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1 avril 2012 

La primoinfection, ça se traite !

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Par Nicolas Charpentier

Même s'il n'y a pas de consensus sur le traitement des primo-infections, voici une idée des recommandations actuelles en France et surtout le pourquoi du comment.

La primo-infection (les premier jours et semaines de l'infection) est caractérisée par une multiplication forte et rapide du virus dans l'organisme. C'est aussi pendant cette période que s'établissent les réservoirs du virus dans le corps. Il faut aussi prendre en compte pendant la primo-infection, alors que la quantité de virus est très élevée dans le sang, que la transmission du virus est d'autant plus importante que la charge virale du sang est proportionnelle à la présence du virus au niveau génital. On peut même estimer que cette capacité de transmission est jusqu'à vingt six fois plus élevée que lors de la phase asymptomatique qui suivra la primo-infection.

Revenons-en au traitement VIH. Traiter avec une combinaison d'antirétroviraux présente un intérêt individuel car il œuvre à la préservation de l'immunité car la chute des CD4 est alors ralentie et limite la multiplication du virus. Le traitement agit aussi sur l'établissement des réservoirs du virus ce qui limite l'inflammation qui est caractéristique de cette période de l'infection, cela revient à une activation moins forte de l'immunité, c'est à dire des défenses du corps. Cette stratégie semble préparer le contrôle de l'infection sur le long terme, d'autant plus que la décroissance de la charge virale est rapide. Le traitement pendant la période de primo-infection a aussi un impact sur la survenue des troubles neurocognitifs. Dernier point, traiter présente aussi un intérêt collectif avec la prévention des transmissions.


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