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Fil Rouge

12 mars 2013 

SIDA/ VIH : Pénurie d'antirétroviraux au Cameroun

Source: Aloys Evina

File:Flag of Cameroon.svg

La rupture des stocks d'antirétroviraux (ARV) observée depuis le début du mois dans les Unités de prise en charge (UPEC) préoccupe les autorités sanitaires au Cameroun, où la prise en charge des personnes vivant avec le virus du Sida constitue un axe majeur de la politique sanitaire du Gouvernement.

Malgré les campagnes de sensibilisation et de prévention sur le syndrome de l'immunodéficience acquise (SIDA), le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) continue de faire des ravages au Cameroun. Selon les chiffres du plan stratégique de lutte contre la pandémie, ce pays enregistre des dizaines de milliers de décès liés à la maladie chaque année.

L'aggravation de la situation épidémiologique du sida au Cameroun et l'échec de la prévention scandalisent POSITIVE-GENERATION, une association camerounaise de lutte contre le SIDA constituée de personnes infectées et affectées par le virus du Sida. Elle dénonce les ruptures de traitements antirétroviraux dans les structures de prise en charge des malades du Sida.

La rupture d'antirétroviraux met en danger de mort les personnes vivant avec le VIH parce que les antiretroviraux permettent d'améliorer la qualité de vie des malades ; de diminuer la morbidité et la mortalité liées à l'infection à VIH ; de réduire la survenue des infections opportunistes ; de restaurer l'immunité et en bref de lutter contre la réplication du virus...

Ces ruptures mettent également en danger la population camerounaise dans son ensemble, dans la mesure où elles influencent négativement l'observance thérapeutique et entraînent l'apparition des virus résistants. Or Une fois que ces virus résistants apparaissent dans un pays, ils peuvent se transmettre à d'autres personnes et aucun médicament ne peut en venir à bout : 100% des personnes infectées par ces virus décèdent.

Au Cameroun plus de 5,6% des personnes infectées sont des femmes et en cette Journée Internationale de la Femme nous dénonçons l'irresponsabilité du gouvernement qui met les femmes séropositives en danger de mort. Les associations dénoncent une gestion à la «Danse Bafia» de l'accès aux soins et traitements des PVVIH aux Cameroun et appelle de toute urgence le Premier Ministre Yang Philémon, le Ministre de la Santé André Mama Fouda, le Directeur de la CENAME Ousmanou Taoussé et le Secrétaire permanent du CNLS Dr Elat d'arrêter la langue de bois et de prendre sans délais des mesures pour remédier à la situation.


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