24 mars 2010

Le Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme (GFATM) contribue aux 2/3 des traitements VIH/sida fournis dans les pays en voie de développement. Étant donné que les donateurs internationaux se réunissent à La Haye les 24 et 25 Mars pour discuter de 3 ans des engagements de fonds, Médecines sans Frontières a profité de l'occasion pour attirer l'opinion publique sur les questions suivantes :
Selon l'ONG, les prévisions financières du Fonds Mondial ne devraient pas être basées sur des schémas de traitement sous-optimaux ou encore sur des protocoles de prévention obsolètes. Les nouvelles lignes directrices de l'OMS sur le sida devraient être considérée comme la norme. Le Fonds Mondial devrait quant à lui encourager les pays destinataires à mettre en œuvre ces nouvelles recommandations et les soutenir avec des moyens financiers plus appropriés.
Si les donateurs venaient à soutenir un des scénarios qui prévoit un budget plus faible, les pays soutenus retarderont la mise en œuvre de ces nouvelles lignes directrices de l'OMS pour la lutte contre le sida et notamment, la mise en place de traitements d'antirétroviraux de deuxième ligne. Ceci malgré le fait que certains pays ont déjà pris des mesures pour mettre à jour leur programme de lutte contre le sida.
Et donc, la projection des besoins financiers 2011-2013 du Fonds mondial doit tenir compte du coût de la mise en œuvre des nouvelles recommandations de l'OMS. MSF considère qu'un diminution du financement auraient des conséquences très concrètes sur les patients traités dans les pays en voie de développement (réduction du nombre de personnes soignées). L'ONG constate également qu'une diminution conduira à une augmentation ultérieure des coûts (rattrapage).
Source: Medécins sans frontières
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