22 juillet 2010
Mardi matin 9h30: une petite marche pour le préservatif féminin part du "condomize site" dans le Global Village, la partie de la conférence où sont regroupés tous les stands associatifs. L'info avait été donnée la veille lors d'une session sur le préservatif féminin où il avait été question d'accessibilité, de plaidoyer et de variété (il existe seulement 3 modèles différents pour l'heure: le FC2, le VA et le Woman's Condom, produit en Chine mais qui n'est pas encore commercialisé). Un petit groupe de femmes, mais aussi quelques hommes marchent en scandant: "What do we want ? Female condoms ! When do we want it ? Right now!" ("Que voulons-nous? Le préservatif féminin. Quand? Maintenant!").
Au même moment, dans la grande salle de la conférence où se déroulent les plénières, Everjoice Win, militante féministe du Zimbabwe, commence une présentation sur les violences contre les femmes et les jeunes filles dont il faut retenir cette vérité encore trop peu prise en compte: si les violences (domestiques, guerres, etc...) sont sources de contamination par le VIH pour les femmes, il y en à d'autres directement liées à l'épidémie. Ainsi le fait de se faire dépister, de dévoiler sont statut peut être source de violences à l'égard des femmes et des jeunes filles.

Commentaires
Véronique MARTIN
22 juillet 2010 10h27
Sans remettre en cause (loin de là) une démarche particulièrement louable pour permettre aux femmes de se garantir contre la contamination, je voudrais simplement remarquer qu'une fois de plus c'est aux femmes victimes de l'irresponsabilité partriarcale que l'on demande de s'organiser, de prendre en charge le problème.
Une fois de plus, l'élément masculin de ces sociétés ne sera ni bousculé, ni sensibilié, ni remis en cause, ni contraint à une contribution active à la prévention de l'épidémie.
Encore une fois, on ne peut reprocher à ces femmes et aux collectifs et associations qui les défendent de vouloir se prémunir, elles et leurs enfants, de façon efficace contre la maladie, mais encore une fois, le sexe prétendument fort n'est ni pédagogiquement inquiété, ni fermement sollicité
comme s'ils étaient étrangers au problème alors qu'ils en sont les vecteurs et majoritairement responsables.
On ne peut s'empêcher de trouver que la part qui leur est faite est trop belle !
VMT
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