21 février 2010
L'AFP et le Courrier International et le quotidien anglais The Independent ont rapporté aujourd'hui la présentation d'un épidémiologiste sud-africain en marge de la conférence annuelle de l'American Association for the Advancement of Science, qui s'est réunie du 18 au 22 février à San Diego.
Ce dernier estime en effet que "si nous utilisons les anti-rétroviraux efficacement, il est possible d'arrêter la transmission dans les cinq ans". Les antirétroviraux réduisent en effet par 10'000 la concentration de VIH dans l'organisme et de 25 fois le pouvoir infectieux d'un malade séropositif. Selon lui, si toute personne nouvellement infectée suivait gratuitement un tel traitement, on pourrait empêcher la transmission de la maladie. Le coût d'une telle opération en Afrique du Sud s'élèverait, à près de trois milliards d'euros par an. Ces frais seraient très rapidement couverts, a affirmé ce médecin.
Les anti-rétroviraux sur le marché sont très efficaces et produisent de moins en moins d'effets secondaires. Les traitements ont néanmoins été utilisés ces dernières années pour sauver la vie des personnes infectées et non pas pour arrêter la pandémie. La stratégie souhaitée par le Dr. Brian implique donc un changement clair dans la manière actuelle de faire de la prévention.
Seulement 4% des 30 million de personnes infectées dans le monde ont été traitées avec des antirétroviraux en 2007, a-t-il précisé. Il estime par ailleurs qu'une telle stratégie permettrait de réduire la mortalité de près de 95% d'ici 2015, conduisant à une prévalence quasiment nulle d'ici 2050.
Des essais cliniques sont en cours en Afrique du sud et d'autres sont prévus dans des villes nord-américaines.




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