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1 septembre 2016 

Faire tomber les barrières pour la journée internationale de la jeunesse: les jeunes ont besoin d'un meilleur accès aux services anti-VIH

Source: UNAIDS

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Certaines politiques et pratiques nationales continuent d'empêcher les jeunes (de 10 à 24 ans) d'accéder aux services anti-VIH et de santé sexuelle et reproductive dont ils ont besoin, ainsi qu'aux droits qui s'y rattachent. À l'occasion de la Journée internationale de la jeunesse, l'ONUSIDA en appelle aux autorités nationales, aux organisations de la société civile, aux jeunes activistes et à tous les acteurs de la riposte au sida pour une réforme de ces politiques nationales, notamment celles sur l'âge de la majorité sexuelle et le consentement conjugal, à cause desquelles les jeunes sont exclus de la riposte au VIH.

En 2015, environ 1 800 nouvelles infections à VIH et 150 décès dus au sida se sont produits chaque jour dans le monde chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans. Près de 4 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans vivent avec le VIH, dont beaucoup ignorent leur séropositivité au VIH. Les adolescents de 10 à 19 ans sont la seule classe d'âge où les décès dus au sida augmentent. Actuellement, seulement 36 % des jeunes hommes et 30 % des jeunes femmes (de 15 à 24 ans) d'Afrique subsaharienne ont une connaissance complète et correcte des moyens de prévention de l'infection à VIH.

Certains pays conservent des lois sur l'âge de la majorité qui dissuadent les adolescents d'accéder aux services de dépistage et de conseil sur le VIH sans l'accord d'un parent ou d'un tuteur. Le consentement conjugal (l'obligation légale pour une femme ou une fille de demander l'autorisation à son mari pour accéder à un service) empêche également l'accès aux services pour les adolescentes et les jeunes femmes. Les adolescentes et les jeunes femmes supportent un poids disproportionné en termes de nouvelles infections à VIH chez les jeunes, à savoir 58 % à l'échelle mondiale et 66 % en Afrique subsaharienne en 2015. Vingt-sept pays imposent le consentement conjugal pour permettre aux femmes d'accéder à un service de santé sexuelle et reproductive. En outre, les jeunes des populations clés sont souvent victimes de violences, de stigmatisation, de discrimination et d'exclusion, et il est nécessaire de leur assurer un environnement légal qui respecte, protège et défende leurs droits humains pour que la riposte au VIH puisse progresser durablement.

Le PNUD a contribué à une étude documentaire systématique des lois et politiques sur l'âge de la majorité dans le cadre du partenariat All In visant à engager, mobiliser et soutenir les adolescents en tant que leaders et agents du changement social. Cette analyse, présentée lors de la Conférence internationale 2016 sur le sida à Durban, en Afrique du Sud, émet les recommandations suivantes : « au minimum, les pays devraient i) prévoir spécifiquement des lois sur la majorité qui soient non contradictoires et reflètent l'évolution des capacités, l'âge et la maturité de l'adolescent ; ii) veiller à ce que l'âge de la majorité s'applique à tous les adolescents, indépendamment du sexe, du genre, de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre ; et iii) envisager, pour un adolescent qui n'a pas atteint l'âge fixé par la loi, un consentement basé sur une évaluation de plusieurs facteurs, par exemple l'évolution des capacités, l'âge et la maturité de l'adolescent en question, le risque d'infection à VIH et l'indépendance par rapport aux soins parentaux ou alternatifs ou l'absence de tels soins. Par exemple, l'âge de la majorité pour le dépistage du VIH ne devrait pas être supérieur à l'âge de la majorité sexuelle, de sorte qu'un adolescent actif sexuellement devrait pouvoir accepter un dépistage du VIH. En outre, lorsqu'un adolescent peut consentir au dépistage du VIH, il devrait également pouvoir consentir de manière autonome à d'autres services de prévention, de traitement et de soins anti-VIH ».

S'appuyant sur cet effort à travers le partenariat All In, l'ONUSIDA soutient le développement d'un pack de sensibilisation sur l'âge de la majorité, destiné aux jeunes activistes, aux organisations dirigées par la jeunesse et œuvrant pour la jeunesse, ainsi qu'aux réseaux engagés dans la réforme des lois sur le consentement en faveur de l'accès des jeunes aux services. Ce pack de sensibilisation devrait être lancé en phase pilote en Inde et au Zimbabwe dans les mois à venir.

Par ailleurs, l'ONUSIDA, en partenariat avec la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF) et le PACT, soutient des alliances de jeunes travaillant sur le VIH et les droits et la santé sexuels et reproductifs en Algérie, en Bulgarie, en Inde, en Jamaïque, au Kenya, au Mexique, au Nigéria, aux Philippines, en Afrique du Sud, en Ouganda, en Zambie et au Zimbabwe via l'initiative d'action sociale menée par la jeunesse ACT!2015. ACT!2015 vise à renforcer les compétences de collecte de données probantes et d'analyse des jeunes afin de faciliter les actions de sensibilisation et de responsabilisation face aux politiques qui restreignent l'accès des jeunes aux services.


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