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30 mars 2016 

VIH : le plan de lutte du Botswana porte ses fruits


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90-90-90 : tels sont les objectifs de détection, traitement et suppression virale fixés par l'ONUSIDA. Le Bostwana fait figure de bon élève, et est en passe d'atteindre les objectifs.

Le VIH est un fléau au Botswana, comme dans de nombreux pays du continent africain. Une personne sur quatre y est séropositive. Ce petit pays - de la taille de la France et peuplé de 2 millions d'habitants - ne s'est pas résigné face à l'épidémie. Après avoir fortement réduit la transmission de la mère à l'enfant, le gouvernement s'est attaqué au dépistage. Avec succès puisque les objectifs de l'ONUSIDA sont en passe d'être atteints. Une étude parue dans le Lancet HIV conclut en effet que le Botswana pourrait bien être un des premiers pays à parvenir aux fameux 90-90-90 : 90 % de séropositifs connaissant leur statut, 90 % de personnes traitées et 90 % en état de suppression virale - et ce d'ici 2020.

Une stratégie offensive

Face au nombre élevé de nouvelles contaminations par le VIH, le Botswana a adopté une stratégie agressive dans les années 2000, faisant du virus une urgence nationale. Depuis 2002, toute personne en ayant besoin reçoit des antirétroviraux gratuitement. En 2004, un dépistage de routine a été mis en place à l'hôpital. La question restait de savoir si cette lutte offensive permettait au pays de se rapprocher des objectifs de l'ONUSIDA.

Les auteurs de cette publication ont interrogé les participants d'une étude de prévention menée au Botswana. Ils étaient 12 600 et faisaient partie de 30 communautés différentes. Le taux de séropositivité est comparable au reste du pays, et même légèrement supérieur, puisqu'il atteint 29 %.

Traiter pour prévenir

Mais le système déployé par le gouvernement semble efficace en terme de détection et de prise en charge. 83 % de ces personnes connaissaient déjà leur statut sérologique. Parmi elles, 87 % étaient sous antirétroviraux. Et la quasi-totalité des personnes traitées avaient atteint le stade de la suppression virale (96 %), c'est-à-dire que le taux de VIH dans leur sang était très faible.

« Ironiquement, le traitement des personnes infectées par le VIH pourrait être notre moyen le plus efficace et le plus efficient d'éviter de nouvelles contaminations », conclut Max Essex, principal auteur de l'étude qui souligne l'absence persistante d'un vaccin. De fait, la réussite botswanaise est bien plus marquée que dans la plupart des pays occidentaux. En France, par exemple, on estime que 30 000 séropositifs ignorent encore leur infection. Au total, 150 000 personnes vivent avec le virus.


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