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5 février 2014 

Les risques d'infection au VIH parmi les hommes gays varient énormément : les implications pour la PrEP

Source: aidsmap

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Une étude qui s'est penchée sur la façon dont les risques de transmission du VIH ont changé parmi un groupe d'hommes gays sur une période de six à huit ans a constaté que le degré de risque pris par les hommes, la durée d'exposition au risque et en conséquence l'incidence du VIH variaient énormément.

Les chercheurs ont analysé le nombre de risques sexuels pris par les membres de la cohorte pendant la période d'étude (en attribuant une "note de risque" à chaque période de 6 mois) et ont constaté que les scores de risque des hommes avaient tendance à être constants et à se répartir en trois groupes différents. L'étude a révélé qu'un homme sur sept appartenait à un groupe à risque très élevé, dont un tiers ont contracté le VIH pendant la période d'étude. Un peu moins d'un quart des individus appartenaient à un groupe à risque modéré, dont 10% sont devenus séropositifs.

Les deux autres tiers appartenaient à un groupe à risque faible, excepté pour de courtes périodes, et 3% de ces individus ont contracté le VIH.

L'appartenance au tiers des membres de la cohorte qu prenaient davantage de risques était associée à une origine ethnique caucasienne, à des revenus élevés et à un plus jeune âge; en outre, l'appartenance au 14,3% des individus les plus à risque du groupe était associée à la dépression et à l'usage de drogues récréatives.

Commentaire: Les auteurs ont entrepris cette analyse parce qu'ils voulaient obtenir des informations susceptibles d'aider à mieux cibler la prophylaxie pré-exposition (PrEP): une des raisons pour lesquelles cette méthode de prévention se développe lentement aux Etats-Unis, et n'a pas encore été homologué partout, est la crainte de son coût. Les études de rentabilités ont suggéré que la PrEP ne sera rentable que si elle est prise par les personnes les plus exposées aux risques d'infection (voir ce rapport à titre d'exemple). Cette analyse est cependant d'intérêt général, puisque c'est la première étude à démontrer un lien entre certaines caractéristiques chez les hommes gays et ce que les auteurs appellent les « trajectoires de risques » - les tendances longitudinales du VIH au fil du temps.

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