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17 octobre 2014 

Sexe, sida, contraception: les jeunes ont encore des lacunes

Source: Le Figaro Santé

CAMI LABEX interviewed in the January 6th edition of Figaro SanteLes ados présentent un contraste étonnant entre leurs connaissances parfois poussées sur des pratiques pornographiques, et leur ignorance sur certains aspects des risques d'infections sexuellement transmissibles ou des grossesses non désirées.

Ils sont environ 150 jeunes d'une quinzaine d'années, confortablement installés dans la vaste salle du conseil régional d'Ile-de-France. Comme chaque année, depuis 2003, tous les élèves de seconde du lycée Claude-Monet (Paris XIIIe) se retrouvent pour un après-midi consacré à la prévention du sida et des infections sexuellement transmissibles.
C'est l'association Solidarité Sida, plus connue pour l'événement Solidays, qui organise «Les Après-Midi du Zapping». Trente-six éditions ont eu lieu en 2013, soit 7784 jeunes sensibilisés. Un format original qui mêle séquences de zapping de Canal +, spots de prévention et quiz interactifs. «C'est le meilleur moyen de maintenir leur attention pendant trois heures», explique Stéphane Lopez, directeur adjoint de l'association. De fait, la dynamique fonctionne bien et les gloussements gênés s'effacent rapidement lorsque le président du conseil régional, Jean-Paul Huchon, rappelle que le sida tue encore en France tous les jours et que «le pire ennemi dans la lutte que nous menons contre le sida, c'est le silence».

Le plus étonnant reste le contraste entre les connaissances parfois poussées de certains jeunes de pratiques sexuelles exotiques, via la pornographie, et leur méconnaissance de certaines informations de base. Stupéfaction d'une partie de la salle, par exemple, lorsque Sébastien Vion, l'intervenant et comédien, explique que «mettre deux préservatifs augmente le risque qu'ils craquent» ou que «les préservatifs ont une date de péremption et qu'il ne faut pas les utiliser si l'emballage est abîmé».

Déficit d'information

Qu'il s'agisse d'alcool ou de porno, «ce n'est pas de votre âge et cela fait courir des risques», n'hésite pas à rappeler Pauline Duverger, chargée de prévention chez Solidarité Sida, avant d'insister tout de même sur le fait que l'alcool fait prendre des risques mal mesurés tandis que les pornos ne sont que des mises en scène qui n'ont rien à voir avec la façon dont deux partenaires qui se respectent partagent des moments intimes.

À la pause, Pierre avoue avoir «découvert qu'il était possible de prendre un traitement le plus tôt possible, dans les heures qui suivaient un rapport sexuel sans protection (jusqu'à 48 heures, NDLR), pour réduire son risque». Un déficit d'information que Sida Info Service avait déjà pointé dans son enquête 2014 sur les appels reçus par l'association. Samir a surtout trouvé «utile de savoir qu'il suffisait de téléphoner au 0800 840 800 (Sida Info Service) pour savoir où se rendre pour cela 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.» Il a soigneusement noté le numéro sur... le ticket de tombola qui lui a été donné à l'entrée de la salle.

Laurence, elle, savait que la pilule du lendemain était possible pendant trois jours après un rapport non protégé mais «ignorait qu'il fallait faire un test de grossesse trois semaines plus tard pour vérifier que ça avait bien marché». Sa copine Isabelle «découvre qu'il existe des centres de dépistage 100 % anonymes et 100 % gratuits (CDAG)», mais n'a pas osé demander où ils se trouvaient. L'adresse de ces centres, pour toute la France, est présentée sur le site www.sida-info-service.org.


Commentaires

Ce n'est pas de votre âge.
ce n'est pas comme ça que des gens se respectent......


Bien sûr, bien sûr.....

La prévention mise aux mains de la ménagère de 50ans....et des mouvements féministes puritains.

C'est marrant comment certains discours n'ont rigoureusement aucune prise sur la réalité. Or le verbe a de la puissance,......sauf quand il est faux : donc , celui-ci est faux.

Tasp ici, éducation comportementale là complètement empreinte de valeurs morales arbitraires qui jugent. Tout cela est une surexposition de discours contradictoires : la prévention combinée n'est qu'une combine de la prévention, ce n'est pas la juxtaposition de moyens complémentaires, c'est la lutte entre deux politiques , avec , pour l'instant, la puissance médiatique officielle entièrement dédiée à une politique au détriment de l'autre.

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