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18 mars 2010 

Les pays lusophones réunis à Lisbonne pour parler sida

drapeaux de la LusophonieDans les pays lusophones, le nombre de personnes infectées atteint des niveaux préoccupants. Malgré le recul global du nombre d'infections, le sida apparaît encore comme une menace sur la santé et le développement économique, rendant nécessaire une réponse qui augmente forcément en intensité" a affirmé la ministre portugaise de la Santé, Ana Jorge, devant des représentants venant de pays parlant le Portugais (Brésil, Angola, Mozambique, Portugal, Guinée-Bissau, Timor, etc.), réunis lors du 3ème Congrès lusophone sur le sida. Un accord a été signé à cette occasion entre ONUSIDA et les pays regroupés sous la CPLP (Communauté des Pays de Langue Portugaise). Cette accord, relativement abstrait, met en avant plusieurs politiques de prévention et de coopération: identifier et utiliser l'effet de levier provenant de connaissances spécialisées; soutenir les initiatives de coopération horizontale; mobiliser et promouvoir les associations de la société civile par l'axe technique, politique et financier; évaluer les actionspar le biais de rapports stratégiques rédigés en Portugais.

Lors de ce Congrès, les ministres de la santé africains ont constaté que la fin des différentes guerres (Mozambique et Angola) et le développement des infrastructures (routes et autres voies de communication) favorise l'expansion de la maladie. Ces pays considèrent par ailleurs que la généralisation du traitement pourrait être un des futurs axes de prévention.

Le Mozambique estime par exemple que plus de 150'000 femmes enceintes ont été touchées par le VIH en 2007.

En Guinée-Bissau, un conflit armé en 1998 a provoqué une baisse importante des soutiens internationaux dans une époque charnière dans la lutte contre le maladie.

Le Brésil a quant à lui constaté une augmentation de la prévalence chez les femmes. A Timor-Oriental, 56% des nouvelles infections concernent les hommes.

A noter les chiffres du Portugal: entre 2000 e 2009, le nombre de nouvelles infections a été diminué par 2, le nombre de morts en baisse en baisse de 36%.L'échange de seringue et la baisse des pratiques d'injection a particulièrement contribué à cette baisse. La maladie touche néanmoins encore les personnes s'injectant des drogues et les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes. Pour la ministre portugaise, les pays lusophones doivent tout mettre en œuvre pour lutter contre les discriminations et la stigmatisation des malades, nouvel enjeu de la maladie.


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