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6 mai 2009 

Enquête Prevagay en France

Site de Prevagay
Du 28 avril au 5 juin 2009, le SNEG (Syndicat National des Entreprises Gays), l'INVS (Institut National de Veille Sanitaire) et l'ANRS (Association Nationale de Recherche sur le Sida et les Hépatites Virales) vont lancer une grande enquête sur la prévalence VIH dans la communauté gay parisienne. Ce type d'enquête a déjà été menée par le passé aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou au Canada et a montré des différences importantes entre les données déclaratives et biologiques. Cette dernière est soutenue par les plus grandes associations de lutte contre le sida (Act Up, Aides, Le Kiosque, Sida Info Service).

Près d'une dizaine d'établissements parisiens ont accepté de participer à l'opération sur une base volontaire. Ces derniers sont en règle générale fréquentés par une clientèle variée et ne sont pas forcément des endroits où il est possible d'avoir des relations sexuelles sur place (bars, saunas, backrooms).

Les clients présents seront invités, s'ils le souhaitent, à remplir un questionnaire et à faire un auto-prélèvement de gouttelettes de sang au bout du doigt. Les enquêtes et les questionnaires resteront anonymes.

Cette volonté fait suite aux différents résultats qui indique une stabilisation voir une augmentation des nouvelles infections chez les hommes ayant eu des relations sexuelles avec d'autres hommes.


Commentaires

oUI PLUS QUE JAMAIS. EN PERIODE DE VACANCES? FACE A UN CERTAIN RELACHEMENT MA POMME SAIT CE QUE SE SOIGNER VEUT DIRE? DEPUIS 18 BERGES MEME SI VOUS ETES ALLERGIQUE AU SENS MEDICAL DU TERME? CAPOTEZ VOUS ET FORCE GEBU 74

Vous l'avez vue où la stabilisation de l'épidémie chez les gays en France? Les dernières de l'InVS mettent au contraire en évidence une augmentation continue.

La stabilisation constatée chaque année sur le dernier segment de période correspondant à des délais de déclarations qui se trouvent corrigés l'année suivante !

Allons à l'essentiel :
les exceptions ne rendent pas moins l'assertion suivante vraie : les traitements rendent les séropositifs non contaminants.
Si toute la population est soignée et dépistée simulaténement, le sida est vaincu.
Les périodes où la personne est contaminée mais non dépistée ajoute une difficultée, mais celle-ci est gérable.


A comportement inchangé , on assisterait au phénomène suivant : poursuite du recul rapide chez les hétéros , stabilisation chez les homos.
En effet, compte tenu des taux de progression de l'épidémie selon les types de rapports à risques ( vaginaux ou anaux ), les taux actuels de dépistage assurent la baisse des transmissions chez les hétéros mais pas chez les homos.

RESUME :
Chez les hétéros : le facteur majeur qui détermine l'évolution de l'épidémie est le TRAITEMENT.
Chez les homos : le facteur majeur qui détermine l'évolution de l'épidémie est le comportement sexuel.

Les comportement sexuel n'est pas contrôlable d'une part.
Le VIH soigné n'est plus une maladie grave et ne fait plus peur d'autre part.
Les politiques de traitements elles sont par contre totalement discrétionnaires.

La fuite en avant qui consiste à investir dans des messages qui n'agissent pas ( capote ) est non seulement improductive mais néfaste car elle entrave l'autre moyen d'action ( l'extension des traitements ).

Il n'est pas raisonnable de concilier ces deux politiques contradictoires ( faire peur en insistant sur la capote, et espérer alors en vain attirer au dépistage sous le seul effet de l'augmentation des moyens d'être dépisté ).


Les chiffres pour l'épidémie hétéro sont prévisibles pour les 20 ans à venir avec une très faible probabilité d'erreur, et dans le sens d'une forte baisse.
Les chiffres pour l'épidémie homo sont , avec les politiques actuelles ( rabachage de la capote ) voués à augmenter comme prévu car la reprise des risques ne dépend pas de l'existence ou non de ces messages. La mise en place de centre de santé gaye pour le dépistage est la meilleure piste, mais elle sera sans aucun résultat si les dénigrements contre les pratiques dites à risques sont rabachés par les acteurs de la prévention.La réduction de l'épidémie homo ne pouvant se faire en agissant sur les comportements, l'effort sur le traitement doit y être démultiplié, ce qui passe par les remise des clefs de la prévention aux personnes concernées : celles qui prennent des risques sexuels , et non leur adversaires qui les stigmatisent et les éloignent du dépistage

La mise à l'écart des anciens acteurs de la prévention est un stade incontournable pour mettre en place les nouvelles stratégies envisagées et bien plus prometteuses . Cette mise à l'écart sera facilité par l'exploitation des erreurs graves commises contre les malades et leur partenaires, lors du scandale de l'occultation des études dites suisses

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