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3 mai 2017 

Nouveaux chiffres pour l'hépatite B et C : il est urgent d'agir


Une analyse de la situation en Suisse en matière d'hépatite B et C le montre clairement : la charge de morbidité de l'hépatite virale est importante. Les mesures prises par l'OFSP ne suffisent pas pour lutter efficacement contre ces maladies.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) vient de publier les résultats d'une analyse de la situation portant sur l'hépatite B et C. Ceux-ci révèlent qu'il est urgent d'agir. La charge de morbidité imputable à l'hépatite virale en Suisse à ce jour est très élevée, comparable à celle du VIH/sida.

L'analyse de la situation estime à quelque 30'000 le nombre des personnes touchées par l'hépatite B et à 40'000 celui des personnes touchées par l'hépatite C. A titre de comparaison, on compte quelque 15'000 à 20'000 personnes vivant avec le VIH. D'après l'analyse susmentionnée, il y a en Suisse cinq fois plus de décès liés à l'hépatite C qu'au VIH. L'hépatite virale est par ailleurs à l'origine de la plupart des transplantations de foie en Suisse.

Les auteurs de l'analyse parviennent à la conclusion suivante : « Nos analyses, et notamment les comparaisons avec le VIH, soulignent la charge importante de morbidité et de mortalité associée avec le VHC. » Si le taux de mortalité du VIH n'a cessé de reculer au cours des dernières années, ça n'est pas le cas de l'hépatite C, et ce bien que l'on puisse guérir de cette maladie, contrairement au VIH. Le taux de mortalité de l'hépatite C pourrait aussi être abaissé en prenant des mesures adéquates.

Le réseau Stratégie hépatite suisse ainsi que les sociétés médicales soussignées soulignent le caractère urgent des mesures suivantes :

il faut cesser les atermoiements et renforcer immédiatement les mesures pour lutter contre l'hépatite virale ;
il convient d'utiliser les structures, organisations et canaux de communication existants pour la mise en œuvre des mesures ;
il est urgent que l'OFSP collabore avec tous les acteurs impliqués et qu'il soutienne et applique une stratégie d'élimination ;
il est impératif que l'industrie baisse les prix des médicaments.
Nous saluons l'annonce, par l'OFSP dans sa prise de position, d'une collaboration ponctuelle avec le réseau Stratégie hépatite suisse. Cependant, l'OFSP entend renoncer à une stratégie. C'est regrettable : les mesures dévoilées par l'OFSP ne suffisent pas pour enrayer efficacement l'hépatite virale.

L'OFSP a par ailleurs annoncé vouloir étendre l'accès aux médicaments contre l'hépatite C à d'autres groupes particulièrement touchés, ce qui permettra à davantage de personnes infectées d'avoir une chance de guérir. Mais tous les patients et les patientes qui souffrent devraient avoir accès aux traitements. Le rationnement ne supprime pas les problèmes récurrents avec les caisses-maladie qui refusent de prendre en charge les traitements. Qui plus est, l'accès restreint aux médicaments qui guérissent empêche l'élimination de l'hépatite C en Suisse, ce qui serait dans l'intérêt de la santé publique - y compris d'un point de vue économique. Il est impératif de baisser les prix des médicaments et de mettre fin au rationnement si nous voulons éliminer l'hépatite C en Suisse.

Renseignements :

Bettina Maeschli, Communication Stratégie hépatite suisse, b.maeschli@arud.ch, 076 412 33 35

Dr Philip Bruggmann, directeur Stratégie hépatite suisse, p.bruggmann@arud.ch, 079 322 70 00

Ce communiqué bénéficie de l'appui de l'Association suisse pour l'étude du foie (SASL), de la Société Suisse de Gastroentérologie (SSG) et de la Société Suisse d'Infectiologie (SSI).



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