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23 avril 2012 

Le droit à la santé vaut aussi pour les personnes vivant avec le VIH/sida

Beaucoup de personnes séropositives ou sidéennes sont privées du droit à la santé. aidsfocus.ch, plate-forme regroupant 30 organisations humanitaires suisses, milite pour le droit de tous les êtres humains à accéder à des informations sur le VIH et à bénéficier d'une prise en charge globale en matière de traitement, de soins et de soutien.

Le droit à la santé est un droit humain fondamental. Pour les 34 millions de personnes séropositives ou sidéennes de par le monde, ce droit signifie l'accès à un traitement et à des soins de santé, ainsi que la garantie de ne subir aucune discrimination. A l'heure actuelle, sur la planète, 6,6 millions de personnes bénéficient d'une thérapie à base de médicaments antisida vitaux. Ce nombre ne représente que 47 pour cent des 12,2 millions de personnes qui, du fait de leur état de santé, auraient besoin d'un traitement. Plus de la moitié d'entre elles sont donc privées du droit à la santé, pour des raisons financières ou politiques.

Au Zimbabwe, environ un million d'adultes et 150'000 enfants sont séropositifs, soit 17 pour cent de la population du pays. Bien que l'Etat soit tenu de leur garantir un traitement gratuit, les médicaments et le personnel de santé font cruellement défaut dans les régions rurales. Lors de la Conférence d'aidsfocus.ch, la plate-forme suisse «VIH/sida et coopération internationale», Joshua Mavundu a expliqué comment des groupes d'entraide formés de personnes séropositives ont interpellé les services gouvernementaux responsables et, au besoin, organisé des manifestations pour faire valoir leurs droits. Et ce avec succès: «Aujourd'hui, les gens touchés par le VIH/sida bénéficient d'un traitement complet et gratuit dispensé dans 14 centres de santé.» Cette aide à l'entraide fournie par l'organisation zimbabwéenne BHASO est appuyée par le fepa, organisation suisse de coopération internationale.


En Afrique du Sud, la «Treatment Action Campaign» (TAC), une organisation de lutte contre le sida parmi les plus importantes et les plus efficaces du pays, se bat depuis des années pour que tous les patients aient les mêmes chances de mener une vie digne. En faisant pression sur l'industrie pharmaceutique et le gouvernement, en menant des campagnes et en pratiquant un lobbying, la TAC a contribué pour beaucoup à la forte baisse du prix des médicaments. «La garantie de l'accès à des antirétroviraux et le respect des droits humains sont cruciaux pour sauver des vies et faire reculer la transmission du VIH», a souligné Nonkosi Khumalo, présidente de la TAC.

La communauté internationale - Suisse comprise - s'est engagée à se mobiliser pour qu'à l'avenir plus aucun nouveau-né ne soit porteur du VIH et pour que 15 millions de personnes soient traitées à l'horizon 2015. De nouvelles connaissances scientifiques démontrent que le traitement anti-VIH diminue de 96 pour cent le risque de transmission du virus à la personne partenaire. «Si l'on conjugue nos efforts, un avenir sans sida est possible», a déclaré Helena Zweifel, coordinatrice d'aidsfocus.ch et directrice de Medicus Mundi Suisse.

Obtenir les documents de la conférence...


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