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13 avril 2014 

Nations Unies/VIH/Sida

Source: Altermonde-sans-frontières

En dépit des progrès constatés, Haïti reste le pays le plus affecté de sa région
par Djems Olivier

La république d'Haïti reste le pays le plus affecté dans la région par le vvirus de l'immuno-déficience humaine (Vih), malgré les efforts immenses de sensibilisation déployés depuis plusieurs années, selon les informations fournies ce 30 juillet 2008 par les Nations Unies dont a pris connaissance l'agence en ligne AlterPresse.

Avec un taux de prévalence de 2.5%, Haïti demeure le pays le plus affecté de la région des Caraïbes et de l'Amérique latine, précise le docteur Ari Toubo Ibrahim, fonctionnaire du système des Nations Unies en Haïti.

En dépit des problèmes de pauvreté et de troubles politiques, ce taux de prévalence reste inchangé depuis 1993, selon l'officiel onusien, ajoutant que « depuis 2002, Haïti a mobilisé des ressources financières et techniques importantes pour la lutte contre le Vih/Sida ».

Le docteur Ibrahim salue, malgré tout, les progrès du pays dans la lutte contre la pandémie du Sida.

Haïti, informe-t-il, a connu une croissance continue de la prise en charge des personnes vivant avec le Vih (Pvvih).

Quelques 17,000 personnes vivant avec le virus du Sida sont recensées en Haïti contre 3 millions dans le monde, selon ce dernier rapport de l'Onusida, publié le 29 juillet 2008.

Le nombre d'enfants infectés est estimé à 5,888, alors que pas moins de 68,000 enfants sont orphelins du Sida, selon des statistiques présentées par le docteur Brunel Délonnay du Ministère de la santé publique et de la population (Mspp).

Dans les Caraïbes, 11 millions d'enfants sont infectés du Vih/Sida, selon Kate Spring de l'Onusida qui présentait, ce 30 juillet 2008 à Port-au-Prince, le dernier rapport de cette agence onusienne.

Le rapport 2008 de l'Onusida montre que l'épidémie du Sida est loin d'être terminée et que les taux de nouvelles infections sont en hausse dans de nombreux pays, en dépit des avancées significatives enregistrées dans la prévention des nouvelles infections.

Une riposte mettant l'accent sur les droits humains, recommande l'Onusida

Des mesures plus énergiques sont nécessaires pour faire reculer l'épidémie du Sida, une maldie considérée comme un problème à long terme qui exige une riposte fondée sur des preuves et sur les droits humains, estime l'Onusida dans son rapport 2008.

En Haïti, les personnes nouvellement infectées sont de l'ordre de 12,499 contre 14,000 dans l'ensemble des Caraïbes.

Des efforts ont été consentis, d'après le docteur Délonnay, pour permettre à plus de 15 Pvvih d'avoir accès aux antirétroviraux (ARV), les enfants sous ARV étant estimés à 952.

Le docteur Brunel Délonnay précise, en outre, que 7,359 Pvvih sont prises en charge pour la tuberculose.

« Interpellés par ces chiffres », les responsables de la santé publique parlent de succès pour Haïti dans la lute contre le Vih/Sida.

« Ces succès enregistrés ne doivent pas nous empêcher de progresser dans la lutte contre l'épidémie », prévient le docteur Ari Toubo Ibrahim.

Le docteur Brunel Délonnay pense, de son côté, que ces avancées significatives méritent d'être partagées avec d'autres pays de la région latino-américaine.

« Notre expérience dans la lutte contre le Vih/Sida doit être partagée, vendue, exportée ... », déclare Délonnay.

Une délégation d'environ 100 personnes devra faire part de l'expérience d'Haïti, dans la lutte contre la propagation de la maladie, à la XVII e conférence internationale sur le Sida qui se tient du 3 au 9 août 2008 au Mexique.

Dans ce contexte, Brunel Délonnay du Mspp se réjouit de l'esprit de partenariat qui anime les divers acteurs dans la lutte contre la pandémie du Sida, tout en se félicitant d'avoir l'opportunité de mobiliser des fonds en faveur de la lutte contre ce fléau, notamment auprès du Fonds mondial.

Le docteur Emile Hérard Charles, directeur exécutif de la Fondation Sogebank qui gère l'aide du Fonds mondial, se vante, pour sa part, de la bonne utilisation de ces fonds.

Dr. Charles informe que 43 organisations participent à l'exécution des quatre projets financés en Haïti par le Fonds mondial à plus de 131 millions de dollars américains.

La majeure partie de ce montant, soit 100 millions de dollars, est investie dans la lutte contre le Vih/Sida, ajoute Dr. Charles.

Un cinquième projet, évalué à 15 millions de dollars, sera bientôt lancé, de l'avis du docteur Emile Charles. Ces fonds serviront à améliorer l'accès aux soins des mères séropositives.


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