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5 février 2010 

Le Groupe sida Genève réalise une enquête de santé inédite

enquete hsh
Le Groupe sida Genève a réalisé une enquête sur la santé des hommes fréquentant des lieux de drague HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes) à Genève. Cette enquête réalisée entre juillet et octobre 2009 auprès de 89 hommes, à Genève, en France voisine et sur le canton de Vaud, a pour but de donner des informations objectives sur la santé des hommes qui fréquentent des lieux de drague et de consommation sexuelle. Les enquêtes sur la santé des gays ont jusqu'à maintenant été peu administrées dans ces espaces.





Qui a répondu?

La moyenne d'âge des répondants est de 47 ans. 7,5% sont séropositifs.
4% ont une hépatite B chronique et 1% une hépatite C. L'enquête montre
une surreprésentation des hommes bisexuels (30%) et hétérosexuels (14,5%), pour
53% d'homosexuels, comparativement à d'autres enquêtes sur la santé des gays/
HSH. Cette surreprésentation est-elle le témoin d'une sous-représentation dans
les autres enquêtes sur la santé des gays/HSH?

La discrimination, enjeu du quotidien.

20% des répondants estiment être parfois discriminés et 4,5% l'être régulièrement. 16% d'entre eux ont été victimes de violences dans les six derniers mois sur les lieux de drague fréquentés (notamment agressions physiques, verbales, descente de police, viol et vol). 70% des discriminations sont liées à l'orientation sexuelle, qui arrive bien avant les autres causes de discriminations. Quant aux circonstances où elles sont vécues, cela se répartit plus équitablement entre les situations de vie quotidiennes, professionnelles et relationnelles. Précisons que les discriminations vécues dans le cadre de relations sexuelles sont rapportées uniquement par des personnes séropositives, ce qui ne peut que nous interroger sur le phénomène de sérophobie. Néanmoins, l'enquête montre aussi la plus grande ouverture des hommes qui ont des personnes séropositives dans leur entourage, notamment pour évoquer leur statut sérologique ou celui de leur partenaire sexuel.

Les hommes et la réduction des risques.

90% des répondants déclarent avoir déjà fait un test de dépistage du VIH dans leur vie. 47% connaissent la PEP, et un seul d'entre eux a pris une PEP dans les douze derniers mois. La majorité des tests ont été effectués il y a moins d'une année. De plus, les
hommes ont une approche plus axée sur le dépistage régulier (74%). Pour 23,5%,
le test est fait après une prise de risque et pour 2,5% suite à des symptômes de
primo-infection. Les réponses n'indiquent toutefois pas ce qui est pour eux un
dépistage régulier (après chaque prise de risque, tous les mois, deux fois par an,
etc.). Les hommes rencontrés recourent majoritairement au dépistage dans un laboratoire privé ou chez leur médecin, plutôt que dans les centres VCT (Voluntary Counselling and Testing). Serait-ce pour des raisons de coût, de lieu, de conseil, d'intimité, de pratiques sexuelles, de jugement, etc.? Pour correspondre à leurs attentes, les dispositifs actuels devront dès lors s'adapter à leurs critères.

Pour plus de détails, télécharger l'enquête...


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