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3 mars 2014 

CROI 2014: Pour les hommes gays et les hétérosexuels, le traitement anti-VIH, c'est la prévention

Quelle est la probabilité qu'une personne dont la charge virale est indétectable transmette le VIH à un partenaire sexuel? "D'après nos meilleures estimations: Zéro" ont déclaré les chercheurs qui ont présenté les résultats des deux premières années de l'étude PARTNER, à laquelle ont participé des couples dont un des partenaires était séropositif et l'autre pas.
Les résultats définitifs de l'étude sont attendus en 2017 mais, jusqu'à présent, il n'y a eu aucune transmission lorsque le partenaire séropositif du couple avait une charge virale indétectable. Jusqu'à aujourd'hui, L'étude PARTNER a recruté 1110 couples sérodifférents. Près de 40% d'entre eux étaient des couples de gays.

Ces résultats renforcent les résultats de l'étude HTPN 052 qui avait montré une réduction de 96% de la transmission lorsque le partenaire séropositif du couple commençait le traitement rapidement. Cette étude portait surtout sur des couples hétérosexuels.

Au cours du suivi de l'étude PARTNER, tous les partenaires séronégatifs hétérosexuels ont
rapporté avoir eu des rapports sexuels vaginaux sans préservatifs, 72% avec éjaculation; 70% des partenaires gays séronégatifs ont rapporté avoir eu des rapports sexuels avec pénétration anale passive sans préservatif, 40% avec éjaculation, et 30% ont rapporté avoir été le partenaire actif. Une proportion importante des couples hétérosexuels ont rapporté avoir eu des relations sexuelles anales.

Les chercheurs ont estimé que les couples gays ont eu 16400 rapports sexuels et les couples hétérosexuels 14 000 rapports sexuels. Il n'y a eu aucun cas de transmission lorsque la charge virale était inférieure à 200 copies/ml. L'analyse statistique a montré qu'une charge virale indétectable réduisait de 99,5% les risques de transmission pendant les rapports sexuels vaginaux et de 99% pendant les relations sexuelles anales (96% avec une éjaculation) Cependant, les chercheurs pensent que l'efficacité véritable du traitement en prévention est plus proche des 100%, bien que le chercheur principal sur cette étude, ait souligné qu'il ne sera probablement jamais possible de montrer avec une certitude mathématique que les risques de transmission d'une personne sous traitement efficace est absolument zéro.


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