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1 juin 2010 

L'observance a globalement augmenté chez les patients VIH+ pendant les années 2000

Selon APM news, l'observance a présenté une tendance globale à la hausse dans la population VIH+ au cours de la décennie 2000, peut-être en raison de la simplification des traitements, selon une étude suisse publiée dans le Journal of Aids.

Parmi les facteurs associés à une mauvaise observance figurent notamment "un jeune âge, le manque de soutien social, un nombre élevé de trithérapies précédentes, la prise d'une antiprotéase, la complexité du régime ou la prise de traitements contre une infection opportuniste", rappellent Tracy Glass, de l'hôpital universitaire de Bâle, et ses collègues.

"Toutefois l'observance est un phénomène dynamique, seules quelques études ont porté sur ses schémas et ses changements au cours du temps", généralement sur des sous-groupes de patients (homosexuels, femmes), constatent-ils.

Selon l'étude qu'ils ont menée sur 6.709 patients de la SHCS (Swiss HIV Cohort Study), interrogés de 2003 à 2008 sur leurs éventuelles doses manquées et vacances thérapeutiques, l'observance a enregistré une hausse continue pendant cette période.

Au cours des visites (huit par patient au cours d'un suivi de 4,5 ans, en valeurs médianes), le taux de patients affirmant n'avoir raté aucune prise est passé de 70% début 2003 à 83% fin 2008. Une même tendance était observée chez les seuls patients naïfs de traitement (de 81% à 87%), les chercheurs ne livrant pas les chiffres des prétraités.

Selon leurs résultats, 51,8% des patients conservaient une bonne observance tout au long du suivi. Elle se dégradait chez 17,4% de la population étudiée, s'améliorait chez 17,6% et demeurait à un niveau faible tout au long du suivi chez 13,2%.

Plus fréquente chez les patients naïfs (27%), une baisse d'observance était aussi liée au jeune âge, à des études moins poussées, à la perte d'un partenaire, à une plongée dans les pratiques addictives (drogues, alcool), à la prise d'un traitement psychiatrique, à l'ancienneté de l'infection, à la survenue d'une lipodystrophie, mais aussi à un changement du centre ou du médecin chargé de la prise en charge.

Une amélioration de l'observance était au contraire liée à des changements de classe thérapeutique, à une simplification du régime (notamment une moindre fréquence de prises) et, de manière plus inattendue, à l'initiation d'une comédication.

"Nos résultats démontrent que les facteurs démographiques comme l'âge, le genre et le niveau d'études ne sont pas les seuls à influencer l'observance, mais que des changements à court terme peuvent aussi jouer un rôle", et qu'ils doivent "servir de signaux" aux médecins, commentent les auteurs.

Dans la pratique quotidienne, "les médecins devraient s'enquérir des facteurs qui peuvent perturber l'observance, comme des changements d'habitude vis-à-vis de l'alcool ou des drogues, la prise d'un traitement psychiatrique ou d'autres facteurs impliquant une perte de soutien social", concluent-ils.


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