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Newsletter n°7 - aux donatrices et donateurs


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Chère donatrice, cher donateur, 

Au Nord comme au Sud, la criminalisation et la stigmatisation des personnes issues des communautés les plus vulnérables au VIH font des ravages. Maintenues dans l'illégalité et la clandestinité, celles-ci s'éloignent en effet des structures de prévention et de soins. Un isolement qui met non seulement leur vie en danger, mais qui alimente également une épidémie de sida ayant fait 40 millions de morts à ce jour. 

Comment nier cette évidence? Les dernières données épidémiologiques de l'ONUSIDA sont éloquentes: à l'échelle internationale, la prévalence du VIH est en moyenne 28 fois plus élevée parmi les injecteurs de drogues, 12 fois plus marquée parmi les professionnel-le-s du sexe et 19 fois plus importante parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes que dans la population générale adulte. Ceci ne doit évidemment rien au hasard: dans les sociétés qui les excluent et violent leurs droits fondamentaux, ces communautés sont les grandes laissées pour compte des politiques de santé publique. Alarmant, lorsque l'on sait qu'elles sont en réalité d'indispensables alliées dans la riposte à l'épidémie. 

Et que dire des personnes séropositives, contraintes de cacher leur statut sérologique à leur entourage de peur d'être rejetées? Trois décennies après la découverte du virus du sida, celles-ci continuent de subir des restrictions à la libre circulation dans 40 pays. Certains Etats ne leur donnent en effet accès à leur territoire que pour de courts séjours, tandis que d'autres les refoulent purement et simplement, exigeant une preuve de séronégativité pour franchir leurs frontières. Absurde, lorsque l'on rappelle que les nouveaux cas de VIH sont essentiellement le fruit d'une épidémie cachée, entretenue par des infections non diagnostiquées. 

N'en doutons pas: la décriminalisation et le respect des droits fondamentaux des personnes séropositives et les plus vulnérables au VIH est une condition non négociable à la fin du sida. Coalition PLUS et ses organisations membres l'ont compris de longue date et s'engagent quotidiennement sur le terrain pour atteindre ces objectifs. Du fond du cœur, merci d'être à nos côtés dans ce combat.

Vincent Pelletier
Directeur de Coalition PLUS



Fil Rouge

Fil rouge (Groupe sida Genève) est la principale plateforme d'actualités sur le sida en Suisse. La rédaction a sélectionné les articles suivants pour vous. 

Le sida fait de la résistance D'après une étude récemment révélée par Le Matin Dimanche portant sur plus de 50'000 patients de 111 pays, et publiée dans la revue américaine PLOS Medicine, le VIH ne cesse d'évoluer. Ces mutations entraînent des résistances du virus aux traitements existants (antirétroviraux/trithérapies). C'est en Europe et en Amérique du Nord que la proportion de personnes touchées par une souche résistante au VIH est la plus importante, avec respectivement 9,4% et 11,5% de patients concernés. Cette prévalence est bien plus faible en Afrique subsaharienne (2,8%) et en Asie du Sud (2,9%). En Suisse, ce taux tourne autour de 10% et reste constant depuis les débuts de l'épidémie. Pour le Professeur Bernard Hirschel, grand spécialiste du VIH et membre du comité du Groupe sida Genève, cela incite à modérer un peu les avancées significatives des traitements ces dernières années, même s'il faut rester optimiste: «Aujourd'hui, si un traitement ne fonctionne pas sur un patient, il y en a suffisamment d'autres à disposition.» 

Les frontaliers suisses peuvent rejoindre la LAMal Assurance-maladie Un arrêt de la Cour de justice genevoise permet à une habitante de Saint-Genis de réintégrer la couverture maladie suisse. Cet arrêt de la Chambre des assurances-maladie promet de faire du bruit de Genève à Paris. En substance, la Cour de justice genevoise autorise une Suissesse habitant Saint-Genis-Pouilly à réintégrer la LAMal. S'appuyant sur cette jurisprudence, des milliers de Suisses résidant en France voisine pourraient suivre le mouvement. Lire la suite... 

Suisse: une décision de justice sur les relations tarifées sans préservatif En novembre 2012 une exploitante de salon de massage avait été condamnée à une amende de 1'000 francs pour atteinte à la santé au titre de l'article 12 lettre c de la loi Genevoise sur la prostitution (LProst). Le site internet du salon proposait en effet, des anulingus et des fellations sans préservatif qui pouvaient aller selon la somme déboursée par le client jusqu'à l'éjaculation dans la bouche et l'avalement du sperme. Le Département de la sécurité et de l'économie avait averti les exploitants de salons de massage et les agences d'escorts que de telles offres seraient sanctionnées. Lire la suite...



Femmes migrantes d'origine subsaharienne et VIH: gestion d'un secret et rapport à la santé

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Lors de l'assemblée générale ordinaire du 28 avril 2015, le Groupe sida Genève a eu le plaisir de recevoir la Dre Laura Mellini, venue nous présenter les résultats de l'étude sociologique menée dans le cadre de l'Université de Fribourg et à laquelle le Groupe sida Genève a collaboré.

