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27 avril 2014 

AFRAVIH 2014: "Nous ne sommes pas ici pour avoir peur du futur, mais nous sommes là pour le définir ensemble"

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par Miguel Limpo

La 7ème conférence internationale francophone VIH/Hépatites AFRAVIH 2014 s'ouvre aujourd'hui à Montpellier en présence de 1200 personnes venues de 52 pays.

Les chiffres en baisse ces dernières années (-33% de nouvelles infections, -29% de décès et même -52% de décès chez les enfants depuis 2001) masquent, selon les activistes, un accès aux traitements encore trop faible dans les pays en voie de développement et de nombreuses discriminations et stigmatisations. Les progrès scientifiques - les traitements antirétroviraux ont certes évité le décès de 4.2 millions de personnes - côtoient ainsi d'autres chiffres beaucoup plus inquiétants (entre 30 et 50% des personnes séropositives ignorent leur statut sérologique).

Un des enjeux de la conférence sera également de discuter de la situation de l'hépatite C, qui touche entre 130-170 millions de personnes dans le monde, provoque près de 350'000 décès par année, et qui peut désormais être traitée par le biais d'une molécule dont le prix est exorbitant (85'000 dollars). Isabelle Andrieux-Meyer de Médecins sans frontières, organisation basée à Genève, se demande si à l'image de ce que connaissent les pays en voie de développement pour les trithérapies, "le seuil de douleur du prix des médicaments pour les hépatites n'a pas été atteint également pour les pays occidentaux". Les personnes ayant subi un mauvais screening de sang lors de transfusions et les injecteurs de drogues sont les personnes les plus touchées par l'hépatite C. Selon les chercheurs présents, il conviendrait particulièrement de cibler le dépistage et le traitement auprès de ces publics à risque.

L'AFRAVIH 2014 insistera par ailleurs sur les spécificités de l'Afrique francophone, principalement subsaharienne, souvent peu écoutée dans les conférences internationales anglophones. Le Maghreb de son côté, jusqu'ici plutôt épargné par le VIH, est désormais avec l'Europe de l'Est, une des seules régions au monde où le nombre total de décès continue d'augmenter d'une année à l'autre.

"Nous ne sommes pas ici pour avoir peur du futur, mais nous sommes là pour le définir ensemble. Nous sommes là pour faire en sorte qu'un jour, on se dise que le monde francophone a eu un rôle déterminant pour venir à bout du VIH" a déclaré Michel Sidibé, directeur exécutif de l'ONUSIDA au début de son discours. Ce dernier s'est par ailleurs montré très inquiet concernant la stigmatisation des populations clés de l'épidémie: la marginalisation des injecteurs de drogues, les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes qui sont victimes de lois homophobes dans 78 pays, les travailleuses et travailleurs du sexe, les personnes détenues et les migrants sans accès aux soins.


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