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17 mars 2015 

Campagne LOVE LIFE: lorsqu'une autre maladie se cache derrière des symptômes grippaux

Peu après avoir été infectées par le VIH, la majorité des personnes développe des symptômes semblables à ceux d'une grippe, lesquels ne doivent pas être pris à la légère. En effet, ces personnes sont très contagieuses durant les premières semaines suivant l'infection. En outre, l'administration immédiate d'un traitement permet parfois de limiter les dégâts causés par le virus au système immunitaire. Dès lors, en cas de suspicion d'infection au VIH, il faut consulter un médecin sans délai.

La plupart du temps, une infection au VIH ne passe pas inaperçue. Mais les signes en sont souvent mal interprétés. Dans nombre de cas, les personnes ressentent des symptômes qui correspondent en partie à ceux d'une grippe, par exemple, fièvre, sensation d'épuisement, sueurs nocturnes, ganglions enflés, maux de gorge ou éruption cutanée. Dès lors, toute personne présentant les signes d'une infection virale hors saison grippale et ayant eu des rapports sexuels non protégés dans les jours, voire les semaines, précédents doit se rendre sans tarder chez le médecin. Lors de la consultation, le patient doit évoquer qu'il a eu des rapports non protégés. Il pourra alors se soumettre à un test VIH, qui permet de détecter l'infection avant même que les anticorps spécifiques ne soient présents dans le sang.

Il est préférable de repérer l'infection au VIH dans les plus brefs délais, et ce, pour deux raisons. Durant les premières semaines suivant l'infection, appelée aussi phase de primo-infection, la personne est beaucoup plus contagieuse qu'ensuite, durant la phase chronique. Si le virus est détecté rapidement, on multiplie ainsi les chances d'empêcher de nouvelles infections. Le ou la partenaire stable est particulièrement exposé-e durant cette période. Par ailleurs, il est également important pour la personne concernée de se faire dépister au plus vite : en effet, ce n'est que s'ils sont administrés à temps durant la phase de primo-infection que les médicaments antirétroviraux peuvent contribuer à limiter les dégâts causés par le virus et permettre au système immunitaire de mieux se défendre.

La troisième règle éprouvée du safer sex est désormais adaptée au VIH
La troisième règle du safer sex, diffusée depuis 2011, incite toute personne présentant des démangeaisons, des sensations de brûlure ou des douleurs au niveau des parties génitales à se rendre sans tarder chez un médecin. Elle visait toutes les infections sexuellement transmissibles (IST) hormis le VIH. Cette règle a fait ses preuves, les chiffres en attestent: l'augmentation, dans un premier temps, du nombre de cas dépistés montre que la population est davantage sensibilisée et que les tests se sont multipliés. Les chiffres de 2013 et 2014 laissent supposer que les nouveaux cas d'infection sont en baisse pour certaines IST.
Désormais complétée pour inclure le VIH, la troisième règle du safer sex encourage également les personnes présentant des symptômes grippaux après des rapports non protégés à se rendre sans délai chez le médecin.

Règles du safer sex


  • Pénétration - toujours avec une capote (ou un préservatif féminin).

  • Pas de sperme ni de sang menstruel dans la bouche ; ne pas avaler de sperme ni de sang menstruel.

  • Démangeaison, écoulement, douleurs au niveau des parties génitales ou symptômes grippaux après des rapports non protégés? Consulter un médecin sans tarder.


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