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4 mai 2017 

L'Inde au secours de la Suisse contre l'hépatite C

topelementinde.jpgSource: Tribune de Genève

Santé: Le traitement normal est tellement onéreux qu'il est limité à certains patients. Une caisse d'assurances a décidé de se fournir en Inde, pour nettement moins cher.

Les traitements contre l'hépatite C sont extrêmement onéreux en Suisse. Il faut compter en effet 60'000 francs en moyenne pour un cycle de thérapie de 8 à 12 semaines, qui est efficace dans 90% des cas.

C'est en effet le prix que facture le laboratoire américain Gilead pour son traitement Sovaldi, mais l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) y a mis le holà, rappelle la Luzerner Zeitung dans son édition du 3 mai.

L'Inde à la rescousse

L'OFSP a tenté de négocier avec le laboratoire qui ne veut rien entendre. Les autorités ont donc limité son utilisation aux patients les plus gravement atteints, les autres devant payer de leur poche. Une pratique que le directeur général de Concordia, Nikolai Dittli, qualifie de «moralement limite».

La caisse d'assurances lucernoise a donc décidé de se tourner vers l'Inde pour cette catégorie d'assurés exclue par l'OFSP. Il est en effet possible d'y acquérir des médicaments génériques des traitements de Gilead ou de Bristol-Myers Squibb. «Ces produits peuvent être utilisés en Suisse pour une durée maximale de trois mois de traitement», a précisé Dittli.

Le coût chute à 1500 francs

Le procédé est autorisé par Swiss­medic, au plus grand soulagement des patients. En effet, le coût du traitement pour un trimestre tombe alors à 1500 francs, pour les mêmes résultats que le produit original.

«Les médicaments sont distribués et analysés par le FixHepC Buyers Club, une organisation australienne à but non lucratif et les centres de l'association Arud contre les dépendances assurent le suivi médical pour les assurés», a ajouté Nikolai Dittli.

Avec une assurance complémentaire

Il a souligné que ces traitements affichaient les même taux de réussite que ceux des laboratoires mais c'est aux patients d'en assurer les coûts. Depuis le mois de février, Concordia prend à sa charge entre 50 et 75% de la facture, pour autant que les assurés aient souscrit la bonne assurance complémentaire. «C'est pertinent aussi bien du point de vue médical que financier», a assuré le directeur général.

«Près de 90% de nos assurés de base l'ont fait.» Quant à ceux qui ne peuvent le faire pour des raisons financières, Concordia assure une partie des coûts par le biais de sa propre fondation.

La Suisse compte près de 80'000 personnes malades de l'hépatite C, âgés pour la plupart entre 30 et 65 ans. Dans près de la moitié des cas, il s'agit d'une maladie chronique qui occasion des dégâts considérables au foie, pouvant déboucher sur un cancer ou une transplantation du foie. 


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