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28 octobre 2012 

Le virus du sida ou le cancer détectables à l'oeil nu... grâce à des particules d'or

Source: RTL info Belgique

Or natif - VenezuelaDes chercheurs britanniques ont mis au point un test révolutionnaire permettant de dépister à l'oeil nu les premiers stades d'une maladie ou d'une infection. Il serait dix fois plus sensible... et dix fois moins cher que les méthodes actuelles.

Des chercheurs britanniques ont mis au point un test à base de nanoparticules d'or qui permet de dépister à l'oeil nu les premiers stades d'une maladie ou d'une infection, comme le cancer de la prostate ou le VIH. Ce détecteur, constitué d'infimes particules d'or déposées sur une base en plastique, permet d'analyser le sérum contenu dans le sang du patient.

Une teinte bleue caractéristique

Si ce sérum contient les marqueurs biologiques distinctifs d'une maladie, comme le p24 associé à une infection par le virus du sida ou l'antigène prostatique spécifique (PSA) servant à diagnostiquer un cancer de la prostate, les nanoparticules d'or réagissent, donnant une teinte bleue caractéristique à la solution remplissant le détecteur. En l'absence de ces marqueurs, les particules se séparent pour former des sortes de petites boules qui donnent une coloration rougeâtre.

Dix fois plus sensible... et dix fois moins cher à fabriquer

Selon ses inventeurs, ce prototype est dix fois plus sensible que les procédés actuels et dix fois moins cher à fabriquer, ce qui pourrait particulièrement intéresser les pays défavorisés. "Le test est conçu sur des supports plastiques jetables et ne demande pas d'utiliser des équipements coûteux puisque la présence de la molécule recherchée peut être détectée d'un simple regard, à l'oeil nu", explique Molly Stevens, de l'Imperial College de Londres.

Meilleures chances de traitement

Sa grande sensibilité lui permet en outre de détecter les premiers stades d'une infection ou d'une maladie, là où les méthodes actuelles échouent, et offrirait donc de meilleures chances de traitement, aux malades séropositifs par exemple. "Il est vital que ces patients soient testés périodiquement pour évaluer le succès des thérapies anti-rétrovirales et dépister de nouveaux cas d'infection", souligne Roberto de la Rica, co-auteur de l'étude publiée dimanche dans la revue scientifique Nature Nanotechnology.

"Le test répond par oui ou non"

Revers de la médaille, le détecteur ne fournit pas d'information sur la concentration des marqueurs biologiques ciblés. "Le test répond par oui ou non. Il ne dit pas spécifiquement combien il y a de marqueurs dans le sang, juste s'ils sont présents, même à des concentrations ultra-faibles", résume Molly Stevens.

Test à grande échelle

Les inventeurs souhaitent à présent évaluer la validité de leur méthode en la testant à grande échelle sur des patients, en partenariat avec des ONG intervenant dans les pays pauvres.


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