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19 octobre 2015 

Dix ans de dépistage du VIH au Checkpoint Genève

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Le centre souhaite étendre ses services à d'autres problématiques de la santé gaie. Il propose depuis quelques mois des consultations auprès d'un psychiatre, le risque de dépression étant plus élevé parmi la population homosexuelle

Checkpoint Genève a fêté ce vendredi dans son local aux Grottes ses dix ans dépistage du VIH et autres maladies sexuellement transmissibles. Ouvert en 2005 par l'association homosexuelle Dialogai, avec le soutien des HUG, de l'Aide Suisse contre le sida et l'Etat de Genève, le centre a depuis fait des petits. Des structures similaires ont été créées à Zurich, Bâle et Lausanne. Les Checkpoints suisses veulent aujourd'hui devenir des lieux reconnus spécialisés dans les problèmes de santé spécifiques à la population gaie.

C'est une enquête lancée en 2002 par l'Université de Zurich et Dialogai qui a tiré la sonnette d'alarme. Les résultats de l'étude ont révélé de graves déficiences dans les consultations de dépistage du VIH en Suisse. «44% des HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes) testés pour le VIH à Genève ne bénéficiaient pas de conseil avant et après le test, et près de 60% des gays interrogés voulaient avoir accès des professionnels de santé gays ou gays-friendly compte tenu de la difficulté à aborder certaines questions avec leur médecin traitant», explique Vincent Jobin de Dialogai. L'association a alors lancé l'idée de créer un lieu dédié spécifiquement à cette population.
Aujourd'hui, l'utilité de ces structures n'est plus à prouver. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon une étude de l'Office fédéral de santé publique, les checkpoints réalisent en moyenne 70 tests pour diagnostiquer une personne séropositive alors que d'autres structures doivent tester entre 400 et 4000 personnes pour détecter un cas. «L'intérêt de cibler une population exposée est évident», souligne Vincent Jobin.

Si les Checkpoints se sont longtemps spécialisés dans le dépistage du VIH et autres maladies sexuellement transmissibles, ils souhaitent aujourd'hui étendre leurs compétences à l'ensemble des problèmes de santé propres à la population gaie. Plusieurs études montrent en effet que les bilans de santé des personnes homo ou bisexuelles sont généralement moins bons que ceux des hétérosexuels. «L'idée n'est pas de regrouper au sein des checkpoints des spécialistes de tous les domaines mais de pouvoir travailler avec des partenaires sensibilisés à cette problématique», précise Daniel Zeiner, directeur de l'Aide suisse contre le sida.

Dans cette perspective, Checkpoint Genève propose déjà depuis quelques mois des consultations auprès d'un psychiatre. «Nous savons que les personnes homosexuelles ont davantage de risques de faire une dépression dans leur vie que les autre», note Michael Häusermann, chargé de projet en santé gay.

(TDG)


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