Cette étude, "Femmes migrantes d'origine subsaharienne et VIH : gestion d'un secret et rapport à la santé", s'est penchée sur la manière dont les femmes séropositives gèrent le fait de divulguer ou non leur statut sérologique et comment cela influence le rapport à leur santé. Un point central de l'étude est l'influence du secret lui-même: à qui taisent-elles leur séropositivité? A qui la confient-elles? Et quel impact cela a-t-il sur leur santé physique, mentale, sexuelle et reproductive? Si la séropositivité demeure un grand tabou que les femmes migrantes sont très réticentes à dévoiler à leur entourage, selon la Dre Mellini, les conclusions de l'étude révèlent que pour celles-ci deux endroits spécifiques sont privilégiés pour franchir le sceau du secret et en parler: le milieu médical ou hospitalier, protégé par le secret médical, et les associations de lutte contre le sida telles que le Groupe sida Genève, où le respect de la confidentialité permet de partager le vécu et l'expérience avec la maladie et de rencontrer d'autres femmes dans la même situation. 

Vous trouverez tous les résultats de l'enquête sur ce lien.



Assemblée générale du Groupe sida Genève du mardi 28 avril 2015 

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L'Assemblée générale ordinaire 2015 du Groupe sida Genève s'est tenue mardi soir dans les locaux de l'association. Les membres, dont le nombre est en augmentation ces dernières années, ont procédé à l'élection des principales instances de l'association.
 
Les membres du Groupe sida Genève présents ont notamment voté l'approbation des comptes 2014, des rapports d'activités de la présidente, du directeur et du vérificateur des comptes. Ils ont également reconduit le comité et la présidence de l'association pour un nouveau mandat d'une année. Deux nouveaux membres ont par ailleurs été élus. 

Le comité du Groupe sida Genève se compose donc désormais des membres suivants: Madame Heide Jimenez Dávila, présidente, la Professeure Barbara Broers, vice-présidente, Monsieur Giancarlo Foglietta, trésorier, Monsieur Didier Bonny,  Madame Aurélie Gavillet le Professeur Bernard Hirschel, Monsieur Nashe Nzabonimpa (nouveau membre), Monsieur Romain de Sainte-Marie (nouveau membre), Monsieur Etienne Satin, Monsieur Laurent Varrin et le Professeur Hans Wolff 

Le Dr Patrick Saudan quitte le comité après un engagement de 7 années en faveur du Groupe sida Genève, avec de chaleureux remerciements pour son investissement et son précieux soutien.
 

Mali- Gundo-So: la chambre des confidences

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Les femmes maliennes vivant avec le VIH sont particulièrement exposées à la stigmatisation, au divorce, à la répudiation, à la privation de leurs enfants ou encore à l'abandon, car elles sont souvent dépendantes tant économiquement que socialement de leur mari. Dans ce contexte, dévoiler ou non le secret de leur séropositivité devient pour elles un enjeu vital. Le programme communautaire Gundo-So - "La chambre des confidences" en bambara - leur est spécifiquement destiné et vise à leur donner des outils, afin qu'elles puissent prendre des décisions réfléchies et éclairées en la matière. 

Le programme comporte un entretien d'évaluation, ainsi que dix rencontres hebdomadaires et une séance de groupe facultative. De nombreux outils propres à la culture malienne (cailloux pour estimer le poids du secret, bâtonnets en bois pour peser le pour et le contre du partage, etc.) sont utilisés dans ce cadre. Les témoignages des femmes rendent compte de l'impact extrêmement positif de ce programme, initié en 2010 par ARCAD-SIDA (membre malien de Coalition PLUS) et qui s'est déployé depuis sur 6 sites de prise en charge à Bamako et 1 site dans la région de Kayes, à l'Ouest du pays. 

Pour tout savoir du programme Gundo-So, téléchargez la brochure qui lui est consacrée sur ce lien.
 

Agenda 

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Réservez votre table pour la 9ème édition de notre événement caritatif annuel Une Table pour la solidarité! 

Pour la 9ème année consécutive, des restaurants genevois et des personnalités répondent présents à l'action Une table pour la solidarité qui se tiendra cette année le jeudi 11 juin.
Comme les personnalités solidaires qui participent à l'événement, réunissez amis, collègues, famille pour le soir du jeudi 11 juin et réservez votre table dans l'un des restaurants participants. 

Le restaurateur reversera 25% de votre addition (boissons comprises, sans menu spécial, ni majoration de prix) au Fonds de solidarité du Groupe sida Genève et à la Maison de la Joie au Burundi, qui accueille des enfants orphelins séropositifs rejetés par leur famille ou ayant perdu leurs deux parents. 

Depuis sa toute première édition en 2007, Une table pour la solidarité a permis de récolter près de 165'000 francs pour le Fonds de solidarité du Groupe sida Genève qui offre une aide matérielle directe aux personnes séropositives en situation de précarité. 

Vous trouverez toutes les informations nécessaires ainsi que les restaurants partenaires sur www.groupesida.ch/tablesolidarite.


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