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25 avril 2016 

Greffe entre deux personnes séropositives : une première mondiale à Genève

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En octobre dernier, les Hôpitaux Universitaires Genevois (HUG) ont réalisé une avancée mondiale dont l'exclusivité a été annoncée ce matin-même à Genève: une première greffe hépatique entre deux personnes vivant avec le VIH. 

Six mois après, le bilan est plus que positif, tant pour l'équipe médicale que pour le patient, Monsieur F. : il n'y a pas eu de transmission, ni de réactivation du VIH, ni de rejet de la greffe. C'est donc un succès pour l'équipe des HUG, qui espère bien que cette avancée ouvrira la porte à d'autres greffes ailleurs dans le monde. « Sans cette greffe, je ne serais peut-être plus là. Ma vie a changé : je suis très heureux aujourd'hui et ma famille aussi », explique le témoin dont la voix nous parvient depuis une pièce adjacente.

Si l'on remonte le fil du temps, la loi suisse permet le don d'organes entre personnes séropositives depuis 2007 déjà. Pourquoi alors avoir attendu 9 ans ? Selon Christian Van Delden, responsable de l'unité d'infectiologie de transplantation aux HUG, plusieurs facteurs en sont la cause, dont la méconnaissance de ce droit au don d'organes, tant de la part des personnes séropositives elles-mêmes que de la part des médecins. À noter également les progrès médicaux réalisés par les trithérapies au cours des dernières années.

Bien que la Suisse soit pionnière en la matière, qu'en est-il dans le reste du monde ? En Afrique du Sud, par exemple, des transplantations de reins ont eu lieu dans un cadre très encadré. Aux Etats-Unis, une greffe de foie a été effectuée il y a quelques semaines.
Selon la professeure Alexandra Calmy, responsable de l'unité VIH des HUG, cette avancée médicale envoie également un message d'espoir : les personnes vivant avec le VIH peuvent donner et recevoir des organes et ainsi contribuer à la chaîne de solidarité des dons. La Suisse, comme de nombreux autres pays, manque de donneurs et ce succès devrait permettre de réduire le temps d'attente des personnes séropositives pour une obtenir une greffe ; ce qui aura un impact sur le nombre total de patients en attente d'organes. 

À la fin de son intervention, Monsieur F. a eu une pensée pour la famille du donneur et a incité le public à parler du don d'organes avec son entourage. « J'aimerais que tout le monde puisse avoir la possibilité de vivre ce que je vis. C'est une 2ème vie qui s'ouvre devant moi ».



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