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23 octobre 2015 

EACS 2015: Migration et VIH

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Dans la salle principale du palais des congrès se trouve la section des posters où de nombreux participants présentent une étude phare de leur département ou association.  Le Groupe sida Genève y participe également, avec une étude sur le niveau de connaissances et comportement en matière de prévention du VIH/sida au sein d'une population de migrants précaires à Genève.

Menée dans le cadre du VCT Migrants, centre de dépistage et de conseil sur le VIH/sida par le Groupe sida Genève et le Programme Santé Migrants des Hôpitaux Universitaires de Genève, cette étude a pour objectif de présenter le niveau de connaissance des migrants précarisés à Genève sur le VIH, que cela soit en terme de prévention (utilisation du préservatif, test de dépistage, prise de risques) ou de traitements (ART). Au total, ce sont  650 entretiens qui ont été réalisés avec des migrants principalement originaires d'Afrique subsaharienne (61%), s'adressant au Programme santé migrants (au statut divers, requérants d'asile, sans-papiers, etc.) Les interviews ont été menées par une infirmière spécialisée durant les consultations  VCT, à l'aide d'un questionnaire semi-structuré qui fait office de guide d'entretien. Les résultats démontrent que près de 20% de ces personnes n'avaient jamais entendu parler du VIH dans leur pays d'origine et que 29% n'étaient pas sûrs de pouvoir citer les modes de transmission du VIH. Aussi, il faut noter que 48% des femmes et 71% des hommes n'avaient jamais passé de test de dépistage. Le VCT est un très bon outil de prévention primaire et secondaire au sein de ce type de population, l'entretien en individuel permet de s'adapter au niveau d'éducation et de connaissance de chacun et d'aborder les questions autour de la sexualité de manière franche et directe.  L'un des grands enjeux de ces populations est le dépistage précoce du VIH et, l'étude le démontre, il reste encore du chemin à parcourir !

L'étude aMASE illustrée

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Parmi les posters présents, on citera celui de l'étude aMASE (advancing Migrant Access to health Services in Europe), qui a regroupé 1'782 participants issus de 145 pays. L'objectif de cette étude était de comprendre quelles sont les barrières au dépistage (et au traitement) que rencontrent les migrants vivant avec le VIH. Les résultats du sondage démontrent que deux tiers des migrants ont accédé à un système de santé. 

Toutefois, peu d'entre eux se sont vu proposer de passer un test de dépistage du VIH, ce qui rend la prise en charge plus difficile si le dépistage est tardif (ce qui est souvent le cas chez ces populations). Proposer un test volontaire routinier permettrait-il un dépistage systématique plus précoce et une « dédramatisation » du VIH ?

La question est lancée !

Maroussia Mélia


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