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23 octobre 2015 

EACS 2015: Un cas roumain de transmission post-natale?

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Quelle est la situation des femmes face au VIH? Le programme WAVE (Women Against Viruses in Europe) apportait ce mercredi 21 octobre un début de réponse en donnant la parole à plusieurs chercheuses internationales. Parmi elles, un cas rare de transmission post-natale du VIH en Roumanie.

Une jeune mère séronégative devient séropositive 

Menée par la Dre Cristina Oprea, cette recherche a étudié le cas d'une jeune femme de 18 ans, séronégative et sans passé médical significatif. Cette jeune mère d'un enfant de 19 mois, également séronégatif, avait pour seul partenaire sexuel le père de son enfant, testé positif le mois précédent en France. Le jeune homme avait arrêté son traitement en retournant en Roumanie et a eu des relations non protégées avec la jeune femme. 

La chercheuse explique que la mère a été testé négative à la naissance de l'enfant et séropositive 18 mois après. Quant à l'enfant, il est né séronégatif et a été diagnostiqué séropositif à 19 mois, après 15 mois d'allaitement. Selon elle, il est fort probable que le père, en cessant son traitement et en continuant d'avoir des relations sexuelles non protégées avec sa conjointe, lui ait transmis le VIH durant la période d'allaitement. La transmission passant ensuite de la mère à l'enfant. Il faut noter que les cas de transmission mère-enfant sont très peu fréquents dans les pays industrialisés.

Comment cette situation aurait-elle pu être évitée?

Selon la Dre Oprea, il aurait fallu un counselling médical de rappel sur les risques de transmission durant l'allaitement et sur l'utilisation de préservatifs durant les rapports sexuels. Le partenaire doit également être responsabilisé à ce risque de transmission. Il est également conseillé d'avoir un suivi médical auprès d'un médecin, assistant social ou infirmière pour échanger librement sur la prise de risque de chacun des partenaires, en particulier si le couple est sérodifférent. Enfin, en cas de transmission, une prise en charge rapide de l'enfant et de la mère est toujours vivement recommandé. 

En conclusion, la Dre Oprea a présenté une étude réalisée entre 2000 et 2014 dans une clinique de Bucarest pour comparer l'impact que les parcours sociaux-économiques et démographiques peuvent avoir sur les futures mères vivant avec le VIH. Les femmes étaient regroupées en 3 catégories: 1) celles qui ont contracté le VIH par voie sexuelle (SI) 2) celles qui sont séropositives depuis leur naissance (PI) et 3) par l'utilisation de drogues injectables (IDU). Les résultats démontrent qu'il y a eu plus de cas de transmission chez les SI et IDU que chez les PI, qui connaissaient déjà pour la plupart leur statut et qui ont reçu un traitement pour donner naissance à un bébé séronégatif. Quant aux femmes IDU, souvent célibataires, elles ne connaissaient pas leur statut et étaient souvent également co-infectées par l'hépatite C. Elles n'apprenaient pour la plupart leur séropositivité qu'après l'accouchement. 

Le dépistage de la femme enceinte, une prise en charge rapide de l'enfant et de la mère dès l'accouchement en cas de transmission, un soutien médical et pourquoi pas la création de groupes psychosociaux de soutien pour les femmes sont les messages clés de conclusion de la Dre Oprea.

Pour en savoir plus sur Wave, cliquez ici !

Maroussia Melia


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