chiffres montrent qu'il y a eu des résultats importants ces dernières années, grâce, notamment à un engagement financier. Ainsi, fin 2016, 20,9 millions de personnes avaient reçu un traitement contre le VIH, soit plus de la moitié de toutes les personnes vivant avec le virus. Le nombre de personnes infectées chaque année a diminué de moitié au cours de la dernière décennie, rappelle le rapport du GFAN. Les cas de tuberculose ont diminué de 1,5 % par an et les décès de 30 % depuis 2002, sauvant ainsi plus de 50 millions de vies. Depuis 2000, les nouvelles infections au paludisme ont baissé de 37 % et la mortalité de 60 % dans le monde. Grâce à ces progrès, les expert-e-s estiment que sept millions de vies ont été sauvées, en majorité chez les nourrissons et les enfants.

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12 septembre 2018

Le Groupe sida Genève réagit à l'aveu d'impuissance du Conseil Fédéral face à l'industrie pharmaceutique

Vignette de LOGO - GSG Coalition Plus.jpgCommuniqué de presse du Groupe sida Genève

Le Conseil fédéral avoue son impuissance face à l'industrie pharmaceutique !

En réponse à l'interpellation du Conseiller national Mathias Reynard 18.3595 « Prophylaxie Pré-Exposition (PrEP) - accès à une mesure efficace », le Conseil fédéral indique qu'aucune demande concernant la PrEP n'a été soumise à la Commission fédérale des prestations générales et des principes (CFPP) et qu'aucune autorisation de Swissmedic ou admission dans la liste des spécialités n'a été sollicité. Le Conseil fédéral souligne que seules les entreprises pharmaceutiques peuvent demander une autorisation ou une admission.

Par cette réponse le CF admet que la mise en œuvre de mesures de prévention concrètes afin de garantir la santé publique, dont la PrEP fait partie, ne peuvent être prises qu'avec l'aval de l'industrie pharmaceutique mais surtout, qu'à leur initiative.

La PrEP est une mesure efficace qui protège la personne qui la prend d'une transmission du VIH et pourrait, si elle était disponible dans les pharmacies en Suisse, éviter des nouvelles transmissions du VIH et ce, tout en économisant des sommes considérables à l'assurance maladie en traitements à vie qui ne seraient donc plus nécessaires. Dans de nombreux pays, la PrEP démontre déjà son efficacité depuis des années et les nouvelles transmissions de VIH en Angleterre, en Australie et aux États-Unis ont considérablement diminué grâce à son utilisation.

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10 septembre 2018

Autotests VIH : un bilan à deux ans en France

autotest.pngSource: Seronet

Le 6 juillet dernier, à Paris, une conférence de presse était consacrée aux autotests de dépistage du VIH, lancés, il y a maintenant deux ans. L'occasion de lancer un bilan de l'impact de ce nouvel outil qui élargit l'offre en matière de dépistage et qui reste, une solution parmi d'autres.

"Autotest VIH : enfin l'espoir d'enrayer l'épidémie !" Le slogan du dossier de cette conférence de presse ne fait pas dans la nuance. Pourtant, comme le rappelle le professeur Gilles Pialoux (chef de service Maladies infectieuses et tropicales, Hôpital Tenon, AP-HP, Paris), c'est un outil parmi d'autres dans l'offre de dépistage diversifiée qui existe en France : Trod (1) dans et hors les murs, tests en laboratoires de ville, dans des centres spécialisés dans le VIH, dans les Cegidd (2). Une offre conséquente et pourtant le bilan du dépistage à la française à ses limites. En 2016, on a réalisé en France, 5,4 millions de tests de dépistage, rappelle Gilles Pialoux. Les Trod représentent environ 5 % des tests réalisés et les Cegidd ne réalisent que moins de 15 % des tests de dépistage du VIH en France... ce qui est peu. Mais rappelle Gilles Pialoux, le nombre d'autotests utilisés en 2016 a dépassé le nombre de Trod. Les expert-e-s se demandent d'ailleurs s'il y a un effet de vase communicant : des personnes qui effectuaient des Trod qui utiliseraient désormais des autotests. Il n'y a pas moyen de savoir si c'est le cas. La grande majorité des programmes de Trod concernent le dépistage associatif chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes. Enfin, il y a l'achat d'autotests par les pouvoirs publics (notamment dans le programme Vers Paris sans sida) et mise à disposition via les associations, les Cegidd... mais quelle est l'efficience sur le terrain, s'interroge Gilles Pialoux. Dans sa présentation, il se demandait d'ailleurs, avec ironie et regard critique, si la France n'était pas la championne d'Europe du dépistage des séronégatifs. Le nombre de dépistages est conséquent, mais ne permet pas de trouver les milliers de personnes qui ignorent encore leur séropositivité.

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  • Le dernier commentaire a été posté le 18 mai 2016 par BANA ROSEE à propos de L'espérance de vie des patients souffrant du VIH augmenterait petit à petit
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Numéro 102 - France (hiver 2017).png

Depuis 17 années déjà Remaides est une revue pour les personnes touchées et leurs proches. Remaides apporte une information claire et précise sur les traitements du VIH et les hépatites comme sur toutes les difficultés (sociales, juridiques, professionnelles...) auxquelles chacun peut se trouver confronté dans sa vie quotidienne. A travers les témoignages de ses lecteurs Remaides est attaché à rendre visible la réalité intime de l'épidémie et à enrichir chacun de l'expérience des autres. Information et témoignages sont les outils que Remaides a toujours voulu mettre à la disposition de ses lecteurs au service de leur autonomie et de leur qualité de vie. Remaides est une revue francophone avec des comités de rédaction en France, Suisse et au Québec. Bonne lecture

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