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27 février 2015 

CROI 2015: La prise en charge des enfants et l'impact de l'Ebola sur l'accès aux soins


par Bruno Spire et Emmanuel Trenado - Source: Seronet

La première plénière de la journée d'hier de la CROI (Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections CROI)était consacrée à la prévention et la prise en charge du VIH chez les enfants. Diana Gibb rappelle qu'en 2013, 240 000 enfants ont été infectés par le VIH/sida, soit environ 660 nouvelles contaminations par jour et qu'environ 3,2 millions d'enfants vivent avec le virus dont 91 % sont en Afrique sub-saharienne. Elle rappelle les avantages de l'option B+ émise par l'Organisation mondiale de la santé dans le cadre des recommandations de la prévention de la transmission du VIH pendant la grossesse en 2013 : prescrire une trithérapie à la mère pendant la grossesse réduit de manière considérable le risque de transmission pendant la grossesse, au moment de l'accouchement et pendant la période d'allaitement. La principale difficulté rencontrée dans la mise en place des programmes B+ a été le maintien dans le soin des femmes tout au long de ce processus. On rappelle à quel point les interventions communautaires sont importantes pour accompagner les femmes vivant avec le VIH et que l'implication de leur partenaire est essentielle. Cette plénière a été aussi l'occasion de rappeler deux résultats importants présentés à la CROI. Il s'agit de l'essai PROMISE qui confirme l'intérêt de l'option B+ et de l'étude BREATHER qui a montré que l'on pouvait proposer des week-ends sans antirétroviraux aux adolescents sous traitement depuis des années.

Brèves

Cascade chez les femmes aux Etats-Unis
Les femmes sont moins souvent en charge virale indétectable que les hommes aux Etats-Unis. L'étude a voulu connaitre les raisons en lien avec l'accès aux soins, en étudiant les différentes étapes de la cascade : orientation, maintien dans le soin et suppression virale. L'orientation vers le soin est de 83 % sans différence de race. Le maintien dans le soin mesuré par le fait d'avoir au moins une mesure de CD4 est de 67 %, mais il est moins bon pour les Noires et pour les plus jeunes. La contamination par usage de drogues n'est pas associée à un moins bon maintien dans le soin. Lorsque le maintien est défini par deux mesures de CD4, il est de 52 % et on retrouve des différences par origine ethnique et par âge. La suppression virale est moins bonne pour les femmes jeunes.

Impact de l'épidémie d'Ebola sur la prise en charge du VIH
Il y a eu une baisse de fréquentation des cliniques VIH en Guinée pendant les pics d'infection par le virus Ebola par comparaison à la même époque, un an avant. On a également observé 43 % de baisse des dépenses hospitalières. 47 % en moins d'inclusion de nouveaux patients et 11 % de moins de consultations de suivi. On a cependant observé moins de personnes perdues de vue, sans doute parce que les nouveaux patients, qui ont le plus de risque d'être perdus de vue, étaient moins nombreux pendant l'épidémie d'Ebola.


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