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5 mars 2015 

Risques élevés de maladie rénale avec certains antirétroviraux

Source: aidsmap

Trois médicaments antirétroviraux sont associés avec le temps à une augmentation progressive du taux de maladies rénales, d'après une analyse de la cohorte d'observation D:A:D. Ce sont le ténofovir, l'atazanavir potentialisé et le lopinavir potentialisé.

Les chercheurs sont examinés les risques de maladies rénales chroniques (taux estimé de filtration glomérulaire inférieur à 60ml/minute) chez les individus qui avaient une fonction rénale normale au moment de l'entrée dans la cohorte. Le taux estimé de filtration glomérulaire est une mesure indirecte de la quantité de sang filtré par les reins par minute et une analyse utilisée pour évaluer la fonction rénale. Les données se rapportant à 23 560 personnes sur une période de 8 ans ont été inclues.

Dans l'ensemble, les risques étaient faibles: moins de 1% des participants (210 personnes) ont développé une maladie rénale chronique.

Comme on s'y attendait, plusieurs facteurs étaient associés à une maladie rénale: l'âge, l'hypertension, l'hépatite C, le diabète, une maladie cardiovasculaire, des antécédents de taux de cellules CD4 faibles et des antécédents de toxicomanie.

Mais, l'utilisation de certains antirétroviraux était également associée à une augmentation des risques au fil du temps. L'incidence était de 2,2% après six ans de traitement au ténofovir, 4% après six ans de traitement à l'atazanavir potentialisé et 4% après six ans de lopinavir potentialisé.

Après un ajustement prenant en compte les autres facteurs de risques, chaque année de traitement au ténofovir était associée à une augmentation de 12% des risques relatifs, chaque année de traitement à l'atazanavir à une augmentation de 27% et chaque année de traitement au lopinavir potentialisé à une augmentation de 16%.

En revanche, l'abacavir n'a pas été associé à une augmentation des risques, et les autres inhibiteurs de protéase non plus. Cependant, il n'y avait pas suffisamment de données pour examiner les autres médicaments individuellement.

Bien que les maladies rénales chroniques restent relativement rares et qu'elles soient surtout influencées par les facteurs de risques traditionnels plutôt que par les antirétroviraux, les médecins prendront probablement ces données en compte pour choisir les antirétroviraux, en particulier pour les personnes qui ont d'autres facteurs de risques pour les troubles rénaux.

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