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20 novembre 2019 

Journée du souvenir trans: les violences transphobes contribuent à la vulnérabilité au VIH

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La journée du souvenir trans* (Transgender Day of Rememberance), qui a lieu chaque année le 20 novembre, est une journée pour commémorer la mémoire des personnes trans* assassinées pour motif transphobe et plus largement pour réfléchir à l'alarmante prévalence des violences à l'encontre des personnes trans*.

Pour nous, acteurs-trices de la lutte contre le VIH, c'est le moment également de se recueillir et de rappeler que les personnes trans* - et plus particulièrement les femmes trans* - sont particulièrement vulnérables au VIH, du fait de ces violences, des mécanismes de marginalisation, des discriminations de l'accès aux soins. L'effet cumulé de ces violences et discriminations est que dans le monde les personnes trans* encourent un risque 13 fois supérieur d'être infectée par le VIH que la population générale, plus encore lorsqu'elles cumulent avec d'autres facteurs de vulnérabilité, telles que l'appartenance à une minorité ethnique.

Selon le rapport "gap" 2014 de l'ONUSIDA, 19% des femmes trans* dans le monde vivraient avec le VIH. Ce rapport indique également que les causes détaillées de cette vulnérabilité sont:

  1. Exclusion du cercle familial conduisant à une exclusion de l'éducation et de la formation professionnelle
  2. Agressions et violences transphobes, notamment actes de violences sexuelles
  3. Le manque de reconnaissance légale de l'identité de genre et le manque de lois générales de protection contre la discrimination, notamment la discrimination à l'emploi
  4. Discrimination dans le système de santé et prise en charge inadéquate

Rappellons d'ailleurs que selon les données récoltées par l'ONUSIDA, 41 pays dans le monde sont totalement dépourvus de lois offrant une protection, même minimale, aux personnes transgenres. Parmi ces pays, 17 vont jusqu'à criminaliser totalement la transidentité. 61% des pays n'incluent pas de programme spécifique pour les personens transgenres dans leur stratégie nationale de lutte contre le VIH/sida. Par exemple, il n'y a actuellement en Suisse aucune donnée épidémiologique sur les infections sexuellement transmissibles au sein de la population transgenre, selon l'Office fédéral de la santé publique.

Cette situation ne pourra évoluer qu'en incluant et mettant au centre la parole des premier-ère-s concerné-e-s. C'est notamment la vision que prône Coalition PLUS, acteur mondial de lutte contre le VIH et amplificateur des voix des communautés.


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