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Fil Rouge

24 octobre 2015 

EACS 2015: VIH/sida et questions de genre

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La série de conférences proposée dans le cadre de la session Gender issues regroupait diverses interventions en lien avec les questions de genres et du VIH: la dépression est-elle plus commune chez les hommes ou les femmes suivant un traitement antirétroviral (ART)? À quels enjeux font face les femmes vivant avec le VIH? 

Fil rouge vous propose un aperçu des résultats de deux études présentées: l'une vient d'Allemagne et l'autre du Canada.

Les symptômes dépressifs chez les personnes vivant avec le VIH

Présentée par le Prof. Küpper-Tetzel de l'Université de Francfort, cette recherche dresse un portrait de la dépression chez les personnes vivant avec le VIH et plus particulièrement des différences entre les sexes. 

La dépression est l'un des enjeux majeurs de santé mentale chez les personnes séropositives en raison de la stigmatisation et de la discrimination qu'elles peuvent rencontrer. Le taux de dépression est d'ailleurs 2 à 3 fois plus élevé chez les personnes vivant avec le VIH que chez les personnes séronégatives.

Cette étude a été menée entre janvier et octobre 2013 et a recruté 161 femmes et 187 hommes, choisis parmi une cohorte de personnes vivant avec le VIH de Francfort. Chaque participant était invité à répondre à un questionnaire sur sa santé physique et psychique. Le statut socioéconomique de chaque personne a également été pris en compte. 

Les résultats démontrent que davantage de femmes que d'hommes présentent des symptômes de dépression sévère. Le changement de traitement ART en cours de route a un impact négatif sur la santé mentale des femmes. Cela n'a pas été observé chez les hommes. 

Il faut également noter que les symptômes dépressifs diminuent chez les hommes suivant un traitement ART sur une longue durée, mais pas chez les femmes.

Par contre, la prise d'un traitement antirétroviral n'augmente pas le risque global de dépression.

CHIWOS: Une cohorte canadienne de femmes vivant avec le VIH

Que cela soit au niveau biologique ou social, les femmes sont plus vulnérables à l'infection au VIH. Pourtant, moins de ressources leur sont spécifiquement dédiées. C'est pour répondre à ce besoin que le projet CHIWOS (Canadian HIV Women's Sexual and Reproductive Health Cohort Study) est né à travers le Canada. 

Les objectifs de l'étude sont d'identifier à quel moment de la cascade de soins les femmes sont les plus susceptibles d'arrêter leur traitement et d'identifier comment les centres de soins peuvent les accompagner dans leur adhérence au traitement.

Regroupant des femmes du Québec, d'Ontario et de Colombie-Britannique, une cohorte longitudinale de 1'400 femmes séropositives a été créée pour déterminer la proportion de femmes qui ne suivent pas encore de protocole de soins et pour pouvoir identifier des facteurs de statut socioéconomique et psychosocial. Pour créer leur cohorte, les chercheurs ont fait appel aux cliniques VIH et aux organisations locales de lutte contre le VIH.

Sur les 1'427 femmes de la cohorte, 6,4% n'étaient pas engagées dans un protocole de soin et 14% ne poursuivaient pas leur traitement sur le long terme. Toutefois, ce chiffre est probablement sous-estimé, selon la Prof. Nadine Kronfli.

Maroussia Melia


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