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15 novembre 2016 

Vivre sa sexualité sans remords en se protégeant

Source: 20 minutes

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La Confédération et deux associations lancent dès lundi une nouvelle campagne pour inciter les gens à se protéger.

«Les partenaires sexuels changent. Le safer sex reste». C'est avec ce slogan que la Confédération lancera sa campagne de prévention LOVE LIFE. But: inciter les gens à se protéger, surtout s'ils changent souvent de partenaires, car le risque d'infections augmente.

Le changement de partenaires sexuels accroît de manière significative le risque de contracter une infection sexuellement transmissible, comme la gonorrhée, la chlamydia et la syphilis. L'utilisation d'un préservatif est donc fondamentale, a rappelé vendredi Daniel Koch, responsable de la division maladies transmissibles de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Or, les personnes ne semblent pas en avoir conscience, car les infections sexuellement transmissibles ont fortement progressé en 2015. Les cas de gonorrhée ont augmenté de 23% au regard de 2014, ceux de syphilis de 7% et ceux de chlamydia de 5%.

Bien que la hausse de chlamydia s'explique en partie par des tests plus fréquents ou que la syphilis reste une épidémie circonscrite à certains groupes, ces chiffres montrent que les efforts en termes de prévention doivent être poursuivis, a relevé Daniel Koch devant les médias à Berne.

Bien que la hausse de chlamydia s'explique en partie par des tests plus fréquents ou que la syphilis reste une épidémie circonscrite à certains groupes, ces chiffres montrent que les efforts en termes de prévention doivent être poursuivis, relève l'OFSP.

VIH en baisse

Selon lui, la hausse des cas de gonorrhée est particulièrement préoccupante. Elle se propage d'autant plus facilement qu'elle est le plus souvent asymptomatique.

Cette bactérie n'est pas facile à repérer et ne provoque pas de douleurs, a-t-il expliqué. On peut être infecté et transmettre à son tour l'infection sans s'en rendre compte.

Bonne nouvelle en revanche concernant les cas de VIH, où la tendance est à la baisse sur le long terme, s'est félicité Pascal Strupler, directeur de l'OFSP. C'est «un certain succès» qui dénote que le travail a porté ses fruits et qu'il faut le poursuivre.

Car la perception de cette maladie a évalué. On peut vivre avec. Mais il ne faut pas pour autant lâcher prise, a-t-il insisté. Et de rappeler aussi le rôle des spécialistes, qui doivent être sensibilisés et être à l'écoute de leurs patients et les conseiller.

Sans remords

C'est pourquoi, la Confédération, l'Aide suisse contre le Sida et Santé sexuelle Suisse ne lâchent pas l'affaire. Elles lancent dès lundi une campagne qui durera trois semaines.

Au menu: des affiches, un court-métrage diffusé dans les gares les plus fréquentées, un site internet (www.lovelife.ch) avec toutes les informations importantes, ainsi que des bannières dans les médias en ligne et sur les réseaux sociaux.

Sur les images, on voit un homme et une femme avec chacun trois partenaires différentes. Et toujours la même idée: celui qui respecte les règles du «safer sex» peut vivre sa sexualité sans remords, peu importe le nombre de ses partenaires. 



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