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28 avril 2014 

AFRAVIH 2014: Dépistages/nouvelles stratégies ARV et Traitements des Hépatites C

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par Michel Bourrelly

Clara Makhlouf Obermeyer a fait un point complet sur les différents types de dépistages, leurs avantages et ce qu'il y a à améliorer. La place du dépistage s'améliore globalement sur l'ensemble de la planète, rien qu'en 2012, 12% d'augmentation de dépistages ont été effectués, mais cela reste bien insuffisant.

Contrairement à ce qui avait été posé au tout début de l'épidémie, le dépistage prescrit par un médecin à des apports (tout comme les autres dépistages) intéressants (mise en place de stratégies de prévention, référence ...) le seul point faible est le post-test qui semble être moins efficace que les autres formes de dépistages.

Le dépistage communautaire est celui qui est le mieux accepté et qui peut approcher le mieux les populations les plus à risques de contracter le VIH.Elle a développé aussi la partie « avenir » avec les Auto-tests et en particulier les tests salivaires mais qui ont une faiblesse du coté de la sensibilité (92%). Le dépistage reste l'élément déterminant pour arriver à endiguer voire stopper les transmissions. Mais cette capacité de dépistage est grandement détruite par toutes les atteintes aux droits (homosexuels, Utilisateurs de drogues, femmes, détenus, travailleuses et travailleurs du sexe..). Sans une compréhension claire et nette que ces lois sont des barrières à la lutte efficace contre le sida, rien de positif et définitif ne pourra arriver.

Christine KATLAMA quant à elle s'est ensuite attaquée aux nouveaux ARV, mais surtout elle a développé les intérêts pour les patients à accéder à de nouveaux traitements efficaces :
- Certes être en bonne santé
- Diminuer le stress du à la peur de contaminer
- Inverser la courbe de contamination
- Diminuer les effets secondaires éventuels soit avec de nouveaux produits soit en diminuant les doses.

En faisant une revue claire et détaillée de l'arsenal thérapeutique dont on dispose au NORD, Le professeur KATLAMA propose d'adapter les doses voire les combinaisons thérapeutiques dès lors que la charge virale est assez modérée.
La question à se poser est : »devons nous écraser un charge virale à 10 000 copies comme une cv à 3 millions ? »
Ce qui est su et avéré :
- Il faut traiter le plus vite possible
- Il faut pouvoir adapter les traitements aux patients
- Il est clairement déterminé désormais que le pronostic sera d'autant plus favorable que la charge virale sera vite indétectable et que le patient aura un taux d'ADN faible.
IL NE FAUT PAS LAISSER LE VIRUS SE REPLIQUER

Enfin Georges-Philippe PAGEAUX sur les nouveaux traitements anti VHC et la guérison de l'hépatite C.
Très récemment (2014) de nouveaux traitements efficaces sont arrivés, efficaces sur toutes les formes d'Hépatites C ( avec ou sans cirrhose, naïfs ou non de traitements, en échappement d'autres traitements ou non). Les résultats montrés sont fantastiques, car dans tous les cas, avec ou sans combinaisons avec d'autres molécules, la survie après 8, 12, 24 semaines de traitement dépasse toujours 80%.

La limite de cette présentation est que, bien sûr, pour l'instant, seuls les pays riches (ou les 1ere classes du TITANIC !!) seront sauvés car les prix annoncés approchent les 100 000$ pour un traitement.
Nous ne doutons pas que nous pourrons ramener à la raison les laboratoires qui produisent ces molécules, pour arriver comme l'annonçait le jour de l'ouverture la représentante de MSF à un traitement à 300/500€ pour les pays du sud.

De plus ces nouveaux traitements peuvent être utilisés aussi pour les personnes co-infectées par le VIH, si et seulement si les associations médicamenteuses sont possibles.


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