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28 novembre 2012 

Médecins sans frontières: Explorer de nouvelles approches pour traiter le VIH/sida

Trente ans après le début de l'épidémie de VIH/sida et plus d'une décennie après l'introduction des médicaments antirétroviraux (ARV) dans les pays en développement, les dernières études scientifiques montrent que non seulement le traitement maintient les gens en bonne santé mais empêche aussi la propagation du virus à d'autres. Basées sur ces résultats, plusieurs nouvelles approches thérapeutiques sont apparues, notamment en prescrivant des ARV plus tôt dans la progression de la maladie. Douze ans après avoir commencé à fournir des antirétroviraux dans les pays en développement, Médecins Sans Frontières (MSF) compte maintenant plus de 222 000 personnes sous traitement dans 23 pays. Dans plusieurs de ses projets, l'organisation médicale a commencé à introduire certaines de ces nouvelles approches. Micaela Serafini, référente médicale pour MSF, évoque le travail de l'organisation au Swaziland, qui consiste à soigner de façon plus précoce les femmes enceintes vivant avec le VIH/sida, à développer le dépistage et le traitement au sein des communautés et à mettre en œuvre une technologie améliorée pour suivre l'efficacité des soins.

Pourquoi est-il important de prescrire des ARV aux personnes vivant avec le VIH/sida, dont le système immunitaire est encore fort?

Aujourd'hui, pour déterminer quand commencer les ARV, nous mesurons le niveau des globules blancs (CD4) d'une personne séropositive. C'est un bon indicateur de l'état du système immunitaire. Pour l'instant, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande une mise sous ARV lorsque le taux de CD4 tombe à 350 cellules par milligramme cube de sang. Mais les pays sont invités à envisager les ARV plus tôt pour les femmes enceintes et les partenaires séropositifs dans les couples dits séro-discordants, lorsqu'un partenaire est séropositif et l'autre pas. Le CD4 d'une personne en bonne santé varie entre 800 et 1200. Plus ce nombre est bas, plus la personne aura de risques d'attraper des infections opportunistes comme la tuberculose.

Relever le seuil de CD4 de 350 à 550 serait une étape positive. Car davantage de gens bénéficieraient d'un traitement et une initiation précoce maintient la santé des patients. De plus, nous savons désormais que le traitement lui-même limite la transmission du virus, comme l'a prouvé l'an dernier une percée scientifique. Le traitement est donc un élément essentiel de la prévention.


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