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30 juillet 2011 

Une biopuce révolutionnaire pour dépister des maladies

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Grâce aux microtechnologies, des chercheurs aux États-Unis ont développé un test sanguin portatif pour dépister rapidement le VIH, la syphilis ou différentes hépatites. Peu coûteux, ce dispositif offrirait une fiabilité équivalente à celle des hôpitaux.

Et si dépister les maladies infectieuses devenait bientôt aussi facile que d'utiliser sa carte bancaire? Un test sanguin portatif bon marché fonctionnant avec une puce électronique permet de détecter le virus du sida, la syphilis ou d'autres maladies infectieuses avec une fiabilité équivalente à celle des coûteux laboratoires hospitaliers, selon une étude publiée dimanche par la revue Nature Medicine . L'appareil, qui se fait appeler «mChip», pourrait constituer dans un avenir proche la solution idéale pour les patients des régions les plus pauvres du monde.

Des chercheurs de l'Université de Columbia à New York ont testé des prototypes de cette puce, de la taille d'une carte bancaire, sur des centaines de patients au Rwanda et sont parvenus à un taux de détection dont la précision frise les 100%, indique l'étude. Elle délivre par ailleurs ses résultats au bout de 20 minutes et serait très peu coûteuse moins de 3 dollars par unité, et environ 100 dollars pour la station d'accueil de la puce.

Des tests «à bandelette» disponibles pour quelques dollars existaient déjà. Mais ils étaient moins fiables et ne permettaient pas de tester autant de maladies d'un coup. «L'idée est de produire un grand éventail de tests accessible à n'importe quel type de patients dans le monde, plutôt que de les contraindre à se rendre dans une clinique pour un prélèvement de sang et à attendre les résultats des jours et des jours», explique Samuel Sia, enseignant à l'Université américaine de Columbia et concepteur

Affichage d'une réponse «oui» ou «non»

Le dispositif utilise une technologie fondée sur des nano-particules d'or et d'argent couplées à une puce électronique enfermée dans un boîtier plastique. Une fois le sang déposé à l'intérieur du dispositif, sont injectés un réactif doré et un réactif en argent qui vont interagir ensemble pour créer un film de couleur. Une diode électoluminescente vient ensuite éclairer ce film qui sera lu par la partie électronique de la puce.

Le test pourrait aussi être efficace pour détecter l'hépatite B et C, l'herpès et d'autres maladies infectieuses, l'appareil réagissant de manière distincte lorsqu'il entre en contact avec les «marqueurs» biologiques d'une de ces maladies.

Par ailleurs, le test à puce permettrait aussi d'obtenir des résultats clairs et nets, avec l'affichage d'une réponse «oui» ou «non», contrairement à ceux par bandelettes qui demandent une interprétation en fonction de la couleur obtenue.

Selon Samuel Sia, le défi est maintenant de transformer cet essai académique en un objet distribué sur le terrain. Ce qui pourrait arriver d'ici à trois ans, selon lui.


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