contenu | table des matières | déclaration d'accessibilité

Fil Rouge

10 mars 2013 

uniEs contre le sida

En Suisse, une personne séropositive sur trois est une femme, et dans le monde une sur deux. L'épidémie, dont la féminisation n'est plus à prouver ces dernières années, est donc bel et bien aussi une préoccupation pour nous les femmes.

Oui, les inégalités de genre encore tant présentes dans les rapports sociaux ne permettent pas une autonomie totale dans nos choix.

Oui, nous sommes concernées par le VIH, car physiologiquement et socialement plus vulnérables.

Non, l'égalité, dans le droit et dans les faits, n'est pas atteinte, le constat est fait aux quatre coins du monde.

Alors, que peut-on dire en 2013 d'une mobilisation des femmes dans la lutte contre le sida ? Quelles sont leurs préoccupations principales, leurs enjeux de santé ? Et quelles sont ces mobilisations qui font envie d'en être, de suivre, de poursuivre, de faire bouger notre monde ?

Voici un coup d'œil sur quelques enjeux, mobilisations par les femmes, pour elles, mais aussi pour la lutte contre le sida, et pour les minorités en général!

Campagne du Groupe sida Genève (2008)
ensembleA3.jpgNous les femmes, nous représentons plus du tiers des nouveaux diagnostiques VIH à Genève, et le nombre de femmes contaminées est croissant. Nous avons 3 à 8 fois plus de risques que les hommes d'être contaminées par le virus du VIH/sida. Il y a à cela des raisons biologiques mais aussi sociales :
• Le sperme contient plus de virus que les sécrétions vaginales et après un rapport sexuel, il peut rester plusieurs jours dans les organes génitaux de la femme.
• Le virus passe dans le corps par les muqueuses. La surface des muqueuses du sexe féminin est plus importante que celle de l'homme (c'est toute la surface intérieure du vagin).
• Le risque augmente aussi : par la fragilité du col de l'utérus chez les jeunes femmes ; au moment des règles ; après un accouchement ; à la ménopause ; par la présence d'Infections Sexuellement Transmissibles (dépistées tardivement, car non visibles) ; lors de rapports sexuels non désirés, forcés ou violents (le virus passe plus facilement dans l'organisme lorsqu'il y a des blessures et des irritations dans le vagin).
• La dépendance financière et les violences physiques et morales que vivent certaines femmes dans leurs relations avec les hommes sont autant de facteurs qui peuvent avoir une influence directe sur la capacité des femmes à négocier des rapports sexuels protégés.


Ajouter un commentaire

TrackBacks (0)

Liste des articles qui référence la note: uniEs contre le sida.

TrackBack URL pour cette note: /cgi-bin/mt/mt-tb.cgi/974.



© 2008-2017 Groupe sida Genève | v1.0 | Flux RSS | Impressum