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13 novembre 2012 

Genève est un des huit pôles régionaux de l'Aide suisse contre le sida

Source: Tribune de Genève

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Les dons privés ont diminué de 30%, passant de 2,6 millions en 2005 à 1,8 million en 2011. Et la subvention de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a été divisée par deux, passant de 4,2 millions en 2005 à un peu moins de 2 millions en 2012. Une baisse de 800?000?francs est encore prévue l'an prochain.

Si la population met moins la main au porte-monnaie, c'est que «le sida s'est dramatiquement banalisé, déplore Doris Fiala. Les gens pensent qu'on n'en meurt plus, que l'on vit très bien avec les traitements et qu'il n'y a donc plus besoin de faire des dons pour la prévention, constate l'énergique présidente zurichoise de l'Aide suisse contre le sida tient la barre depuis janvier. Il faut lutter contre cela. Car même si on peut vivre avec le sida, la stigmatisation et les discriminations sont encore énormes. On ne compte pas les cas de suicide ou de dépression. Qui ose dire aujourd'hui à son employeur: «Je suis séropositif?»

Le week-end dernier, l'assemblée générale de l'association s'est donc dotée d'une structure allégée, avec huit centres régionaux de coordination, dont un seul pour la Suisse romande, à Genève. Elle est représentée dans le canton par Dialogai et le Groupe sida Genève.

Les quelque vingt antennes cantonales actuelles, de Neuchâtel, de Lausanne ou de Schaffhouse, ne vont pas disparaître pour autant. Mais leurs activités seront cordonnées au niveau régional. Pas de quoi bouleverser les acteurs romands, qui saluent cette décision: «Cette réorganisation est absolument nécessaire, commente Jean-Philippe Cand, chef du Centre de compétence prévention VIH-IST (infections sexuellement transmissibles) à Lausanne. Elle prend d'ailleurs la Suisse romande pour modèle: cela fait déjà quinze ans que les cantons romands travaillent en coordination.»

Pourquoi ce désinvestissement de l'OFSP? Suite à l'adoption d'un nouveau programme national en matière de VIH et autres infections sexuellement transmissibles, «l'argent est aujourd'hui distribué différemment entre les organisations», se borne à expliquer l'une de ses porte-parole. L'association Santé sexuelle suisse en est l'un des bénéficiaires. Doris Fiala, par ailleurs conseillère nationale (PLR), dit vouloir retrouver la «confiance» de Berne, tout en ajoutant: «Je ne blâme pas l'OFSP puisque c'est le Parlement qui décide des budgets. Et mon parti, et avec lui le camp bourgeois, demande sans cesse la diminution de ces budgets.»

Nouveaux donateurs

Pour renflouer les caisses et éviter les chiffres rouges, Doris Fiala démarche activement les milieux économiques dont elle est issue. Avec succès. «Quelque 600?000?francs de dons privés ont été recueillis pour 2012 et 2013.» Principaux donateurs: Swiss Life et Mobimo. De nombreuses caisses maladie - qui financent les trithérapies extrêmement coûteuses des sidéens - ont également répondu à l'appel de l'Aide suisse contre le sida. Pour 2012, le déficit prévu pourra finalement être compensé.


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