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Fil Rouge

24 juillet 2012 

Consommation de drogues par injection: tendance à la baisse en Suisse

2012-07-23 12.33.45.jpgL'IUMSP est chargé de la surveillance comportementale du VIH/SIDA auprès des consommateurs de drogue, sous mandat de l'OFSP. Depuis 1993, cet institut mène des enquêtes dans les structures bas seuil qui accueillent les consommateurs. Le but est de mesurer sur le long terme des indicateurs et de suivre les tendances en terme de comportement, de santé, etc.

Stéphanie Lociciro, responsable de recherche, a été retenue par la Conférence afin de présenter le poster de l'IUMSP qui analyse justement les tendances entre 1993 et 2011.Fil rouge vous fait découvrir l'enquête...





Quels sont les types de structures concernées?

Toute structure qui accueille des consommateurs de drogue en Suisse.
Ces structures, dites de bas seuil, accueillent toutes les personnes sans limitation de nationalité ou de type de consommation. Elles offrent des prestations de conseil, du matériel propre (échange de seringues notamment), etc. Des travailleurs socio-éducatifs ou du personnel médical sont là pour les entourer et les conseiller. Il s'agit réellement d'une prise en charge globale de la personne.

Quel sujet aborde votre poster?

Le poster montre les tendances dans la consommation, l'injection et la distribution de seringues en Suisse, ainsi que celles concernant le VIH et les hépatites.

Quelle méthode utilisez-vous pour cette étude?

Nous utilisons un questionnaire papier. Nous collaborons avec les responsables de structures qui nous facilitent l'accès à ces lieux. Nous présentons le questionnaire aux personnes usagères: une partie est faite en face à face et concerne leur consommation entre autres. Dans la deuxième partie anonyme, nous abordons les questions liées à leur santé (VIH, hépatites), leur comportement à risque et préventif, etc. L'enquête dure une semaine dans chaque structure et il y en a près d'une vingtaine dans toute la Suisse.

Quels sont les résultats?

Le nombre de seringues distribuées a diminué de 44% en 10 ans. La population fréquentant ces endroits est vieillissante et l'âge médian des injecteurs est passé de 26 ans en 1993 à 40 en 2011. Le nombre de nouveaux injecteurs a significativement diminué (de 29% à 7% sur la même période).

La consommation de cocaïne a quant à elle augmenté, alors que celle de l'héroïne est restée stable. La pratique qui consiste à partager son matériel d'injection a fortement diminué. Les injecteurs sous traitement à la méthadone sont passés de 37% à 61%.

En 2011, plus de 94% des injecteurs se sont faits testés aux VIH . La prévalence rapportée du VIH est restée stable autour de 10%. Pour l'hépatite C, nous sommes passés de 62% (2000) à 42% (2011).

Quelle conclusion en tirez-vous?

Le système de surveillance est pérenne, permet de suivre de manière efficace cette population difficile d'accès. Cette enquête permettra de fournir des informations pour la planification des programmes.


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