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22 juillet 2015 

IAS 2015: éclairages de Vancouver

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Le coup d'envoi du 8ème congrès de l'IAS sur la pathogenèse, les traitements et la prévention du VIH (IAS 2015) a été donné dimanche à Vancouver, au Canada. La conférence se termine aujourd'hui et a donné lieu à plusieurs annonces importantes.


vih.org.jpgEclairages sur le traitement
par vih.org / le COREVIH Bretagne

Les recommandations 2015 de l'OMS vont être de traiter toutes les personnes séropositives quels que soient leur CD4.

Ces recommandations s'appuient essentiellement sur les résultats des essais TEMPRANO et START, qui ont montré que débuter le traitement antiviral tôt était le meilleur moyen d'améliorer la santé à long terme des séropositifs dans les pays à ressources limitées. Les données amenant à proposer ces nouvelles recommandations chez les adultes sont solides, un peu moins chez les adolescents mais plusieurs études montrent une diminution de la mortalité, une amélioration de la croissance et du développement cognitif chez les enfants traités tôt.

De très nombreux ateliers ont été organisés au niveau communautaire dans des pays à haute prévalence pour tester l'acceptabilité d'un traitement précoce. La question de l'observance à long terme et de la discrimination et de la stigmatisation sont des éléments essentiels à considérer dans ce contexte.


Miniature de l'image pour vih.org.jpgEclairages sur le test de dépistage
par vih.org / le COREVIH Bretagne

Aujourd'hui, 49% des personnes infectées dans le monde ne connaissent pas leur séropositivité. L'IAS 2015 a été l'occasion pour l'OMS de lancer ses nouvelles recommandations sur le dépistage du VIH

L'une des premières recommandations de l'OMS en terme de dépistage est de permettre des tests communautaires et démédicalisés dans les meilleures conditions possibles, et d'aller vers les auto-tests. Il faut également améliorer le dépistage communautaire, dont les études ont montré qu'il était très acceptable, permet des diagnostics plus précoce et d'atteindre des populations habituellement peu à même de consulter dans les centres de dépistage.

Le second enjeu est de proposer des tests de qualité. Les études montrent que les faux+/faux- représentent 2 à 12% des diagnostics aujourd'hui, alors que seulement 17% des pays participant au recensement des bonnes pratiques de dépistage suivent clairement les recommandations de l'OMS en matière de qualité des tests ...

L'OMS souhaiterait également que l'on puisse se centrer sur les populations les plus à risque.

aidsmap.jpgEclairages sur la PrEP
par aidsmap




La prophylaxie pré-exposition est un des principaux sujets de discussion à IAS 2015: Comment la prendre, qui devrait pouvoir la prendre et quand sera-t-elle disponible?
La PrEP non-quotidienne pourrait être une possibilité.

Trois études présentées lundi montrent que pour certaines personnes, dans certains contextes, une utilisation moins fréquente de la PrEP, avec des doses déterminées en fonction de l'activité sexuelle, était réalisable, et qu'un nombre élevé de rapports sexuels restaient protégés par la PrEP.

Des essais randomisés indépendants, mais de conceptions similaires, ont été conduits parmi les hommes qui ont des rapports avec des hommes à Bangkok, les hommes qui ont des rapports avec des hommes à Harlem à New York et avec des femmes au Cap, en Afrique du Sud.

Les chercheurs avaient anticipé que les caractéristiques sociales, culturelles et démographiques très différentes de ces populations détermineraient le modèle de PrEP le plus efficace: une fois par jour, deux fois par jour (avec une dose supplémentaire après un rapport sexuel) ou avant et après un rapport sexuel.

Le traitement quotidien et le traitement non-quotidien ont tous les deux bien marché pour les participants de Bangkok qui étaient pour la plupart bien éduqués et salariés. Dans les deux autres sites, où les circonstances sociales difficiles étaient plus communes, une prise quotidienne s'est révélée plus facile à suivre que les prises non-quotidiennes.

Les résultats suggèrent qu'une certaine flexibilité est possible dans la façon dont la PrEP peut être prescrite. Mais ces petites études démontrent la faisabilité plutôt que l'efficacité.


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