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22 mai 2013 

La taxe sur les billets d'avion pour financer l'aide au développement dépasse le milliard d'euros

Source: Olivier Tallès

File:UNITAID logo.png

Pionnier d'un nouveau mode de financement, la taxe sur les billets d'avion finance pour l'essentiel les programmes d'Unitaid destinés à favoriser l'accès aux médicaments contre le sida, le paludisme et la tuberculose.

Lorsqu'en 2006, à l'initiative de la France, la Norvège, le Royaume-Uni, le Chili et le Brésil décident de créer un mini-prélèvement sur les billets d'avion pour financer l'aide au développement, la mesure provoque un certain scepticisme. Six ans après, l'organisme collecteur Unitaid a réuni 1,8 milliard de dollars (1,32 milliard d'euros), a annoncé son président, l'ancien ministre français Philippe Douste-Blazy, le 21 mai, à l'occasion du bilan annuel.

Hébergé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Unitaid se donne pour objectif d'aider au financement de médicaments dans les pays en voie de développement. Le fonds se concentre sur trois maladies : le sida, le paludisme et la tuberculose.

En programmant de gros volumes d'achat, Unitaid peut négocier des baisses de prix et amener les laboratoires à s'intéresser à des médicaments pour lesquels il n'existe pas de marché et de consommateurs solvables. Les antirétroviraux (ARV) pédiatriques par exemple sont décisifs contre le sida dans les pays pauvres. Mais ils sont inutiles dans le monde développé, grâce à la prévention de la transmission mère enfant.

Accord sur les brevets
L'un de ses succès les plus importants est l'accord signé en 2010 avec le laboratoire pharmaceutique américain, Gilead. Cette entreprise parmi les plus innovantes dans la recherche contre le sida a renoncé, pour certains pays, à ses brevets sur quatre molécules, dont deux ne sont pas encore sur le marché. Les fabricants indiens de génériques ont commencé ainsi à produire et combiner des copies à bas prix des traitements anti-VIH de Gilead, avant de les commercialiser dans les pays les plus pauvres.

Une taxe collectée dans neuf pays
Parmi les exemples de son action, Unitaid cite la réduction de 80 % des prix des médicaments pédiatriques anti-VIH et le placement de 400 000 enfants sous traitement anti-VIH de dernière génération. Des millions de traitements contre le paludisme ont aussi été distribués grâce aux financements de l'organisme collecteur.

Soixante-cinq pour cent des fonds recueillis par l'Unitaid depuis sa création proviennent d'une taxe sur les billets d'avion perçue dans neuf pays : Cameroun, Chili, Congo, France, Madagascar, Mali, Maurice, Niger et Corée du Sud. Chaque passager décollant de ces États pour un vol international verse à l'organisation de 1 à 40 dollars en fonction du prix de son billet. La Norvège finance aussi le fond en lui rétrocédant une partie de sa taxe sur les émissions de CO2.


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